Les parages du pôle

Interprétation du patrimoine/matrimoine

#sitespecific est bel et bien terminé dans sa forme actuelle. Résultant de multiples réflexions, interrogations et perceptions depuis ce territoire local qu’est la rive gauche rouennaise, il aura, cependant, permis de faire éclore une autre forme avec d’autres idées. En effet, une association est en train de voir le jour: « Les parages du pôle ».

⇢ Il sera question d’interprétation du patrimoine/ matrimoine du fait de l’acceptation de leur valeur et de la considération de ces derniers comme des ressources invisibilisées, indicibles voire colonisées mais valorisables dans l’intérêt des territoires. S’assurer, par cette interprétation, qu’une égalité réelle entre cultures, imaginaires, savoirs, tout simplement, entre êtres humains soit respectée.

Le projet se fonde sur une égalité de valorisation afin de ne pas réinstaurer un certain ordre culturel, de ne pas reproduire un construit social trilatéral où l’égalité serait, sous conditions, proportionnelle.

Les patrimoines/Matrimoines questionnés se trouveront, majoritairement, en périphérie des pôles, interrogeant ainsi la visibilité de ce qui se trouve en dehors des centres. Les communes relevant des métropoles, les banlieues, les zones rurales sont concernées. Pour permettre aux regards de se déplacer sans avoir à se tourner vers une direction unilatérale,  il est vital de redonner de la visibilité à ce qui est, a été, de mettre à disposition des savoirs, des cultures et imaginaires sans participer à une hiérarchie tripartite.

Le consentement quant à la domination des savoirs, des cultures c’est l’antithèse des « Parages du pôle ». Le projet vise, également, à réinterroger l’acceptation de la hiérarchisation des territoires à l’aune des notions de visibilité et d’intérêt de leur patrimoine/matrimoine respectif et commun.

Périmètres exploratoires  

  1. Travailler à partir de ces zones, espaces et autres découpes de territoires évoluant en dehors de la centralité. L’idée étant de sonder ces strates territoriales et leurs legs (patrimoine, matrimoine) afin de mesurer si les conditions sont créées pour qu’ils puissent exister, puissent être restitués, rendus à la vue.

Les parages, pensés comme des restituteurs, des passeurs d’indicibles dominés par le pôle.

  1. Qu’est-ce que cela signifie d’être, d’évoluer dans les parages, de relever du  voisinage de ce qui focalise l’attention ? Quelles conséquences et quels choix sont faits ?
  2. Quelle part de patrimoine et de matrimoine est, de ce fait, invisibilisée, floutée, inaudible ?
  3. Le pôle, est-il alors mutualisateur, une locomotive ou un  phagocyte ?
  4. Et si le pôle, par sa place, ses rôles et missions, ne permettait pas l’égalité ?

L’égalité depuis la mise à disposition des cultures, savoirs et imaginaires jusqu’à l’égalité en termes d’ accessibilité serait cet objectif commun.

  1. Le matrimoine questionne la valeur qu’on lui attribue au legs des femmes.
  2. Le patrimoine est à comprendre comme un pôle, une concentration d’efforts, de ressources et le matrimoine, encore aux bords, évalueraient, sans s’épanouir, dans les alentours.
  3. Le matrimoine cristallise cette vision enfouie, indicible de la domination, de la colonisation.
  4. Par sa valorisation, nous participons à la reconnaissance de celle-ci, à une égalité réelle et non supposée voire rêvée ainsi qu’a la mise en accès de modèles, de figures, de connaissances vitales pour l’émancipation féminine tout en étant partie prenante d’une politique qui respecte la parité.

Des actions, prestations, analyses, enquêtes pourront être menées, des groupes de travail exploratoires, ateliers et toutes formes de mises à disposition pourront être proposées sur des thématiques diversifiées.

Avec la même idée de transformation: sociétale et environnementale vont de pair.

Constats

▪ Aujourd’hui, des espaces dans le périmètre des pôles subissent encore un déficit de transmission de leurs histoires. Ces présences disponibles font l’objet d’une visible amnésie. C’est un pan du patrimoine/ matrimoine culturel, par exemple, qui est absent, introuvable, qui passe inaperçu.

▴D’une part, au regard de la perception des habitants, de l’histoire collective locale, de l’attachement, d’un patrimoine/matrimoine mémoriel tu, un devoir de mémoire devrait s’engager.

