Les conseils de quartier Rouen rive gauche # 3

Terminons notre exploration des conseils de quartier de Rouen rive gauche au travers la lecture, la mise à disposition et l’analyse des éléments consultables depuis le site « Rouen ensemble ». Aujourd’hui, le le quartier Grammont- Europe

Tout d’abord, ce que nous pouvons remarquer c’est que seulement deux documents semblent actifs: Le bulletin d’avril 2018 et le CR de la réunion plénière 2019 03 19 – CR Grammont(1)

Le bulletin

Il présente en page de couverture une image de la bibliothèque Simone de Beauvoir et de son parc. Trois thématiques sont annoncées.

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Sur sept pages, on se dit que les sujets ont peut-être peu de place mais tentons la lecture en restant objectif.

  1. Item : notre vie de quartier
  2. Item: Notre quartier en action
  3. Item: Projets

1// Notre vie de quartier

Un titre sera toujours questionné avec #sitespecific. Son rôle, sa portée, sa cible, son niveau de vocabulaire et sa symbolique. « Notre » souligne que l’on place le lecteur au même niveau que le rédacteur de la gazette. Cet écrit, à visée inclusive, se veut être un document informatif. Est-il communicationnel ? Nous y répondrons dans un 2ème temps. « Vie de quartier » rassemble sous une dénomination commune une image compréhensible par tous. Nous sommes à même de voir ce qu’est un quartier mais sommes-nous d’accord avec sa définition ?  Grammont – Europe, telle est la désignation se veut être le même quartier. C’est donc à l’aune d’une cartographie, et donc d’une géographie que l’on situe les vies de quartier. Mais quand peut-on parler de quartier ?

Un quartier, c’est quoi?

Un quartier est une subdivision d’une ville ou d’un territoire. C’est aussi souvent une échelle d’appropriation d’une partie de la ville par ses habitants, donc un ensemble urbain comportant certaines caractéristiques particulières ou une certaine unité.  L’INSEE ajoute, « la taille des quartiers est très variable. Elle doit respecter certaines normes de population. Ainsi, une commune de 20 000 habitants n’est généralement pas découpée en plus de deux ou trois quartiers; de même, seules quelques communes de moins de 10 000 habitants sont découpées en quartiers. »Source Le dictionnaire Larousse précise, qu’un quartier est une division administrative d’une ville.

Un quartier devrait, idéalement, viser à:

  • Favoriser le lien, la cohésion sociale,
  • Soutenir les initiatives,
  • Galvaniser une attractivité afin d’animer un territoire,
  • Créer à partir d’une proximité afin de s’assurer d’une connexion avec l’habitant,
  • Identifier les besoins,
  • Connaître les acteurs locaux,
  • Se constituer en réseau
  • Permettre une action commune,
  • Développer une vie associative,
  • Valoriser l’extra local citoyen

« Notre vie de quartier » serait, idéalement, un bulletin qui permettrait de restituer ces actions. Si tant est qu’elles aient été impulsées en amont par une politique locale de la ville et aussi lors des réunions plénières des conseils de quartier. Une vie de quartier reste une donnée subjective, car à partir d’où l’habitant situe son quartier? De sa rue, des endroits qui font office de repères? En fonction de ses déplacements, de ses transports en commun? Pourquoi le quartier Europe ne relève pas du quartier St Sever ? Pourtant, visuellement, on note qu’une division vient clarifier la chose. Le boulevard de l’Europe lui-même auquel est venu se greffer la ligne de Métro (Technopôle), une séparation qui produit de l’arrondissement plus que du quartier: Europe est isolé, par les voies au nombre de six (deux doubles sens voiture et un double sens métro) de Grammont.

 

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Boulevard de l’Europe, Rouen rive gauche, 1er mai 2019, IPL

 

Notre vie de quartier ce n’est pas « ton quartier », ou « chez toi » , on s’adresse à un public cible large sans promouvoir un public dit jeune qui par ailleurs, possède une parole légitime mais inaudible. Nous pouvons d’ailleurs ajouter que cet outil qu’est le conseil, pourrait doter un quartier d’une éducation/formation de vie citoyenne. Tout le monde ne se sent pas « citoyen », ne s’imagine pas être en mesure de s’exprimer, d’être écouté, entendu. Un autre outil devrait voir le jour, un autre espace de parole en faveur et à destination d’une jeunesse qui peine à trouver des moyens d’expression dont elle pourrait s’emparer.

