Territoire extra-local & Environnement

Dans le chapitre « Territoire social & Observations citoyennes », #sitespecific va se pencher sur notre environnement. A partir des moyens démocratiques qu’il met en œuvre comme la mise à disposition d’informations vérifiées, la transmission, le relai des bonnes pratiques et la veille des outils existants mis en place par les collectivités, #sitespecific propose des portes d’entrée diversifiées vers les problématiques sociétales et environnementales qui nous impactent directement depuis notre territoire extra-local. Ces items sont abordés lors des rencontres informelles comme les Terrasse’ Specific, Rallye ‘Specific et autres Ateliers ‘Specific.

Jardin carré 2.jpg

Jardin de la Chartreuse St-Julien sera examinée, in-situ, lors de l’Atelier’ Specific #1 au regard de plusieurs thématiques.

Entendre ce que dit le territoire

Notre espace de référence, la rive gauche, s’ancre dans une région fortement marquée par des conditions climatiques spécifiques. Nous ne pouvons plus ne pas activer ni ré-activer les ressources que ces spécificités expriment. Ne subissons plus notre pluie, notre brouillard et notre vent! Lorsque cela est possible, repensons nos espaces de partage citoyen.

  • Depuis les lieux insuffisamment inexploités

Beaucoup de lieux pourraient être davantage exploités, comme la place des Emmurés à Rouen pour l’organisation de temps d’échanges et la mise en place d’une programmation cultuelle, sociétale, environnementale proche des habitants. Mais aussi combien de lieux, dans l’espace public, sont inadaptés parce qu’ils se présentent comme des espaces mal desservis, des plaines vides, sans arbre producteur de convivialité et d’ombre etc… Il est temps de cesser de regretter et de trouver la météo capricieuse, alors offrons-nous des choses! Listons ensemble les possibles qui s’offrent à nous et que nous pourrions autrement investir. Dans chaque commune de la rive gauche demeure cette inconnue, méconnue ou sous- utilisée qui ne demanderait pas mieux d’avoir des vies multiples.

  • Depuis les évènements, manifestations

Nous ne pouvons plus envisager d’évènements sans penser à la pluie. Ceux qui ont lieu en plein air devraient intégrer, pour assurer le confort aux publics qui ont fait le déplacement, un impératif: donnant -donnant. Les gens sont venus vous voir, alors respectez cette initiative et instruisez dans vos démarches, les conditions optimum pour les accueillir dignement.

De même lors de périodes de fortes chaleur, pensez aux éléments nécessaires pour pallier à ces expositions subies qui peuvent engendrer des malaises, voire un renoncement au déplacement. Les personnes se sont dirigées vers vos propositions de sorties (culturelles, touristiques), faites attention à les recevoir en prévoyant une gestion des flux opérationnelle, des zones de rafraichissement et/ou d’ombre avec de quoi remédier à la fatigue engendrée par cet épisode météo, par cette station debout prolongée. D’une manière générale, les bancs au même titre que les toilettes sont à revoir en France au regard de l’égard porté aux publics…L’Armada et sa dernière édition du 6 au 16 juin 2019 n’a pas suffisamment considéré ses équipements et ses services (gestion des flux, commodités payantes, parkings aux tarifs élevés, très peu de propositions pour s’asseoir (l’impératif du attendre debout n’est pas acceptable aujourd’hui lorsque l’on se targue d’être un évènement de grande envergure). Ont été à déplorer également le peu d’espaces non privatisés ( pour manger, boire, se reposer) et une sous-utilisation des environs (Chai à vin et toutes les coursives situé quais rive droite de la manifestation).

Manifestation populaire armada.jpg

L’Armada et sa typologie de public, observée par #sitespecific, IPL, 15 juin 2019

Il en est de même pour La Friche Lucien. De par l’étendue en nombre de mois, de sa programmation, celle-ci devrait réfléchir plus précisément à comment recevoir malgré la pluie en installant des tentes et autres bâches de protection par exemple.

Des efforts encore à faire

Les manifestations doivent prendre en charge le respect de l’environnement dans le traitement de leurs déchets (tri), dans l’interdiction qui s’impose à elles d’avoir recours aux plastiques, d’utiliser des supports bio dégradables et de veiller à leur impact carbone, en veillant à la mise à disposition d’un accueil efficient des transports doux (vélo, skate…) et en privilégiant le recours aux transports en commun. La Friche Lucien a été interpellée sur ces sujets lors d’un post FB du mois de juin. Là, encore l’Armada a très peu prisé le recours aux vélos en ne mettant pas à disposition des parkings/garages spécifiques. A partir d’un point d’étape (ici consécutif à une fermeture, un post FB de la Friche Lucien du 10 juin 2019), voici ce que disent les porteurs de projet eux-mêmes

  1. Ce sur quoi ils ont fait/produit des efforts
  2. Là où ils ont été vigilants

Screenshot_2019-06-16 La Friche Lucien - Publications.png

Screenshot_2019-06-16 La Friche Lucien - Publications(1).png

Screenshot_2019-06-16 La Friche Lucien - Publications(2).png

  • Depuis les éléments naturels

Ne nous focalisons pas sur les tempêtes et sur notre vulnérabilité face à elles, toutefois,  interrogeons-nous sur comment mieux vivre cet inévitable climatique qu’est le vent. Vivre avec les éléments est notre priorité. Mal identifiés et relativement peu prévisibles, les dangers de ce dernier sont souvent minorés, concentrons -nous sur les bénéfices que cette contrainte produit. Elle nous invite à changer de regard sur notre habitat, nos structures, nos architectures, notre rapport au « plein air ». Il nous faut tirer parti de cette ressource et nous adapter.