▴D’autre part, la mise en réserve voire l’abandon de certains sites physiques distillent une hiérarchie des priorités, une extinction des mémoires, une disparition d’un inventaire,

▹Effacer, reconstruire, raser, se débarrasser déclenche un gaspillage pluriel. Faire avec l’existant est une voie prioritaire. Valoriser ne signifie pas mettre en beauté, c’est surtout donner la parole, permettre un travail d’archives, d’identification de traces, de passages, de rassembler des informations afin de parler et de faire parler les lieux .

En outre, la destruction d’espaces de vies suscite beaucoup d’émotions. L’absence de relai, de médiation, d’espace d’échange, de partage de souvenir accroissent considérablement le sentiment de déconsidération des habitants, c’est le cas lorsque des immeubles d’habitation sont démolis, des usines sont fermées, par exemple.

La perception des espaces est un travail essentiel à mener auprès mais surtout avec les populations.

⇢ Depuis l’éloge des paysages, en passant par l’usuel, par ailleurs, singulier, un grand nombre d’endroits, de lieux, de sites sont placés en retrait, en seconde ligne, associés à des éléments mineurs de nos histoires collectives. Rarement, ils font l’objet de recueil, de créations de contenu, d’images, d’archives. C’est le cas pour les ouvrages consacrés au passé ouvrier, aux usines parfois présentes de manière très dense sur un territoire et seules sources d’emploi pour des générations. Explicitement, ces sites parlent, racontent, émeuvent aussi.

Ces récits sont des micro-récits dont la transmission pourrait, au moins, être faite, seul possible pour être reprise.

Ce n’est pourtant pas un défaut d’acuité qui manque à ces espaces, ces quartiers, rues, mais la mise en réseau de standards toujours plus efficaces en termes d’exclusion supprime, de l’inventaire, ces réserves historiques, intimes, humaines.

Work in progress

Dans la rue, le passé est également omniprésent, pas un passif muséal ni un patrimoine, matrimoine nécessairement matériel, il est parole, regard, présence artistique, historique, sociologique. C’est aussi le champ de l’immatériel qu’il convient de remettre en jeu. Si nous comprenons l’importance de la réinterrogation de nos cultures, un work in progress peut alors s’engager.

  • Par exemple, Marcel Duchamp à Rouen, a fait l’objet, en 2018 (Duchamp dans sa ville) d’une année consacrée. Cette idée a été portée par une toute petite équipe puis soutenue par des collectivités, écoles, structures, artistes, acteurs locaux dans le désir de pouvoir en parler. Ceci a démontré comment, en effet, une présence pouvait-être minorée, sciemment omise, une place à laquelle on ne croit pas. Les expériences, retours, résultats de cette année duchampienne se sont montrés plus que satisfaisants.
  • Toutefois, travailler tel un laboratoire, en testeur/Expérimentateur afin d’inventer, créer des passerelles, connexions  peut démultiplier le nombre d’interlocuteurs, d’intérêts, d’où la nécessité de coordonnateur, de facilitateur à même de sortir du cloisonnement disciplinaire pour faire entrer dans le bal, l’émergence.

Les parages du pôle pourrait être ce médiateur, cet agent de liaison.

➵ Un territoire qui se tourne, de façon unilatérale, vers ces points de mire touristique sans activer ses ressources dormantes se fragilise, s’affaiblit telle une terre qui ne diversifie pas.

Logo panneau rond vert parages du pole

logo « les parages du pôle », IPL, juillet 2020

« Les parages du pôle »  abordera certains des facteurs aggravants en termes notamment de politique de valorisation notamment à l’aune de la lutte contre la lacune, l’oubli de ce qui permettrait, j’en suis convaincue, d’être une courroie de transmission entre des habitants, des publics diversifiés.

Diversification 

Comment, alors que l’on ignore sciemment ces gravures ouvertes, peut-on espérer élargir, diversifier les publics de ces patrimoines/ matrimoines ? Comment pouvons-nous parler d’accessibilité alors que des choix stratégiques sont faits au nom de l’image, du nom, du renom, avec tous les phénomènes de redites et d’exclusions qui vont avec ?