IL en va de même pour les personnes âgées, citoyennes, résidentes, habitantes dont la voix porte peu et qui demeure une population isolée. Elles, qui pour la plupart, ont passé leur vie, ici, pourraient participer à une transmission mémorielle et être ainsi d’emblée incluses.

 

Un outil démocratique sert à lutter contre l’isolement, à donner la parole à tous sans que les prises de paroles plurielles soient exceptionnelles.

 

Chacun de nous vit son quartier selon sa façon, avec ses attentes, ses plaisirs, déconvenues et ses volontés. Et c’est donc là que nous voyons les limites des conseils de quartier, trop centralisés, trop maintenus sous une coupe administrative. Un lieu où la parole ne semble pas à même de se libérer car celle-ci n’est pas encouragée de façon suffisamment diversifiée.

 

Faire creuset commun commence avec le principe qu’il ne faut pas cloisonner, réserver, donner la priorité à, pour ne pas favoriser, légitimer.

 

« Notre vie de quartier  » pourrait prendre d’autres formes, plus vivantes, moins organisationnelles, plus spontanées et donc plus légères, plus adaptées. La forme papier est en soi intéressante mais des initiatives avec le concours des réseaux sociaux pourraient voir le jour, des temps d’échange « moins municipaux » et plus citoyens sont à encourager vivement ailleurs, sur place, plus près des gens, et à des horaires en journée plus permissif pour certains publics disponibles. Créer de telle manière des plateformes, des liens réels et proches, le marché, le café du coin, le parc ou jardin de la ville, bref, varier les lieux, les prises de paroles, les temps d’échange et les contenus…

Le bulletin, la suite…

Poursuivons la lecture, arrêtons-nous sur les pages 6 et 7, après les focus, les portraits,  nous avons une pleine page qui amène avec elle, des remarques.

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« Notre ville en grand » – Un quartier c’est, en soi, une « ville », au sens de territoire citoyen, d’espace habité. « Grand » s’oppose à « petit » et naturellement hiérarchise, attention à l’utilisation constante de ce niveau de langage, rien n’est plus prioritaire pour une personne que son quartier parfois bien avant sa ville.

Son lieu de résidence ainsi ramené à une échelle de grandeur, l’est aussi à l’aune d’une échelle de valeur.

…Notre quartier est petit, notre ville est grande, notre vie de quartier est petite par rapport….Ne pas établir de rapport comparatif permet une parole plus bienveillante et facilite une volonté commune.Ne pas entretenir de concurrence entre les territoires qui « bougent » et donc « plus enviables » et ceux qui peineraient à proposer des choses. Certains secteurs font face à des difficultés, ils viennent « de plus loin », sont confrontés à d’autres urgences. Il convient seulement de le rappeler et d’encourager ainsi les efforts pour souligner le chemin parcouru plus que se focaliser sur les résultats!

Une ville possède une histoire au regard de ses quartiers donc les respecter est un impératif. Et puis, ces deux pages servent la promotion de la ville, certes, il est question de projets citoyens mais quel est le rapport avec Cœur de Métropole, l’appel aux dons pour les Serres du Jardin des Plantes ? Savez-vous à qui vous vous adresser? A quelle typologie de population?

Puis, vient cette requête en forme d’appel, d’annonce qui commence par rappeler le nombre de conseillers et précise le rôle et les conditions d’accès:

  1. Proposer et formuler des avis,
  2. Réaliser, également, des consultations auprès des habitants, usagers, sur des questions de proximité
  3. Ils ont réalisé 80 projets
  4. Conditions: Plus de 15 ans, travailler ou  vivre à Rouen

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Enfin, la vie pratique et ses premières lignes qui n’invitent pas de manière symbolique à créer du commun:

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Comment pouvez-vous vous imaginer créer du lien en plaçant, en 1ère information, le signalement de nuisances et les incivilités ?

Sur un pied d’égalité, puisque lisible au même endroit, au même niveau, vous indiquez la présence de votre conseil de quartier et vous le situer entre les incivilités et une invitation réelle à la délation et le ramassage des encombrants ?

