Pour commencer, A1 s1

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Les anciens abattoirs, Petit-Quevilly, IPL

Acte 1, scène 1

Résidente du Petit-Quevilly depuis 2015 et rouennaise de la rive gauche en 2014, j’ai appréhendé, instinctivement, ces deux espaces de manière photographique. J’ai agi ainsi, tout d’abord, pour faire la connaissance des ces territoires distincts puis je me suis tournée vers une action sociologique afin d’être plus près d’une histoire communale et plus proche de ses habitants.

Après avoir abordé, en 2015, les rues de la métropole rouennaise comme patrimoine mémoriel, le management éthique des organisations (Normes ISO 26000- Responsabilité sociétale), en 2017, les publics des structures culturelles métropolitaines notamment dans leur rapport au territoire extra local et en 2018, les artistes locaux appréhendés comme ressources spécifiques du territoire rouennais, activés ou non par ce même territoire…Je reste, aujourd’hui, encore curieuse des problématiques sociales, environnementales et culturelles de mon lieu d’habitation.

Depuis plus de trois ans, cette commune singulière de la rive gauche m’offre, au quotidien, de nombreux postes d’observation et de multiples sujets d’études: deux enquêtes photographiques sur la question du taudis et sur la disparition du piéton (au profit du tout véhicule) sont actuellement en cours.

C’est le mercaptan qui m’a fait connaître ce territoire, en 2013, alors que je résidais à Paris. Lorsque j’ai emménagé à Rouen l’année suivante, je n’y pensais plus puis cela a refait surface progressivement… Au point que j’ai voulu nommer ma 1ère exposition photographique personnelle en 2016 à l’atelier photographique du Point Limite (Rouen) : Rubis Terminal. Après plusieurs échanges à ce propos et un vote, j’ai mesuré combien le sujet pouvait poser problème, j’ai alors opté pour Interzone comme un territoire intermédiaire mais aussi en référence implicite aux cartes postales familiales « interzones » utilisées durant la seconde guerre mondiale…

En 2019, après des mois de tergiversations et d’hésitations quant au fait de quitter ou non ma commune, un sujet d’étude passionnant et complexe s’est présenté à moi : La question du territoire « subi ».

Cet espace est l’occasion, pour moi, de vous apporter le fruit de mes recherches, remarques et interrogations en lien avec un territoire social (ouvrier, précaire, socialement exposé) et les risques technologiques de l’environnement dans lequel il s’inscrit.

 

Bien à vous,

 

Isabelle Pompe, février 2019.

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