Pour montrer que l’on peut chercher à vivre avec ces éléments météorologiques et non plus contre eux: « la résilience peut s’effectuer en tirant parti des phénomènes climatiques, comme nous le prouve le projet prospectif de réaménagement des berges de Manhattan intitulé « Big U ». Cette promenade composée d’une végétation brise-vent qui la protège de la forte montée des eaux propose d’adapter ses activités en fonction des phénomènes climatiques. Source

Le vent, pourrait être producteur d’énergie, pourquoi la ville comme la métropole ne se servent pas de ce formidable élément naturel!Combien de scientifiques et de projets travaillent sur ce sujet!

De même pour la pluie, pourquoi ne pas repenser nos démarches collectives et nous convier collectivement à récupérer et conserver cette eau…Rouen serait 10 ème au classement des 10 villes les plus pluvieuse de France…. »Avec 790 mm de pluie par an, Rouen fait certes moins bien que Biarritz ou Brest, mais reste cependant une ville associée aux bottes en caoutchouc et aux parapluies ! »Source

Et pourtant d’eau, nos villes de demain en ont besoin, il est donc plus que vivement recommandé de sortir de l’individualisme sur ce sujet car l’eau fait partie des 3 principes de l’urbanisme durable qui vise à lutter contre les îlots de chaleur urbain (ICU) Source

Les collectivités doivent avoir une politique plus ambitieuse de leur gestion de l’eau et encourager les habitants à ne pas gaspiller, à considérer cet élément vital comme un bien précieux en impulsant des actions de sensibilisation contre le gaspillage, il en va de même pour nos énergies.

 

Canicule & îlot de chaleur urbain

Des périodes de fortes canicules ont touché notre territoire les étés précédents, au même titre que des pics de chaleur sont également recensés sur des périodes non habituelles. Nous sommes confrontés au réchauffement climatique, ce, de manière spécifique, en raison de nos espaces urbains. Que cela soit à Rouen ou sur sa proche couronne, là où la densification de population et d’activités reste fortement marquées, le problème reste donc le même. Nous regarderons cela à l’échelle d’un quartier, celui de Saint-Sever depuis ses récents travaux d’aménagement.

ICU

« Un îlot de chaleur (ICU) est caractérisé par une température de surface ou de l’air plus élevée en zone urbaine qu’en périphérie de la ville. Cette différence de température peut être de plus de 12°. Les îlots de chaleur peuvent également désigner une zone à l’échelle du quartier où l’on observe une température plus élevée.

Mais les îlots de chaleur urbains ne sont pas une fin en soi. Il existe bien des solutions pour lutter contre leur formation et ainsi agir sur la qualité de vie en milieu urbain. Cette révolution trouve son essence dans la façon d’aménager la ville et les solutions techniques à disposition aujourd’hui.

Les bénéfices de ces stratégies de la ville durable s’observent à plusieurs niveaux : environnementaux, sanitaires, esthétiques et qualité de vie. »Source

La stratégie de ville qu’a opéré la Métropole Rouen Normandie avec son  » cœur de métropole », au-delà des discours politiques, impose un arrêt et une observation précise.

  • Travaux St Sever
St Sever et la lumière.jpg

Saint-Sever en Eglise et Plomb, IPL, juin 2019

Ses travaux ont été le fruit de différents axes de « développement » du quartier, d’une part lui redonner « peau neuve »  en écho aux travaux entrepris dans le centre commercial. De plus, « ne pas oublier la rive gauche » selon Frédéric Sanchez Source pour le projet « Cœur de Métropole » impulsé par la Métropole Rouen Normandie et d’autre part, engager une refonte de la perception en termes d’images, de la rive gauche et son artère première, symbolique et plurielle: St Sever (sa rue, son quartier, son centre commercial, sa mairie annexe, sa MJC…).

Nous vous rappelons que les travaux de la rue St Sever, entrepris fin 2017, ont eu un coût de 1,7 million d’euros, financés par la Métropole Rouen Normandie (avec une participation de fonds européens, à hauteur de 40 %). Ils ont déclenché, également, des conséquences sur l’économie du quartier même s’il a été précisé que la rue était piétonne, il n’en demeure pas moins que l’accès rendu quasi impossible aux hôtels du quartier par exemple, a porté durablement préjudice à ces derniers.

La rue et ses travaux donnaient cela à voir, pendant plus d’une année:

saint-sever-travaux-rouen-854x569.jpg

Photo du journal Actu 76 – Source

Une rue impraticable, d’où sont tombés les arbres, les marronniers roses (au centre de la rue), et où, entre le bruit, la poussière, il était très difficile de se promener, de consommer, de s’arrêter à une terrasse bref, de soutenir économiquement le quartier. Ces travaux ont été subis par les habitants du quartier, par les commerçants et ont engendré des difficultés de trésorerie qui semblent aller de soi. Un mauvais moment à passer qui prit le temps de s’arrêter…

Revenons, un instant sur cette notion d’image, de cadre de vie. Les éléments de réponse de la métropole pour justifier son projet d’aménagement tiennent en : « apporter de la lumière », refaire les canalisations, repenser le « sol » (pavage, dallage), ré-introduire la nature en ville et offrir un nouveau mobilier urbain. Cela en écho avec les travaux entrepris sur la rive « d’en face » tels sont les mots employés.

  1. La lumière ? En enlevant les zones ombragées qui apportaient un charme à la rue et qui permettaient à la population de s’asseoir et de respirer un peu, la Métropole, avec cet aménagement urbain, a mis la rue à la disposition du soleil.
  2. Le choix des arbres ? Ce n’est pas à l’aune des allergies que nous répondrons mais tout simplement au regard de la fragilité des arbres jeunes lorsqu’ils viennent d’être plantés et donc de l’attention naturelle qu’ils méritent mais également par rapport à leurs systèmes racinaires.