Comment, le lecteur qui ne vous connait pas, vous perçoit-il selon vous ?

Quelle pertinence, quelle vision, quel effet cela produit, selon vous ? Vous êtes, au milieu, entre ceux qui viennent dénoncer ceux qui perturbent la tranquillité, qui « s’opposent » à la loi…Et le service de propreté. Vous vous installés entre la tranquillité et la propreté, un brin de provocation ?  De votre part ou de la notre ? Dans le même temps qui conçoit ce bulletin, est-ce la ville et quelle liberté est celle du conseil?

Toujours est-il que des questions devraient être « fouillées », « sondées » de manière interrompue:

  1. C’est quoi un conseil de quartier ?
  2. Et une vie de quartier?
  3. Cela se restitue de quelles manières ?
  4. Quelle est sa place réelle et symbolique ?

Un espace de parole se jauge aussi au regard de sa capacité à se remettre en question.

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B comme bar et biblio, quartier Grammont, IPL, 2018

 

Compte-rendu de la réunion plénière 2019

7  février et 19 mars sont les dates à retenir pour ce compte-rendu. Le 14 mars 2019, s’est tenue une assemblée de la « Vie participative ». Premièrement, comme indiqué en amont dans l’article, tout le monde ne peut se gargariser d’avoir su développer une vie participative. Les quartiers ne se ressemblent pas, les habitants « subissent » parfois les spécificités du quartier au sein duquel ils évoluent. Nous apprenons que le projet porté par le conseil de quartier n’a pas été retenu et donc la suggestion naturelle tient en l’idée de se greffer à ceux choisis. Une bonne initiative, en soi, qui démontre une ouverture d’esprit et une capacité à faire avec d’autres.

Un projet sur site a vu le jour, il s’agit de la fresque Boulodrome (mur SNCF). La demande qui émerge tient en la publication dans le bulletin de la réalisation de cette démarche et une proposition de valorisation supplémentaire est formulée avec l’idée d’une inauguration.

Des difficultés au regard du nombre assez faible de conseillers n’empêche pas, par ailleurs, des thématiques tels que l’environnement et la biodiversité de voir le jour. Prochaine réunion prévue le 25 avril, nous sommes le 16 juin et toujours pas de document disponible.

A suivre…

Isabelle Pompe pour #sitespecific le 16 juin 2019.

 

 

 

 

 

 

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Risques et informations

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Carte postale présentant une image de la commune partagée entre industries et patrimoine

 

L’accès à l’information pour les habitants

Nous sommes habitants des communes de la rive gauche rouennaise. Certes, nous ne percevons pas tous notre territoire de la même manière ni ne sommes devenus résidents de ces quartiers, de ces communes, pour les mêmes raisons.

Toutefois, il subsiste un point qui nous est commun. Nous sommes habitants d’une localité et partageons l’accès à ses services. Ce même territoire d’accueil est en proie à des risques qui ne devraient pas échapper à notre connaissance car ils relèvent de notre sécurité civile.

Certains d’entre vous ont identifiés ces dangers potentiels, d’autres pas. Ces risques nous sont communs car nous les partageons en connaissance de cause, ou non. Et c’est là, face à l‘inégalité d’accès à l’information, que je porte mon attention. En effet, des populations peuvent être démunies ou tout simplement ne pas mesurer avec suffisamment de justesse les dangers auxquels elles sont inconsciemment soumises au quotidien.

Une des raisons majeure à cette situation: Le fait d’en parler, de renseigner, d’informer n’est pas suffisamment direct et transparent.

D’une part, nous ne sommes pas tous informés de manière égalitaire. Les notions de risques auxquelles nous sommes exposés peuvent nous échapper parce qu’ils ne nous semblent pas prioritaires. Nous pensons avoir, au regard de notre situation sociale, d’autres urgences à traiter.

De plus, la prise en considération de ces risques requiert parfois une relative curiosité de notre part: il faut chercher pour trouver.

Une des raisons de cet échec de la transmission d’informations passe par un manque d’efficience communicationnel.

La transmission de l’information doit être équitable et l’information doit être comprise par tous et facile à trouver.

L’information auprès des populations est essentielle, il convient, dès lors, de se demander si des supports sont édités par nos communes et qu’en est-il de leur accès?

