Mythologies en territoire social

Sur nos territoires sociaux, disons -le, parfois voire souvent, habités par des populations « socialement exposées« , nous pouvons nous demander si certains incivismes ne sont pas régulièrement à l’œuvre. Et si ces derniers ne constituent pas une mythologie du pauvre. Nous entendrons par là, le non respect de nos espaces collectifs, le bruit, le non respect du voisinage, la mécanique sauvage, le tout-bagnole/Moto, un rapport entretenu avec la saleté, le défaut du tri des poubelles…Bref, un certain laissez-aller qui peut donner à voir et à vivre un sentiment sévère d’agacement.

Le respect est-il un mythe ?

Le mythe, selon Le Larousse pourrait se définir par:

  • Récit mettant en scène des êtres surnaturels, des actions imaginaires, des fantasmes collectifs, etc.
  • Allégorie philosophique (par exemple le mythe de la caverne).
  • Personnage imaginaire dont plusieurs traits correspondent à un idéal humain, un modèle exemplaire (par exemple Don Juan).
  • Ensemble de croyances, de représentations idéalisées autour d’un personnage, d’un phénomène, d’un événement historique, d’une technique et qui leur donnent une force, une importance particulières : Le mythe napoléonien. Le mythe de l’argent.
  • Ce qui est imaginaire, dénué de valeur et de réalité : La justice, la liberté, autant de mythes.

Le respect, quant à lui, selon la même source, se voit être défini par:

  • Sentiment de considération envers quelqu’un, et qui porte à le traiter avec des égards particuliers ; manifestations de ces égards : Manquer de respect à quelqu’un.
  • Sentiment de vénération envers ce qui est considéré comme sacré : Le respect des morts.
  • Considération que l’on a pour certaines choses : Le respect de la parole donnée.

 

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Une vue aérienne de traces de « mécanique sauvage », rue Lebas au Petit-Quevilly

Comment pouvons-nous, à ce point, nous manquer de respect? 

Tout d’abord, la considération du territoire sur lequel nous avons posé nos vies est aussi à questionner par rapport à notre bailleur social. Quel rapport entretenons- nous avec lui? IL nous a choisi parmi une liste, nous ne nous demanderons pas quels sont ces critères. Puis, c’est pas terrible, il encaisse le loyer, se place très souvent en « irresponsable »,  fait sommairement le ménage, ne communique pas beaucoup avec ses locataires et n’intervient que très rarement pour des problèmes de gênes occasionnées par nos voisins par exemple. Donc, entre le refus d’effectuer des travaux, la vétusté de l’habitat, des problèmes très importants d’isolation phonique, de nuisance lumineuse due au sur-éclairage des immeubles postés en face, une isolation thermique vieille de plus de 25 ans voire plus… Ce n’est pas la joie d’être pauvre, de vivre selon les conversations, les bruits, les engueulades et autres ambiance sonore du voisinage, à son rythme sans aucune intimité matin, jour, soir et week-end…

 

La nuit & la pollution visuelle?

 

Nuit jour Lebas Petit Quevilly 16 avril 2019 22h30.jpg

Séquence de sur-éclairage en territoire social au Petit-Quevilly

Sur mon territoire d’habitation, la nuit, il fait jour. La raison? L’immeuble d’en face, comme d’autres dans la rue, sont éclairés en façade, de plus, mes fenêtres de salon n’ont pas de volet.

« Quand la nuit commence-t-elle ? Et quand se termine-t-elle ? En réalité, les termes de « nuit » et de « jour » sont une manière pour l’homme de simplifier les choses. Comme la Terre n’arrête jamais son mouvement, la luminosité en un point donné de sa surface, elle non plus, ne cesse de varier, depuis un maximum d’éclairement jusqu’à une obscurité maximale, et inversement.

Le cycle, dit circadien*, se boucle en 24 heures (23 heures et 56 minutes très exactement) et comporte deux moments charnières :
– un passage du jour à la nuit, le crépuscule*,
– un passage de la nuit au jour, l’aube*.

La durée du crépuscule et de l’aube dépendent de la latitude (à l’équateur par exemple, le passage du jour à la nuit est très rapide).

Pour être encore plus précis, on peut se référer aux positions que le Soleil adopte successivement (au crépuscule comme à l’aube) par rapport à l’horizon (imaginé à 90° par rapport au zénith). On nomme ainsi :
– le moment civil : le Soleil est entre 0 et 6° sous l’horizon. Entre l’aube civile et le crépuscule civil se déroule « officiellement » le jour,
– le moment nautique : le Soleil est entre 6° et 12° sous l’horizon,
– le moment astronomique : le Soleil est entre 12° et 18° sous l’horizon. Entre le crépuscule astronomique et l’aube astronomique se déroule « officiellement » la nuit.