Bouleau Versus Marronnier rose

Alors qu’une bataille semble s’être engagée entre deux espèces d’arbres, hormis le critère esthétique et le fait que les marronniers étaient arrivés à maturité, essayons de voir si différences et explications implacables il existe:

Le bouleau a une croissance rapide. Le Bouleau pubescent supporte le froid jusqu’à -40° (zone 3). Le Bouleau verruqueux supporte le froid jusqu’à -23° (zone 6). Sa Durée de vie est estimée à 100 ans. En tant qu’espèce pionnière, le bouleau ne vit pas vieux.  Ses Racines sont traçantes. Elles s’étalent loin du tronc : ne pas planter de bouleau près d’une canalisation ou d’une terrasse.Source

Le Marronnier, quant à lui, a une Rusticité de type zone 6 (il supporte le froid jusqu’à -23°). Sa durée de vie est estimée à 200 ans soit le double de celle des bouleaux. Habitat : essence de lumière (héliophile), le Marronnier est planté dans les parcs et jardins. Mais il souffre de la pollution urbaine et de la sécheresse. Sa taille maximale est de 30 m, sa croissance est, elle-aussi, rapide. Source
Donc, alors que les racines du bouleau sont problématiques, c’est lui qui a été choisi. Les canalisations ont été refaites, vous vous souvenez…

Le mobilier urbain plébiscité par la Métropole, prône l’absence de banc et ne revêt aucun confort comme vous pouvez le voir sur la photographie « Saint-Sever en Eglise et en Plomb » réalisée en juin 2019. Des cubes, bas, sans dossier qui ne permettent pas aux  personnes de se poser très longtemps, de s’approprier les espaces publics ni aux « joueurs », tels que je les ai nommé de s’installer, de donner de la « vie » à la rue principale de ce quartier.

 

Les joeurs en Juin.jpg

Les joueurs des espaces de relégation, St-Sever, juin 2019, IPL

 

Les autres villes et leur réponse à la montée des température

Rafraîchir les villes, des exemples:

  • Réintroduire la végétation en ville grâce à la trame verte
  • Ouvrir les espaces pour éviter l’effet de canyon urbain
  • Recourir aux revêtements de sol perméables
  • Choisir les matériaux selon leur albédo
  • Aménager en tenant compte des vents et du soleil
  • Cool-roof (revêtement de toiture blanc)Source

Albédo: l’indice de réfléchissement d’une surface en fonction de sa couleur mais aussi de sa texture et porosité. Valeur comprise entre 0 et 1 : un corps noir a un albédo nul car il absorbe toute la lumière incidente et un miroir, un albédo de 1 car il réfléchit toute la lumière incidente.

« Dans les villes, les surfaces asphaltées et les habitations denses interceptent les rayons du soleil et emmagasinent la chaleur. « Source Le Monde

La France est en effet régulièrement touchée par des épisodes caniculaires, comme nous l’avons précédemment écrit, la ville de Rouen et sa métropole souffrent également de ces situations qui sont amenées à se reproduire au point de perdre leur caractère exceptionnel. Les communes, en raison de leur aménagement urbain, ne parviennent peu ou pas à se refroidir la nuit. Pour endiguer ce phénomène, les villes adaptent leur PLU (Plan Local d’Urbanisme) à ces cas de figures. Des réponses plurielles sont apportées comme la construction de villes plus aérées, des efforts sur les « matériaux utilisés dans le revêtement des sols avec des propriétés optiques et thermiques favorisant la rétention de la chaleur par le tissu urbain »… La température des villes croît avec son activité humaine, les villes les plus peuplées pourraient voir leur température grimper de plus de 8°C d’ici à 2100. Refroidir les bâtiments, repenser les matériaux de construction, reverdir, ré-humidifier… Car mourir de chaud est un risque encouru par 30 % de la population mondiale Source 

« Le Grand Lyon, avec la remise à l’air libre du ruisseau de La Duchère, ou la création d’un espace vert infiltrant les eaux de pluie au parc Jacob-Kaplan œuvre en ce sens. « Il faut retrouver des points d’eau en ville afin de permettre aux phénomènes d’évaporation de mieux réguler la température ambiante », rappelle Erwan Cordeau, chargé d’études sur le climat, l’air et l’énergie à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme. La dés- imperméabilisation de la ville et le retour de l’eau sont sur le devant de la scène, en effet, le retour de l’eau dans nos sols et autres surfaces de stockage permet de rafraîchir l’air. C’est également une opportunité pour la restauration de la biodiversité et une offre créative pour la conception paysagère. Aujourd’hui, il est possible de créer des espaces perméables carrossables afin de réconcilier usages et environnement (ex : parkings perméables). On peut également avoir recours à la création de plans d’eau et de fontaines. »Source

  • Récupérateur d’eau collectif

Dans son magazine « En direct, de novembre 2011, la commune de Petit-Quevilly, proposait à ses habitants : Source

Screenshot_2019-06-14 bmnov2011 pdf

Cette initiative pourrait être introduite de manière collective avec une mise à disposition possible sur les territoires sociaux (bailleurs, privés).

Vient ensuite, la question de la végétalisation du territoire.  » Bien plus qu’un enjeu décoratif, le facteur végétal est pourtant devenu un critère attractif pour les citadins : les arbres sont un instrument de lutte efficace contre les îlots de chaleur. Obstacle physique à la lumière, ils sont aussi de puissants régulateurs de température puisqu’ils peuvent puiser en profondeur l’eau du sous-sol et émettre dans l’air de la vapeur d’eau.

  • L’architecture des bâtiments a aussi son rôle à jouer : le choix des matériaux, des couleurs, l’efficacité énergétique, leur végétalisation etc. autant de moyens permettant de réduire les besoins en climatisation.

Alors, à quand les « White roof  » Source et autres toitures végétalisées encouragées par les communes, la Métropole Rouen Normandie, les bailleurs sociaux et privés, au niveau local, extra local, depuis nos administrations, écoles jusqu’à nos immeubles et maisons ?

Espace vert, la très grande nécessité 

Les espaces verts sont indispensables à la ville, ils sont, par ailleurs, vecteurs d’attractivité économique et participent, de plein droit, à nos cadres de vie. Vous pouvez consulter cette parution Source dont est issue la capture d’écran suivante:

Screenshot_2019-06-16 Asterès-Les-espaces-verts-urbains-24-mai-2016 pdf.png

Observons in-situ, avec, atelier ‘specific, les éléments de réponse que propose la commune de Petit-Quevilly à propos de ses espaces verts comme « bien collectif gratuit ».