╍Les droits culturels révoquent certaines politiques de l’accès, il est, par ailleurs, impératif d’interroger les choix, les axes en incluant, dans la prise de décision, les habitants- citoyens qui sont également des experts, des militants, des curieux…

◤A ce jour, les territoires, analysés par l’association, ne sont pas encore définis en raison d’ un déménagement prochain. Néanmoins, à ce jour, le chantier de celle-ci plante son décor à partir de ces questionnements territoriaux, locaux sur la notion de valeur, de centralité afin d’inviter à reconsidérer la légitimité et la question de sa représentation. Quel réalisme, quelle perspective, un diorama, un trompe l’œil ? Comment restituer un « sujet » avec la plus grande vérité et égalité possibles

▔Qui bénéficie, qui est sous estimé, pourquoi l’acratopège, le sans qualités particulières, le vernaculaire peine à être inséré au cœur des programmations… Qui les enferme dans ce désintérêt mais surtout ce jugement, les exclut alors qu’ils sont, aussi, preuve de notre partage commun du sensible, éléments de notre interdépendance et fruit de nos histoires ?

▔Comment penser des actions de réflexion sur cette notion de ressource partagée, comment inclure pour tenter d’inverser ces postures/idées reçues d’espace illégitime, de relégation, de périphérie parce que, par systématisme, le majeur s’opposerait au mineur ?

D’ailleurs, l’absence de fierté, le complexe d’infériorité, l’humilité que peut donner à comprendre, à voir, à entendre un territoire est une source d’empêchement à son éveil, à son émancipation. Ne pas créer les conditions de cette prise de conscience est un  gaspillage de ressources voire de domination de celles-ci.

. J’entends régulièrement, l’expression « Fonctionner en réseau« ,  ceci requiert des lieux, acteurs, territoires avec une volonté de sortir de l’entre-soi, de s’affranchir, sans hiérarchie appuyée, et non d’avoir une locomotive et ses suiveurs, ou encore une concurrence accrue entre organisations en quête de visibilité.

Sortir de cette idée de locale, régionale, nationale, de cette hiérarchie urbaine de commune, métropole, quitter les logiques de pivot, de ligne directrice…Un territoire possède ses propres ressources, il est, en ce sens, unique. Enfin, donner du pouvoir aux mêmes ne permet pas de créer, entre autres, les conditions pour accueillir la diversité ni pour faire « apparaitre »une distinction.

▪Toujours se tourner vers la création de conditions, être plus inclusif… Se poser en observateur, acteur pour proposer des alternatives à l’hyperfocalisation culturelle, à la méconnaissance des ressources activables d’un territoire, aux définitions de « qualité » et d' »intérêt », avancer dans une logique contributive aux intérêts des populations- habitants, au développement durable

Vous avez, peut-être, déjà pu lire, au fil des articles de #sitespecific, comment, sur cette rive gauche rouennaise, des choses ont été tentées, testées, reçues, alors, vous imaginez, qui sait, comment cette histoire va, je l’espère, se poursuivre.

⌑Pour l’instant, pas de création d’espace numérique dédié, après, tout peut arriver… Merci de m’avoir suivi jusqu’ici.

Bien à vous,

Isabelle Pompe, dans les parages, dernière mise à jour, le 28 octobre 2020.

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Risques et informations

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Carte postale présentant une image de la commune partagée entre industries et patrimoine

 

L’accès à l’information pour les habitants

Nous sommes habitants des communes de la rive gauche rouennaise. Certes, nous ne percevons pas tous notre territoire de la même manière ni ne sommes devenus résidents de ces quartiers, de ces communes, pour les mêmes raisons.

Toutefois, il subsiste un point qui nous est commun. Nous sommes habitants d’une localité et partageons l’accès à ses services. Ce même territoire d’accueil est en proie à des risques qui ne devraient pas échapper à notre connaissance car ils relèvent de notre sécurité civile.

Certains d’entre vous ont identifiés ces dangers potentiels, d’autres pas. Ces risques nous sont communs car nous les partageons en connaissance de cause, ou non. Et c’est là, face à l‘inégalité d’accès à l’information, que je porte mon attention. En effet, des populations peuvent être démunies ou tout simplement ne pas mesurer avec suffisamment de justesse les dangers auxquels elles sont inconsciemment soumises au quotidien.

Une des raisons majeure à cette situation: Le fait d’en parler, de renseigner, d’informer n’est pas suffisamment direct et transparent.

D’une part, nous ne sommes pas tous informés de manière égalitaire. Les notions de risques auxquelles nous sommes exposés peuvent nous échapper parce qu’ils ne nous semblent pas prioritaires. Nous pensons avoir, au regard de notre situation sociale, d’autres urgences à traiter.