Le 1er document pour lequel nous devrions être informé dès notre emménagement, venue ou si vous le découvrez, dès maintenant, est le DICRIM.

 

DICRIM

Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs

« Ce document, réalisé par le maire, a pour but d’informer les habitants de sa commune sur les risques naturels et technologiques auxquels ils sont soumis.

Il comprend de manière générale la description des risques et de leurs conséquences prévisibles, les événements et accidents significatifs survenus dans la commune, l’exposé des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde répondant aux risques majeurs susceptibles d’affecter la commune, les consignes de sécurité devant être mises en œuvre en cas de réalisation du risque, ainsi que les mesures du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), s’il existe.

Le DICRIM est établi dans les communes pour lesquelles il existe un plan de prévention des risques (PPR) ou un plan particulier d’intervention (PPI) et dans celles exposées à un risque majeur particulier (comme le risque lié aux cavités souterraines).

Une fois réalisé, le document est porté à la connaissance du public par un avis affiché en mairie pendant au moins 2 mois puis reste consultable en mairie.

Il est recommandé aux maires de le diffuser le plus largement possible aux habitants.« Source

Cette explication se trouve sur le site de la Préfecture de la Seine-Maritime, onglets: politiques publiques/ Sécurité et Défense/ sécurité Civile/ Les risques de ma commune/ Tableau des DICRIM

Ici, un accès au tableau au format PDF (2015) où vont apparaitre, sous formes de colonne sur fond jaune orangé, la date de création du DICRIM (1ère colonne) et sa dernière mise à jour (2ème).Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015)

 

Focus pour les communes qui nous concernent:

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(4)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(3).png

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(2)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(1)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf.png

Nous pouvons souligner que des communes semblent plus actives. Sur les 5 communes qui nous intéressent, trois ont mis à jour leur DICRIM. Rouen, au même titre que Grand-Couronne dispose d’un DICRIM qui date de plus de 15 ans, voire 17 ans pour la ville de Rouen. Les périodes entre la création et sa récente mise à jour avoisinent les 10 ans en moyenne. Pour finir, le DICRIM le plus récemment mis à jour est celui du Petit-Quevilly, à savoir 2013.

Nous pouvons néanmoins nous interroger sur la mise à jour elle-même de ce document mis en ligne par la préfecture de la Seine-Maritime. Est-elle prise en compte sur les sites internet de nos communes? Cette mis à jour relève de l’initiative de nos maires, par conséquent sur le site internet du Petit-Quevilly, par exemple, nous devrions nous attendre, à la version de 2013 de notre DICRIM.

Si tel n’est pas le cas, l’accès pour la population en est d’autant plus complexifié.

 

Le DICRIM du Petit-Quevilly

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Capture d’écran du DICRIM pour la commune

L’accès à ce document est rendu possible car il est disponible sur le site internet de la mairie du Petit-Quevilly, en téléchargement, onglet cadre de vie- sécurité prévention:DICRIM

Ce document cartographique a été élaboré en juillet 2011 en fonction des connaissances et des documents de référence, sa dernière version n’est donc pas disponible.

La 1ère remarque qui vient à l’esprit tient au fait qu’il ne semble pas y avoir eu de mise à jour depuis 2011, pourtant, nous l’avons vu apparaître pour 2013. Où se trouve ce document? Et pourquoi n’est-il pas accessible depuis le site internet à son emplacement prévu?

De plus, de par la présence des PPRT (Plans de prévention des Risques Technologiques) édités par la DREAL Normandie, nous pouvons nous étonner de l’absence de cette actualisation. Source DREAL

Pour rappel, les PPRT, prévus par la loi du 30 juillet 2003, sont des documents d’urbanisme réglementant les constructions, tant existantes que futures, dans le voisinage des sites industriels. En Normandie, 21 plans ont été prescrits dont trois concernent de grosses zones industrielles : le Havre, Port-Jérôme et Rouen.

Poursuivons notre lecture du DICRIM,

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly

Les risque commencent à se qualifier et à se préciser mais nous restons sur des éléments disons généraux de l’ordre de la définition.

Page 3 du document, les choses se précisent localement, les risques sont abordés pour la commune. Le 1er à être citer concerne le risque d’inondation notamment lié au débordement de la Seine. Pour être précis, il est indiqué: « par des refoulement d’eau de la Seine par le réseau pluvial et ponctuellement au débordement du fleuve ».

