La disparition du piéton

L’image contient peut-être : plein air

IPL, 2019

Petit-Quevilly

Une enquête photographique sur la place du piéton est en cours depuis 2018. J’observe sa rareté dans les rues de cette commune, ma commune de résidence et constate que la voiture occupe une place de 1er plan.

Les raisons sont multiples: une typologie de population, une phénomène de société, un réseau de transport qui ne parvient pas à suppléer ni à remplacer.

Je remarque également que je croise davantage de femmes à pieds. Que les moyens de transport doux (marche et vélo) sont très loin d’être utilisés par les habitants et relativement peu aidés par la voirie: trop d’avenues, de boulevards, de voitures et de dépassements des limitations de vitesse.

Alors que les pics de pollution sont fréquents sur la commune, je m’interroge.

La route tient une place importante dans la pollution atmosphérique.

83% (chiffre de 2015) de la totalité du transport des voyageurs est mobilisé par l’automobile.

Il est important de comprendre qu’il existe des inégalités d’exposition aux risques: avec la question de la pollution, se pose aussi la question sociale. C’est à partir de là que d’autres risques me sont revenus à l’esprit.

Petit-Quevilly est une commune découpée, scindée, notamment, par la SUD III. Elle se compose de lignes et ne possède pas de centre, hormis un « quartier » historique où se trouvent la mairie et le cimetière.

Jusqu’à ce jour de visite à la mairie de février 2019, je découvre que nous, piétons, sommes désormais gravés dans le sol.

Ce trottoir, qui certes est notre seul espace d’expression, d’existence, semble ainsi nous rendre justice. Ici, se sont déplacés des êtres…

A suivre donc,

 

Isabelle Pompe, février 2019.

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