De plus, la prise en considération de ces risques requiert parfois une relative curiosité de notre part: il faut chercher pour trouver.

Une des raisons de cet échec de la transmission d’informations passe par un manque d’efficience communicationnel.

La transmission de l’information doit être équitable et l’information doit être comprise par tous et facile à trouver.

L’information auprès des populations est essentielle, il convient, dès lors, de se demander si des supports sont édités par nos communes et qu’en est-il de leur accès?

Le 1er document pour lequel nous devrions être informé dès notre emménagement, venue ou si vous le découvrez, dès maintenant, est le DICRIM.

 

DICRIM

Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs

« Ce document, réalisé par le maire, a pour but d’informer les habitants de sa commune sur les risques naturels et technologiques auxquels ils sont soumis.

Il comprend de manière générale la description des risques et de leurs conséquences prévisibles, les événements et accidents significatifs survenus dans la commune, l’exposé des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde répondant aux risques majeurs susceptibles d’affecter la commune, les consignes de sécurité devant être mises en œuvre en cas de réalisation du risque, ainsi que les mesures du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), s’il existe.

Le DICRIM est établi dans les communes pour lesquelles il existe un plan de prévention des risques (PPR) ou un plan particulier d’intervention (PPI) et dans celles exposées à un risque majeur particulier (comme le risque lié aux cavités souterraines).

Une fois réalisé, le document est porté à la connaissance du public par un avis affiché en mairie pendant au moins 2 mois puis reste consultable en mairie.

Il est recommandé aux maires de le diffuser le plus largement possible aux habitants.« Source

Cette explication se trouve sur le site de la Préfecture de la Seine-Maritime, onglets: politiques publiques/ Sécurité et Défense/ sécurité Civile/ Les risques de ma commune/ Tableau des DICRIM

Ici, un accès au tableau au format PDF (2015) où vont apparaitre, sous formes de colonne sur fond jaune orangé, la date de création du DICRIM (1ère colonne) et sa dernière mise à jour (2ème).Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015)

 

Focus pour les communes qui nous concernent:

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(4)

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Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(2)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(1)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf.png

Nous pouvons souligner que des communes semblent plus actives. Sur les 5 communes qui nous intéressent, trois ont mis à jour leur DICRIM. Rouen, au même titre que Grand-Couronne dispose d’un DICRIM qui date de plus de 15 ans, voire 17 ans pour la ville de Rouen. Les périodes entre la création et sa récente mise à jour avoisinent les 10 ans en moyenne. Pour finir, le DICRIM le plus récemment mis à jour est celui du Petit-Quevilly, à savoir 2013.

Nous pouvons néanmoins nous interroger sur la mise à jour elle-même de ce document mis en ligne par la préfecture de la Seine-Maritime. Est-elle prise en compte sur les sites internet de nos communes? Cette mis à jour relève de l’initiative de nos maires, par conséquent sur le site internet du Petit-Quevilly, par exemple, nous devrions nous attendre, à la version de 2013 de notre DICRIM.

Si tel n’est pas le cas, l’accès pour la population en est d’autant plus complexifié.

 

Le DICRIM du Petit-Quevilly

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Capture d’écran du DICRIM pour la commune

L’accès à ce document est rendu possible car il est disponible sur le site internet de la mairie du Petit-Quevilly, en téléchargement, onglet cadre de vie- sécurité prévention:DICRIM

Ce document cartographique a été élaboré en juillet 2011 en fonction des connaissances et des documents de référence, sa dernière version n’est donc pas disponible.

La 1ère remarque qui vient à l’esprit tient au fait qu’il ne semble pas y avoir eu de mise à jour depuis 2011, pourtant, nous l’avons vu apparaître pour 2013. Où se trouve ce document? Et pourquoi n’est-il pas accessible depuis le site internet à son emplacement prévu?

De plus, de par la présence des PPRT (Plans de prévention des Risques Technologiques) édités par la DREAL Normandie, nous pouvons nous étonner de l’absence de cette actualisation. Source DREAL

Pour rappel, les PPRT, prévus par la loi du 30 juillet 2003, sont des documents d’urbanisme réglementant les constructions, tant existantes que futures, dans le voisinage des sites industriels. En Normandie, 21 plans ont été prescrits dont trois concernent de grosses zones industrielles : le Havre, Port-Jérôme et Rouen.

Poursuivons notre lecture du DICRIM,

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly

Les risque commencent à se qualifier et à se préciser mais nous restons sur des éléments disons généraux de l’ordre de la définition.