  • Atelier ‘ Specific # 1 – Jardin de la Chartreuse Saint-Julien
Garden chartreuse .jpg

Comment un jardin crée des conditions d’appropriation pour la faune et la flore ? IPL

Réduire l’émission de chaleur anthropique

La chaleur produite par l’activité humaine peut être réduite. On peut agir par exemple sur la mobilité :

  • Privilégier les transports en commun verts,
  • Limiter la circulation des voitures individuelles dans le centre-ville (proposer des alternatives pour les proches couronnes, agir avec la volonté d’une mobilité inclusive comme enquêtée dans  La sociologie de nos transports en commun et permettre la gratuité des transports en commun les jours de fortes chaleurs).

 

D’autres initiatives et engagements collectifs

  • Le Tri

#sitespecific a pensé à l’organisation de session de tri supervisé par moi-même (après avoir été parfaitement formée par l’association « Zéro déchet Rouen » par exemple). Lasse de constater que le tri n’est pas fait malgré les poubelles prévues, je reste compréhensive et mesure le peu d’infos hormis une affichette et le peu de sensibilisation depuis mon bailleur social dont disposent les habitants de ces logements alors l’idée m’est venue de prendre cela en main. A suivre!

  • Compostons !

Avec l’association Zéro Déchet Rouen, toujours, dans la lignée des actions citées ci-dessus, je pensais poursuivre avec le compostage collectif.

« En habitat collectif social, vous pouvez contacter votre bailleur. Celui-ci a été sensibilisé par la métropole et vous demandera probablement de vous regrouper à 10 voisin-ne-s.Si vous rencontrez des résistances, écrivez-nous.  Nous pourrons adresser une lettre de soutien à votre bailleur, et plus si affinités! »Source

 

Réunissons-nous pour proposer ces initiatives à notre échelle, organisons nos transformations de manière collective et citoyenne!

 

Isabelle Pompe pour #sitespecific, le 16 juin 2019.

Publicité

Mythologies en territoire social

Sur nos territoires sociaux, disons -le, parfois voire souvent, habités par des populations « socialement exposées« , nous pouvons nous demander si certains incivismes ne sont pas régulièrement à l’œuvre. Et si ces derniers ne constituent pas une mythologie du pauvre. Nous entendrons par là, le non respect de nos espaces collectifs, le bruit, le non respect du voisinage, la mécanique sauvage, le tout-bagnole/Moto, un rapport entretenu avec la saleté, le défaut du tri des poubelles…Bref, un certain laissez-aller qui peut donner à voir et à vivre un sentiment sévère d’agacement.

Le respect est-il un mythe ?

Le mythe, selon Le Larousse pourrait se définir par:

  • Récit mettant en scène des êtres surnaturels, des actions imaginaires, des fantasmes collectifs, etc.
  • Allégorie philosophique (par exemple le mythe de la caverne).
  • Personnage imaginaire dont plusieurs traits correspondent à un idéal humain, un modèle exemplaire (par exemple Don Juan).
  • Ensemble de croyances, de représentations idéalisées autour d’un personnage, d’un phénomène, d’un événement historique, d’une technique et qui leur donnent une force, une importance particulières : Le mythe napoléonien. Le mythe de l’argent.
  • Ce qui est imaginaire, dénué de valeur et de réalité : La justice, la liberté, autant de mythes.

Le respect, quant à lui, selon la même source, se voit être défini par:

  • Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers ; manifestations de ces égards : Manquer de respect à quelqu’un.
  • Sentiment de vénération envers ce qui est considéré comme sacré : Le respect des morts.
  • Considération que l’on a pour certaines choses : Le respect de la parole donnée.

 

Lebas mécanique sauvage 15 avril 2019 live.jpg

Une vue aérienne de traces de « mécanique sauvage », rue Lebas au Petit-Quevilly

Comment pouvons-nous, à ce point, nous manquer de respect? 

Tout d’abord, la considération du territoire sur lequel nous avons posé nos vies est aussi à questionner par rapport à notre bailleur social. Quel rapport entretenons- nous avec lui? IL nous a choisi parmi une liste, nous ne nous demanderons pas quels sont ces critères. Puis, c’est pas terrible, il encaisse le loyer, se place très souvent en « irresponsable »,  fait sommairement le ménage, ne communique pas beaucoup avec ses locataires et n’intervient que très rarement pour des problèmes de gênes occasionnées par nos voisins par exemple. Donc, entre le refus d’effectuer des travaux, la vétusté de l’habitat, des problèmes très importants d’isolation phonique, de nuisance lumineuse due au sur-éclairage des immeubles postés en face, une isolation thermique vieille de plus de 25 ans voire plus… Ce n’est pas la joie d’être pauvre, de vivre selon les conversations, les bruits, les engueulades et autres ambiance sonore du voisinage, à son rythme sans aucune intimité matin, jour, soir et week-end…

 

La nuit & la pollution visuelle?

 

Nuit jour Lebas Petit Quevilly 16 avril 2019 22h30.jpg

Séquence de sur-éclairage en territoire social au Petit-Quevilly

Sur mon territoire d’habitation, la nuit, il fait jour. La raison? L’immeuble d’en face, comme d’autres dans la rue, sont éclairés en façade, de plus, mes fenêtres de salon n’ont pas de volet.

« Quand la nuit commence-t-elle ? Et quand se termine-t-elle ? En réalité, les termes de « nuit » et de « jour » sont une manière pour l’homme de simplifier les choses. Comme la Terre n’arrête jamais son mouvement, la luminosité en un point donné de sa surface, elle non plus, ne cesse de varier, depuis un maximum d’éclairement jusqu’à une obscurité maximale, et inversement.