Des dommages sont constatés, page suivante, principalement des inondations et des coulées de boue, le dernier en date, selon le DICRIM de 2011, aurait eu lieu en 2006. S’ensuit un plan de prévention.

Le 2ème risque abordé, page 5, est le risque mouvement de terrain. Nous ne savons pas si l’ordre d’apparition des risques est graduel. La vigilance météorologique fait son apparition avant d’aborder le risque industriel.

Nous sommes page 7, pour vous donner une idée, de manière globale:

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Capture d’écran du DICRIM du Petit-Quevilly, 2011

Trois catégories, trois effets sont soulignés: Surpression avec pour conséquence indirecte l’effet de projection, effets thermiques (risques d’explosion) et les effets toxiques (inhalation).

Puis, il est fait état de la réglementation SEVESO avec les classements Seuil haut et Seuil bas. Pour plus d’informations concernant SEVESO, je vous invite à consulter ce lien: Page SEVESO Site specific

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Reprenons la lecture, et faisons dorénavant le point sur la situation du risque, telle qu’elle est décrite dans ce DICRIM

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly

Prenant en considération que ce document date de 2011, nous pouvons souligner quelques changements au regard du nom des sites et entreprises concernés. GPN, se nomme GPN – Boréalis (vous pouvez lire cet article : GPN Boréalis – AZF Toulouse). Par contre, je ne sais pas si la chaudière urbaine possède aujourd’hui un autre nom ni si elle est gérée par une autre entreprise.

Nous pouvons également observer que la surpression est un risque présent pour trois sites et le risque thermique pour la moitié.

Une prise en compte des distances est ensuite expliquée ainsi que des « scénarios » sont « retenus » pour le dimensionnement des secours.

Ce qui nous amène à comprendre que dans cette notion de risques, les éléments étudiés concernent l’accident, la crise et non l’exposition aux risques, dans le temps, telles que les pollutions.

La prévention, apparaît, comme suit:

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, page 8- 2011

Étude d’impact, étude de danger, la DREAL est citée pour son contrôle régulier, puis les plans de secours, au nombre de trois sont rapportés: POI, PPI et PPI de la zone de Rouen.

Nos entreprises classées SEVESO entrent en scène. Vous voyez enfin ressortir, en rouge foncé, en bas du document, l’évocation de la fameuse sirène du 1er mercredi de chaque mois Sirène.

Je vous invite d’ailleurs à prendre connaissance de cet article/ vidéo du 3 janvier 2018 du journal Le Monde « Cinq choses que vous ne savez peut-être pas sur la sirène du premier mercredi du mois« . Vous apprendrez que lorsqu’il y a un danger, elle ne sonne pas de la même façon et qu’elle signale aujourd’hui des catastrophes naturelles ou industrielles… Siréne – Le Monde

Enchainons avec l’explication de l’alerte

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly P. 9 – 2011

 

Après avoir pris connaissance de la diffusion de cette alerte, l’ indication d’une brochure PPI de 2007 est stipulée. Lien vers les brochures d’information PPI département 76

Depuis 2007, des mises à jour ont été entreprises, sur le site de la préfecture de la Seine-Maritime, à l’onglet politiques publiques/ Sécurité et Défense/Sécurité civile/ Risques naturelles et technologiques/ Risque industriel/ les brochures – Brochure format PDF zone de Rouen:Plaquette PPI UIC 2016

 

Plaquette PPI zone de Rouen

« Cette brochure a été réalisée dans le cadre de la communication associée au Plan Particulier d’Intervention de la zone de Rouen en étroite collaboration avec les industriels de la zone de Rouen, la préfecture de la Seine-Maritime, la DREAL de Normandie, les communes concernées, l’ IUC (Union des Industries Chimiques) de Normandie.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter la page sirene-industrie- normandie.fr « 

En détail, cette brochure nous laisse à comprendre ces éléments d’informations

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Capture d’écran plaquette PPI 2016, zone de Rouen

 

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Capture d’écran plaquette PPI 2016 zone de Rouen

 

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Capture d’écran plaquette PPI, 2016, zone de Rouen

La lecture m’invite à saisir que cette brochure a été adressée à des habitants proches des sites industriels. Je m’étonne, résidente du Petit- Quevilly depuis 2015, de ne pas avoir reçu cette brochure. Peut-être n’ai-je tout simplement pas accorder l’importance nécessaire à ces informations. Une des raisons probables, la présentation du support!