Page 3 du document, les choses se précisent localement, les risques sont abordés pour la commune. Le 1er à être citer concerne le risque d’inondation notamment lié au débordement de la Seine. Pour être précis, il est indiqué: « par des refoulement d’eau de la Seine par le réseau pluvial et ponctuellement au débordement du fleuve ».

Des dommages sont constatés, page suivante, principalement des inondations et des coulées de boue, le dernier en date, selon le DICRIM de 2011, aurait eu lieu en 2006. S’ensuit un plan de prévention.

Le 2ème risque abordé, page 5, est le risque mouvement de terrain. Nous ne savons pas si l’ordre d’apparition des risques est graduel. La vigilance météorologique fait son apparition avant d’aborder le risque industriel.

Nous sommes page 7, pour vous donner une idée, de manière globale:

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Capture d’écran du DICRIM du Petit-Quevilly, 2011

Trois catégories, trois effets sont soulignés: Surpression avec pour conséquence indirecte l’effet de projection, effets thermiques (risques d’explosion) et les effets toxiques (inhalation).

Puis, il est fait état de la réglementation SEVESO avec les classements Seuil haut et Seuil bas. Pour plus d’informations concernant SEVESO, je vous invite à consulter ce lien: Page SEVESO Site specific

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Reprenons la lecture, et faisons dorénavant le point sur la situation du risque, telle qu’elle est décrite dans ce DICRIM

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly

Prenant en considération que ce document date de 2011, nous pouvons souligner quelques changements au regard du nom des sites et entreprises concernés. GPN, se nomme GPN – Boréalis (vous pouvez lire cet article : GPN Boréalis – AZF Toulouse). Par contre, je ne sais pas si la chaudière urbaine possède aujourd’hui un autre nom ni si elle est gérée par une autre entreprise.

Nous pouvons également observer que la surpression est un risque présent pour trois sites et le risque thermique pour la moitié.

Une prise en compte des distances est ensuite expliquée ainsi que des « scénarios » sont « retenus » pour le dimensionnement des secours.

Ce qui nous amène à comprendre que dans cette notion de risques, les éléments étudiés concernent l’accident, la crise et non l’exposition aux risques, dans le temps, telles que les pollutions.

La prévention, apparaît, comme suit:

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, page 8- 2011

Étude d’impact, étude de danger, la DREAL est citée pour son contrôle régulier, puis les plans de secours, au nombre de trois sont rapportés: POI, PPI et PPI de la zone de Rouen.

Nos entreprises classées SEVESO entrent en scène. Vous voyez enfin ressortir, en rouge foncé, en bas du document, l’évocation de la fameuse sirène du 1er mercredi de chaque mois Sirène.

Je vous invite d’ailleurs à prendre connaissance de cet article/ vidéo du 3 janvier 2018 du journal Le Monde « Cinq choses que vous ne savez peut-être pas sur la sirène du premier mercredi du mois« . Vous apprendrez que lorsqu’il y a un danger, elle ne sonne pas de la même façon et qu’elle signale aujourd’hui des catastrophes naturelles ou industrielles… Siréne – Le Monde

Enchainons avec l’explication de l’alerte

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly P. 9 – 2011

 

Après avoir pris connaissance de la diffusion de cette alerte, l’ indication d’une brochure PPI de 2007 est stipulée. Lien vers les brochures d’information PPI département 76

Depuis 2007, des mises à jour ont été entreprises, sur le site de la préfecture de la Seine-Maritime, à l’onglet politiques publiques/ Sécurité et Défense/Sécurité civile/ Risques naturelles et technologiques/ Risque industriel/ les brochures – Brochure format PDF zone de Rouen:Plaquette PPI UIC 2016

 

Plaquette PPI zone de Rouen

« Cette brochure a été réalisée dans le cadre de la communication associée au Plan Particulier d’Intervention de la zone de Rouen en étroite collaboration avec les industriels de la zone de Rouen, la préfecture de la Seine-Maritime, la DREAL de Normandie, les communes concernées, l’ IUC (Union des Industries Chimiques) de Normandie.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter la page sirene-industrie- normandie.fr « 

En détail, cette brochure nous laisse à comprendre ces éléments d’informations

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Capture d’écran plaquette PPI 2016, zone de Rouen

 

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Capture d’écran plaquette PPI 2016 zone de Rouen

 

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Capture d’écran plaquette PPI, 2016, zone de Rouen

La lecture m’invite à saisir que cette brochure a été adressée à des habitants proches des sites industriels. Je m’étonne, résidente du Petit- Quevilly depuis 2015, de ne pas avoir reçu cette brochure. Peut-être n’ai-je tout simplement pas accorder l’importance nécessaire à ces informations. Une des raisons probables, la présentation du support!