Le cycle, dit circadien*, se boucle en 24 heures (23 heures et 56 minutes très exactement) et comporte deux moments charnières :
– un passage du jour à la nuit, le crépuscule*,
– un passage de la nuit au jour, l’aube*.

La durée du crépuscule et de l’aube dépendent de la latitude (à l’équateur par exemple, le passage du jour à la nuit est très rapide).

Pour être encore plus précis, on peut se référer aux positions que le Soleil adopte successivement (au crépuscule comme à l’aube) par rapport à l’horizon (imaginé à 90° par rapport au zénith). On nomme ainsi :
– le moment civil : le Soleil est entre 0 et 6° sous l’horizon. Entre l’aube civile et le crépuscule civil se déroule « officiellement » le jour,
– le moment nautique : le Soleil est entre 6° et 12° sous l’horizon,
– le moment astronomique : le Soleil est entre 12° et 18° sous l’horizon. Entre le crépuscule astronomique et l’aube astronomique se déroule « officiellement » la nuit.

La Terre est marquée par un mouvement de rotation sur elle-même qui a pour conséquence que l’éclairement de sa surface n’est pas statique. En un point donné, l’observateur vit alternativement une période éclairée et une période obscure. Dans notre société on appelle la première, le jour*, et la seconde, la nuit*, mais certaines civilisation peuvent effectuer une dissociation conceptuelle. Source

Dans le cas de mon territoire social, il ne s’agit pas d’un éclairage public mais d’une pollution visuelle privée. Des questions se posent comme qui paie la facture énergétique?

Les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne se limitent pas à la privation de l’observation du ciel étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations pour la biodiversité (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, des migrations…) et représentent un gaspillage énergétique considérable. Source

Loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II)

L’article 41 de la loi, codifié à l’article L.583-1 du code de l’environnement précise les 3 raisons de prévenir, supprimer ou limiter les émissions de lumière artificielle lorsque ces dernières :

  • Sont de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes,
  • Entraînent un gaspillage énergétique
  • Empêchent l’observation du ciel nocturne.

ÉCLAIRAGE PUBLIC

  •   « Jusqu’à présent, les villes considéraient l’éclairage comme un acquis, signe de progrès. Aujourd’hui, l’on commence à prendre conscience que la lumière a un coût, économique et énergétique, et des conséquences sur le vivant », explique Anne-Marie Ducroux, présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne Anpcen, qui milite depuis quinze ans pour réduire l’intensité lumineuse des villes. (Article Le Monde du 3 juillet 2012)

Le problème d’une extinction totale des feux :  » le sentiment d’insécurité né de l’absence de lumière dans les rues. Il existe une anxiété des habitants, mais pas une insécurité réelle.

 

Les poubelles et autres dépôts d’ordures?

L’incivisme n’est pas le fruit unilatéral de l’habitant, il est aussi celui du bailleur qui autorise le dépôt des poubelles, des encombrants à un endroit où cela est interdit, ce qui n’a rien de civique.

Lebas le 16 avril.jpg

Un jour « soft » d’avril 2019, sortie de poubelles rue Lebas au Petit-Quevilly

En quoi, cette vision est agréable? En quoi nous sommes respectés ?  En quoi les petits espaces verts et autres fleurs sont elles respectées? Quel est l’agrément? Qui respecte le personnel de la voirie venu nettoyer ce tout petit lopin de terre et qui respecte les hommes de la propreté? Et question image, vous vous dites quoi?

Une guerre public versus privé s’engage. Lasse de la constater, je photographie et me renseigne. De surcroît, il serait bon de se dire que non, nous n’avons pas envie de nous habituer à cela, et non, nous ne voulons pas voir nos bas d’immeubles jonchés de bordels et de détritus.Non, le territoire social ce n’est pas la Zone et non ce n’est pas parce que nous sommes pauvres que nous devons composer avec cette vision de la saleté.

Oui, il existe très certainement d’autres solutions à mettre en place. D’autant que :

Le tri sélectif, c’est compliqué?

Et puis, par incivisme, j’entends, l’incapacité fort probable de mes voisins à faire le tri. Le verre par exemple est mélangé au reste alors que nous avons cependant à moins de 50 mètres, un container. Je ne saisirai jamais cette technique du je-m’en-foutisme, ni ce refus de faire la différence toutefois, je crois que les gens sont perdus quant à ce qui est trié et ce qui ne l’est pas. Un défaut d’informations claires en est sûrement à l’origine. Pourquoi ne pas former des gens et les responsabiliser de façon à ce que nos locals à poubelles ne soient pas ce grand n’importe quoi. Je peux comprendre que nous en avons marre, que nous avons lâché l’affaire mais nous vivons au même endroit, nous partageons les mêmes lieux communs.

En 2014, le journal le Monde titrait:  » La moitié des Français ne trient pas leurs déchets de manière systématique ». Le taux de recyclage des emballages ménagers plafonne toujours à 67 %, un rythme incompatible avec l’objectif de 75 % du Grenelle de l’environnement. Les jeunes trient moins que leurs aînés.

  • Que pouvons-nous pointer comme motif? « Il est donc devenu très facile de pouvoir trier ses déchets mais certaines personnes continuent à ne pas le faire et il est compliqué de trouver une réponse à ce comportement mais il semblerait qu’il s’agisse avant tout d’un problème de prise de conscience. » Ou encore « certaines personnes ne veulent pas faire d’effort et continuent à vivre très égoïstement.« 

Faisons un petit tour avec les agents de propreté dans un quartier privilégié de Paris – le 6ème arrondissement (Odéon), la scène se passe en 2015:

  •  Mardi 30 juin à 10 heures, la seconde tournée de tri sélectif débute dans le 6e arrondissement de Paris. Pour l’éboueur, il ne s’agit pas d’embarquer les bacs jaunes sans se poser de question. Les agents de propreté agissent comme les premiers remparts entre la cuisine et le centre de tri. Pendant sa mission, l’agent contrôle donc le contenu de nos poubelles. Interdiction d’y mettre les mains ou de fouiller le bac : la vérification est purement visuelle.