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen

Découpées en 4 items avec beaucoup trop de textes, les informations sont d’emblée non reçues.

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen

Le vocabulaire et les acronymes perdent le lecteur.

Qui connait les consignes de sécurité?

Mesures de confinement nécessaires telles que sortir de sa voiture, rester/rentrer chez soi, ne pas rejoindre sa famille située à l’extérieur, ne pas aller chercher ses enfants, ne pas encombrer les réseaux téléphoniques nécessaires à l’intervention des secours, boucher toutes les entrées d’air (portes, fenêtres, aérations), arrêter ventilations et climatisation, supprimer toute flamme et étincelle, couper tous les robinets (d’électricité, de gaz), rester dans une pièce possédant une arrivée d’eau, ne sortir qu’en fin d’alerte ou signal sur ordre d’évacuations.

…Et si des mesures d’évacuation étaient engagées, toujours prendre avec soi, ses papiers d’identité.

Enfin, la reprise, déjà cités dans le DICRIM, des risques

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen DICRIM du Petit-Quevilly de 2011

 

Retour sur le DICRIM du Petit-Quevilly

Sur la même page, que celle de l’alerte et la brochure, est indiqué ceci:

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, p. 9- 2011

Le guide de confinement

(je reviendrai plus en détail sur ce guide dans un article spécifique)

« Le risque industriel est un thème à la fois vaste, complexe et évolutif. Un guide d’information a été élaboré par le SIRACEDPC (Service Interministériel Régional des Affaires Civiles et Économiques de Défense et de Protection Civile ).

Il a pour objectif d’apporter des réponses aux personnes qui habitent ou travaillent à proximité des sites industriels générant un risque toxique.

Les conséquences d’un accident industriel peuvent varier en fonction de la prévention qui aura été faite et de l’efficacité des comportements avant et pendant la crise.

Aussi, les responsables des entreprises et des établissements recevant du public situés dans la zone de danger des établissements à risque ont un rôle essentiel à jouer en matière de protection afin de réduire les conséquences de l’événement une fois qu’il est apparu.

Un guide a été élaboré pour les personnels de ces structures, mais aussi pour les particuliers qui habitent à proximité des établissements industriels générant un risque d’émanation toxique.

L’objectif est de faire connaître les conduites à tenir en cas d’émission d’un nuage toxique avec la mise en œuvre des consignes de confinement. » (Propos repris ici: Lien)

Guide de confinement 

 

Risques transport

Nous prenons connaissance, sur notre DICRIM à la page 10, du risque transport de matières dangereuses sachant que la commune du Petit-Quevilly est concernée par le transport fluvial, routier, ferroviaire et par canalisations.

Focus sur le transport fluvial

Celui-ci est lié aux activités en Seine-Maritime à savoir industrielles, pétrolières et chimiques. la vallée de la Seine dispose de la plus grande capacité de stockage d’hydrocarbures du territoire national. La présence de deux ports autonomes (Rouen et Le Havre) constitue une zone très importante en matière de transit de matières dangereuses. Le Petit-Quevilly est concerné par ce risque en raison de sa proximité avec le fleuve.

A noter que le transport ferroviaire est touché par cette notion au regard d’une voie de desserte des entreprises classées SEVESO.

 

Le plan d’affichage du Maire

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Je vous laisse le soin de vérifier si vous lisez ces plans d’affichage où s’ils sont placés de manière à être accessible sur les sites concernés.

Il est régulièrement rappelé d‘écouter la radio afin de s’informer de la situation: France Bleu Normandie est indiquée 100.1 FM, France Inter: 96.5 FM et NRJ: 100.5 FM

Enfin, l’avant dernière page de ce DICRIM rassemble les contacts essentiels

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, p.12- 2011

Le DICRIM consacre sa dernière page à une carte (un scan) de la commune qui a trait à son exposition aux risques de manière graphique. Cette représentation est assez peu utilisable de par la densité d’informations précisées et la mauvaise qualité du scan (agrandissement problématique).

 

Isabelle Pompe, 19 mars 2019