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen

Découpées en 4 items avec beaucoup trop de textes, les informations sont d’emblée non reçues.

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen

Le vocabulaire et les acronymes perdent le lecteur.

Qui connait les consignes de sécurité?

Mesures de confinement nécessaires telles que sortir de sa voiture, rester/rentrer chez soi, ne pas rejoindre sa famille située à l’extérieur, ne pas aller chercher ses enfants, ne pas encombrer les réseaux téléphoniques nécessaires à l’intervention des secours, boucher toutes les entrées d’air (portes, fenêtres, aérations), arrêter ventilations et climatisation, supprimer toute flamme et étincelle, couper tous les robinets (d’électricité, de gaz), rester dans une pièce possédant une arrivée d’eau, ne sortir qu’en fin d’alerte ou signal sur ordre d’évacuations.

…Et si des mesures d’évacuation étaient engagées, toujours prendre avec soi, ses papiers d’identité.

Enfin, la reprise, déjà cités dans le DICRIM, des risques

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen DICRIM du Petit-Quevilly de 2011

 

Retour sur le DICRIM du Petit-Quevilly

Sur la même page, que celle de l’alerte et la brochure, est indiqué ceci:

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, p. 9- 2011

Le guide de confinement

(je reviendrai plus en détail sur ce guide dans un article spécifique)

« Le risque industriel est un thème à la fois vaste, complexe et évolutif. Un guide d’information a été élaboré par le SIRACEDPC (Service Interministériel Régional des Affaires Civiles et Économiques de Défense et de Protection Civile ).

Il a pour objectif d’apporter des réponses aux personnes qui habitent ou travaillent à proximité des sites industriels générant un risque toxique.

Les conséquences d’un accident industriel peuvent varier en fonction de la prévention qui aura été faite et de l’efficacité des comportements avant et pendant la crise.

Aussi, les responsables des entreprises et des établissements recevant du public situés dans la zone de danger des établissements à risque ont un rôle essentiel à jouer en matière de protection afin de réduire les conséquences de l’événement une fois qu’il est apparu.

Un guide a été élaboré pour les personnels de ces structures, mais aussi pour les particuliers qui habitent à proximité des établissements industriels générant un risque d’émanation toxique.

L’objectif est de faire connaître les conduites à tenir en cas d’émission d’un nuage toxique avec la mise en œuvre des consignes de confinement. » (Propos repris ici: Lien)

Guide de confinement 

 

Risques transport

Nous prenons connaissance, sur notre DICRIM à la page 10, du risque transport de matières dangereuses sachant que la commune du Petit-Quevilly est concernée par le transport fluvial, routier, ferroviaire et par canalisations.

Focus sur le transport fluvial

Celui-ci est lié aux activités en Seine-Maritime à savoir industrielles, pétrolières et chimiques. la vallée de la Seine dispose de la plus grande capacité de stockage d’hydrocarbures du territoire national. La présence de deux ports autonomes (Rouen et Le Havre) constitue une zone très importante en matière de transit de matières dangereuses. Le Petit-Quevilly est concerné par ce risque en raison de sa proximité avec le fleuve.

A noter que le transport ferroviaire est touché par cette notion au regard d’une voie de desserte des entreprises classées SEVESO.

 

Le plan d’affichage du Maire

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Je vous laisse le soin de vérifier si vous lisez ces plans d’affichage où s’ils sont placés de manière à être accessible sur les sites concernés.

Il est régulièrement rappelé d‘écouter la radio afin de s’informer de la situation: France Bleu Normandie est indiquée 100.1 FM, France Inter: 96.5 FM et NRJ: 100.5 FM

Enfin, l’avant dernière page de ce DICRIM rassemble les contacts essentiels

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, p.12- 2011

Le DICRIM consacre sa dernière page à une carte (un scan) de la commune qui a trait à son exposition aux risques de manière graphique. Cette représentation est assez peu utilisable de par la densité d’informations précisées et la mauvaise qualité du scan (agrandissement problématique).

 

Isabelle Pompe, 19 mars 2019