 

Mais « quand on voit qu’il y a trop d’erreurs de tri, on condamne et on ne ramasse pas », explique-t ‘il. »

 

Pour cela, l’éboueur possède une arme efficace : un rouleau de ruban adhésif qu’il sort pour embobiner les bacs remplis d’« indélicatesses ».

« Nous sommes les principaux interlocuteurs des riverains. Peut-être qu’ils manquent d’informations, mais, souvent, ils n’ont surtout pas envie d’aller les chercher », regrette l’éboueur.

 

Pourtant, ces erreurs peuvent coûter cher à l’arrivée au centre de tri, où le camion rempli termine son voyage.

Une population incapable de trier jusqu’au bout

« Comment expliquer notre incapacité à bien trier alors qu’on nous rabâche les mêmes consignes depuis bientôt quinze ans ? Dans l’immeuble, chacun a son avis. Pour Antoine, c’est une question d’éducation. Ses parents lui ont appris à trier, mais il comprend que cela soit plus difficile « si on n’a pas été sensibilisé« . Eva, professeur d’allemand installée dans l’immeuble depuis 1991, estime que les Français sont surtout « très en retard » sur le sujet et peu intéressés par l’environnement. La quinquagénaire a vécu longtemps en Allemagne et, de l’autre côté du Rhin, « c’est complètement normal de trier ». « Je n’arrive même pas à me souvenir d’un moment où ma mère jetait toutes les ordures ensemble », sourit-elle. »Source

Fumer dans les parties communes?

Les parties communes sont non-fumeuses parce qu’en fait c’est à la fois la loi, c’est aussi dangereux et puis cette odeur, au vue de notre isolation, ce n’est plus celle de votre cigarette mais celle de notre cigarette...

Cela relève de la santé publique, et c’est aussi Le Décret n° 2006-1386 du 15 novembre 2006 publié au JO le 16 novembre 2006, codifiant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif

L’interdiction de fumer, dont les conditions sont définies à l’article R. 3511-1 du code de la santé publique, ne s’applique pas aux lieux d’habitation privés.

  • Dans une copropriété, l’interdiction de fumer dans les parties communes peut être décidée par le bailleur, le syndic ou le conseil syndical.
  • La loi Évin ne concernera ce responsable que par le fait qu’il à l’obligation de protéger la santé de ses salariés (gardien, équipe d’entretien) contre le tabagisme passif.
  • Si vous êtes propriétaire, il serait donc utile d’avertir votre bailleur ou votre syndic de ces agissements et de tenter par ailleurs un action en trouble de voisinage devant le Tribunal d’Instance, mais il faudra faire la preuve (par témoignage ou par constat d’huissier) de l’existence d’un trouble anormal de voisinage.
  • Quant aux ascenseurs, ils peuvent être considérés comme des moyens de transport collectif et donc sans tabac, mais cette interprétation n’a jamais été confirmée par jurisprudence.

Les infractions aux dispositions du nouveau décret concernant l’interdiction de fumer pourront être sanctionnées immédiatement par une amende forfaitaire tant pour le responsable des lieux que pour le fumeur.

  • Le fumeur contrevenant : 68 euros à payer par timbre-amende dans les 45 jours ; au-delà de ce délai, le contrevenant devra s’acquitter d’une amende de 180 euros. , code NATINF 11280.
  • Le responsable des lieux : Pour la mise en place d’un fumoir ne répondant pas aux normes, ou pour absence de signalétique : 135 euros à payer par timbre-amende dans les 45 jours, 375 Euros au delà de cette date, code NATINF 11283

Tout d’abord interrogeons -nous sur le regard extérieur tel qu’il est porté par les populations dites « favorisées ».

 

Le regard extérieur sert-il le mythe ?

Ce que les riches pensent des pauvres : une enquête sociologique – enquête comparative menée par les sociologues Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet. Ils ont interrogé les riches des beaux quartiers de trois métropoles – en France, au Brésil et en Inde – pour analyser leur perception des pauvres et des inégalités. Source

« Nous avons alors choisi d’explorer le rapport à l’altérité dans ces quartiers. En nous demandant aussi si perdurait l’identification montrée par Louis Chevalier des « classes laborieuses » à des « classes dangereuses » par l’élite bourgeoise de la France du XIXe siècle, et qui fondait leur mise à distance« .

  • L’ altérite se définit par  l’état, la qualité de ce qui est autre, distinct.

 

 « Dans de nombreuses métropoles on constate une augmentation de la ségrégation spatiale du fait de la concentration de la richesse dans certains espaces : les riches vivent dans des territoires de plus en plus repliés sur eux-mêmes, coupés des autres couches de la population » souligne Serge Paugan.

 

Il poursuit en se demandant comment « chez les riches des quartiers les plus exclusifs,  se construit le processus de stigmatisation des pauvres et de leur discrimination. En fonction du quartier, source de distinction, les chercheurs se sont demandés quelle représentation les riches ont-ils des pauvres.

  • La frontière morale – Les plus riches sont persuadés d’être porteurs d’une supériorité morale.
  • L’angoisse du contact, à pauvres, ils associent une répulsion physique, voire à un sentiment d’insécurité.

Ils constatent des différences en France, toutefois, « la racialisation est frappante chez ces élites pourtant dotées d’un art du contrôle social. La menace est celle des pauvres venus d’ailleurs, soupçonnés de manquement « culturel » aux savoirs élémentaires d’hygiène : les Roms, les réfugiésLa saleté des quartiers est associée à un comportement jugé non civilisé de « certains » types de populations.

De plus, les riches (en France) reconnaissent des déterminismes sociaux, ils recourent, en la dévoyant, à l’idée du mérite comme justification des privilèges :

  • les riches sont riches parce qu’ils ont… plus de mérites que les autres, faisant fi de ce qui relève largement d’inégalités sociales.
  • Le terme « injustice » n’est jamais prononcé.

Le néolibéralisme et son mythe du mérite

Les valeurs défendues relèvent de la « prise d’initiative et de risque, la responsabilité individuelle à laquelle est liée la valorisation du mérite, au détriment de la responsabilité sociale. » Ceux qui ne réussissent pas, on attribue des comportements paresseux, une incapacité à faire les bons choix.

 » Dans la société française que la richesse est de plus en plus valorisée en tant que telle comme idéal de réalisation de soi. Le problème de ce discours décomplexé est qu’il s’accompagne très souvent d’un mépris à l’égard des pauvres et d’une justification idéologique de leurs échecs ou de leurs malheurs » constate Serge Paugan.

  • Solidarité Versus Entre-soi ?

« C’est tout à la fois la mixité sociale, la notion d’espace public, la confiance mutuelle qui risquent d’être emportés par ce processus. Cette logique d’entre-soi progresse et est terriblement menaçante, elle interroge le potentiel de cohésion de nos sociétés. »

 

D’autres mythe à suivre,

Isabelle Pompe, 16 avril 2019.

 

 

 

Logement social & typologie de population

A territoire social, nous pouvons associer un secteur géographique plus connu pour son accueil des classes moyennes et populaires, des logements sociaux… Mais aussi au regard de la population, nous pouvons observer des habitants qui possèdent un travail, des retraités, des demandeurs d’emploi et des précaires…Tout dépend donc de ce que l’on cherche et du poste d’observation choisi. Nous questionnerons ici, la notion de logement social.

zac-nobel-1977.jpg

Quartier Nobel – Maletra en 1977

Le Petit-Quevilly est le 1er territoire social du projet Site Specific. Cette commune se définit par différentes données statistiques telles que celles de l’INSEE, étudiées sur des périodes.

Le Petit-Quevilly en chiffres

Screenshot_2019-04-15 POPULATION LE PETIT-QUEVILLY statistique de Le Petit-Quevilly 76140.png

En 2015, date du dernier recensement INSEE, la population de cette commune est de 22511 habitants. Le nombre total de logements est de 10951- 90, 2% sont occupés en résidence principale. Il existe 9% de logements vacants. 41, 4% des logements occupés en résidence principale le sont par des ménages propriétaires.

Le nombre de ménage fiscaux est 9700, la part des ménages fiscaux imposés est de 44, 8%. Le taux de pauvreté est de 24%.

  • Le taux de pauvreté correspond à la proportion d’individus (ou de ménages) dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros). L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d’autres pays (comme les États-Unis ou l’Australie) ont une approche absolue. Dans l’approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. On privilégie en Europe le seuil de 60 % du niveau de vie médian.Source

Le taux d’activité des 15-64 ans est de 74, 5%, le taux de chômage (même variable) est de 21, 3%.

La part de l’industrie est 4, 4%, celle de la construction est de 14, 9% et celle du commerce, transports et services divers est  de 67, 7%

Historique de la population de Le Petit-Quevilly de 1968 à 2007 

La population de Le Petit-Quevilly était de 21 970 habitants en 2007, 22 329 habitants en 1999, 22 600 habitants en 1990, 22 876 habitants en 1982, 22 401 habitants en 1975 et 22 876 habitants en 1968.

Le Petit-Quevilly-population

  • Ce recensement de la population de la ville de Le Petit-Quevilly est sans doubles comptes.
    Ce concept de population de Le Petit-Quevilly sans doubles comptes signifie que chaque personne habitant Le Petit-Quevilly et ayant des attaches dans un autre commune n’est prise en compte que pour l’une de ces deux communes.

Répartition de la population de Le Petit-Quevilly par sexe en 2007

– Le nombre d’hommes habitant était de 10 432
– Le nombre de femmes habitant était de 11 539

Répartition de la population de Le Petit-Quevilly par âge en 2007

– Population de Le Petit-Quevilly de 0 à 14 ans : 4 070 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 15 à 29 ans : 5 031 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 30 à 44 ans : 4 721 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 45 à 59 ans : 4 150 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 60 à 74 ans : 2 562 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 75 ans ou plus : 1 435 habitants

 

LOGEMENT SOCIAL

En 2018, au niveau national,

En 2017, plus d’ 1,8 million de demandes de logement social sont enregistrées par le système national dit « numéro unique ».Source

Les Derniers chiffres du logement social

Au 1er janvier 2018, le parc locatif social compte 5 003 500 logements, en progression de 1,8 % sur un an, soit 89 000 logements supplémentaires.

En 2017, 78 200 logements ont été mis en service:

  • 91 % d’entre eux sont neufs.
  • Dans le même temps, 10 200 logements ont été démolis,
  • 10 400 ont été vendus et
  • 700 ont changé d’usage ou ont été restructurés.

Par ailleurs, 9,4 % de l’ensemble des logements sociaux (hors nouvelles mises en service) ont fait l’objet d’un emménagement. Au 1er janvier 2018, la proportion de logements vacants est restée stable à 3,0 %. Le taux de vacance de plus de trois mois varie très peu ; il s’élève à 1,5 %, soit 0,1 point de moins par rapport aux trois années précédentes.Source

« Les logements sociaux sont attribués sous conditions de ressources et de séjour régulier en France. Le plafond de ressources à respecter dépend notamment du type de logement et de sa localisation.

Certaines personnes, compte tenu de leur situation personnelle, sont définies comme prioritaires. « Source

Screenshot_2019-04-15 Logement social conditions d'attribution.png

Le HLM en chiffre (2018) les_hlm_en_chiffres_2018

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf.png

Personnes prioritaires

Screenshot_2019-04-15 Logement social conditions d'attribution(1)

Le logement social en FRANCE et par Région

Nous pouvons noter que la région Normandie comprend entre 200 000 et moins de 300 000 locataires en logements sociaux, soit 17, 6%. Ce pourcentage est plus élevé que la moyenne nationale qui est de 15%.

Parc social & étiquettes énergie

Qui est énergivore ?

La classe énergie est une note allant de « A » à « G « . La note « A » indique que le bien a une excellente performance énergétique, c’est-à-dire qu’il est parfaitement isolé et qu’il consommera peu d’énergie pour être chauffé (maison basse consommation bbc). Au contraire, un DPE E ou un DPE F indique que le bien est mal isolé et que vous devrez surement engager des frais de rénovation pour isoler la toiture, les fenêtres ou les murs ou changer la chaudière. La classe énergie vous permet par conséquent d’anticiper et de connaitre le montant de vos consommations futures d’énergie et donc de vos factures.

Screenshot_2019-04-15 Classe energie le calcul DPE du bilan énergétique Allodiagnostic

Selon cette carte, en Normandie, le parc se découpe de la façon suivante: seulement 1/3 des logements ont une classification « responsable ». 67% des logements du par social sont énergivores, mal isolés et dont les rénovations se font attendre.

 

 

Étiquettes Gaz à effet de serre (GES)

 

Il existe différents gaz à effet de serre, contribuant au réchauffement climatique : le dioxyde de carbone, le méthane, l’oxyde nitreux, les chlorofluorocarbones, etc. Par convention, le CO2 sert « d’étalon » des gaz à effet de serre. C’est pourquoi la classe énergétique GES d’un logement est attribuée en fonction du poids « d’équivalent CO2 » dégagé par an par le bâtiment.

Les échelons de la classe GES :

La classe GES d’un logement est attribuée selon ses émissions de gaz à effet de serre :

  • Classe A : moins de 5 kgeqCO2/m2.an (Bâtiment BBC),
  • Classe B : 6 à 10 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe C : 11 à 20 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe D : 21 à 35 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe E : 36 à 55 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe F : 56 à 80 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe G : plus de 80 kgeqCO2/m2.an.

Selon cette carte, la région Normandie est la 7ème région de France avec ses 43% (classes E F et G), ce qui la classe dernière du peloton de tête ( Est de la France, Nord et la région lyonnaise). De plus, elle cumule, pour ses classes D, E, F et G: 78%.

Qui est accueilli en logement social?

Après l’approche par ces classifications, nous pouvons questionner, au niveau national, la composition familiale des ménages et la part de personnes seules, des familles monoparentales et familles nombreuses.

Examinons ensuite les catégorie socio-professionnelles au niveau national et demandons-nous quelle est la part des employés/ouvriers?

Interrogeons le niveau de vie annuel médian et le taux de pauvreté de ces habitants

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf(7).png

Notons que le taux de pauvreté est nettement supérieur dans le parc HLM avec 31% des locataires. On observe un phénomène de paupérisation des locataires du parc social compte tenu du faible niveau des ressources des demandeurs et des attributaires. Une demande sur quatre est pourvue soit 23% pour l’ensemble des ménages demandeurs.

Quel taux de succès par région?

Alors que la moyenne nationale est de 23%, nous pouvons constater que, pour la région Normandie, ce taux s’élève à 41%. Elle fait partie des régions les plus favorables.

Quel est le niveau moyen de loyer, pour le logement sous contrat de location – parc HLM,  au M² ?

58 % des logements HLM ont un loyer compris entre 4 et 6 € mensuel par m² de surface habitable (SH) et 85% des logements ont un loyer inférieur à 7€ mensuel par m² de SH. Observons la répartition régionale de ces données.

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf(9).png

Quelle est la proportion régionale de logements dits « très abordables » (inférieurs au plafond de l’ APL ?

  • L’aide personnalisée au logement (APL) est une aide financière destinée à réduire le montant de votre loyer ou de vos mensualités d’emprunt en cas d’accession à la propriété d’un logement ancien situé en dehors d’une zone tendue. Elle est versée en raison de la situation de votre logement et ce, quelle que soit votre situation familiale : célibataire, marié, avec ou sans personne à charge.Source

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf(10).png

La région Normandie se détache encore une fois avec un taux de 59%, supérieur à la moyenne nationale qui est de 54%, avec quatre régions que sont l’Alsace/Champagne-Ardenne/Lorraine, L’Ile-de-France et le Centre Val de Loire.

Après cette vision nationale, nous pouvons ajouter que le parc social français est quasiment le plus important d’Europe.

 

Le Petit-Quevilly et son parc de logements sociaux

Social terr.jpg

Immeuble le Petit-Quevilly ( rallye photo « La rue est une mine d’or  » organisé en mars 2018)

Sur le site internet de la commune, le logement relève de la catégorie SOCIAL, à l’onglet logement, la 1ère chose qui se donne à être considérée est ceci:

Il existe à Petit-Quevilly un nombre important de sociétés HLM proposant des logements très variés, à différents niveaux de loyers. Pour éviter aux futurs locataires des démarches multiples (dépôt d’un dossier dans chaque société), le service habitat peut dresser un aperçu général des possibilités de logement sur la commune.

Screenshot_2019-04-15 logements collectifs - Ville de Petit-Quevilly.png

Screenshot_2019-04-15 logements collectifs - Ville de Petit-Quevilly(1).png

Le Grand -Quevilly & Quevilly Habitat

« 2014 a été marquée par les 90 ans de la société et la livraison du symbolique 10 000ème logement» Source

431 nouveaux logements ont été livrés :

  • 171 à Grand-Quevilly, 99 à Maromme,
  • 94 à Petit-Quevilly,
  • 38 à Rouen,
  • 23 à Elbeuf
  • 6 à Isneauville.

Réhabilitations en 2014

  •  271 logements collectifs et 116 pavillons à Grand-Quevilly,
  •  Démarrage de la réhabilitation de 104 pavillons supplémentaires à Petit-Couronne.

 

Nous reviendrons plus en détail sur les logements qui sont concernés localement par cette recherche.

 

Isabelle Pompe, 15 Avril 2019