La Terre est marquée par un mouvement de rotation sur elle-même qui a pour conséquence que l’éclairement de sa surface n’est pas statique. En un point donné, l’observateur vit alternativement une période éclairée et une période obscure. Dans notre société on appelle la première, le jour*, et la seconde, la nuit*, mais certaines civilisation peuvent effectuer une dissociation conceptuelle. Source

Dans le cas de mon territoire social, il ne s’agit pas d’un éclairage public mais d’une pollution visuelle privée. Des questions se posent comme qui paie la facture énergétique?

Les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne se limitent pas à la privation de l’observation du ciel étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations pour la biodiversité (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, des migrations…) et représentent un gaspillage énergétique considérable. Source

Loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II)

L’article 41 de la loi, codifié à l’article L.583-1 du code de l’environnement précise les 3 raisons de prévenir, supprimer ou limiter les émissions de lumière artificielle lorsque ces dernières :

  • Sont de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes,
  • Entraînent un gaspillage énergétique
  • Empêchent l’observation du ciel nocturne.

ÉCLAIRAGE PUBLIC

  •   « Jusqu’à présent, les villes considéraient l’éclairage comme un acquis, signe de progrès. Aujourd’hui, l’on commence à prendre conscience que la lumière a un coût, économique et énergétique, et des conséquences sur le vivant », explique Anne-Marie Ducroux, présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne Anpcen, qui milite depuis quinze ans pour réduire l’intensité lumineuse des villes. (Article Le Monde du 3 juillet 2012)

Le problème d’une extinction totale des feux :  » le sentiment d’insécurité né de l’absence de lumière dans les rues. Il existe une anxiété des habitants, mais pas une insécurité réelle.

 

Les poubelles et autres dépôts d’ordures?

L’incivisme n’est pas le fruit unilatéral de l’habitant, il est aussi celui du bailleur qui autorise le dépôt des poubelles, des encombrants à un endroit où cela est interdit, ce qui n’a rien de civique.

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Un jour « soft » d’avril 2019, sortie de poubelles rue Lebas au Petit-Quevilly

En quoi, cette vision est agréable? En quoi nous sommes respectés ?  En quoi les petits espaces verts et autres fleurs sont elles respectées? Quel est l’agrément? Qui respecte le personnel de la voirie venu nettoyer ce tout petit lopin de terre et qui respecte les hommes de la propreté? Et question image, vous vous dites quoi?

Une guerre public versus privé s’engage. Lasse de la constater, je photographie et me renseigne. De surcroît, il serait bon de se dire que non, nous n’avons pas envie de nous habituer à cela, et non, nous ne voulons pas voir nos bas d’immeubles jonchés de bordels et de détritus.Non, le territoire social ce n’est pas la Zone et non ce n’est pas parce que nous sommes pauvres que nous devons composer avec cette vision de la saleté.

Oui, il existe très certainement d’autres solutions à mettre en place. D’autant que :

Le tri sélectif, c’est compliqué?

Et puis, par incivisme, j’entends, l’incapacité fort probable de mes voisins à faire le tri. Le verre par exemple est mélangé au reste alors que nous avons cependant à moins de 50 mètres, un container. Je ne saisirai jamais cette technique du je-m’en-foutisme, ni ce refus de faire la différence toutefois, je crois que les gens sont perdus quant à ce qui est trié et ce qui ne l’est pas. Un défaut d’informations claires en est sûrement à l’origine. Pourquoi ne pas former des gens et les responsabiliser de façon à ce que nos locals à poubelles ne soient pas ce grand n’importe quoi. Je peux comprendre que nous en avons marre, que nous avons lâché l’affaire mais nous vivons au même endroit, nous partageons les mêmes lieux communs.

En 2014, le journal le Monde titrait:  » La moitié des Français ne trient pas leurs déchets de manière systématique ». Le taux de recyclage des emballages ménagers plafonne toujours à 67 %, un rythme incompatible avec l’objectif de 75 % du Grenelle de l’environnement. Les jeunes trient moins que leurs aînés.

  • Que pouvons-nous pointer comme motif? « Il est donc devenu très facile de pouvoir trier ses déchets mais certaines personnes continuent à ne pas le faire et il est compliqué de trouver une réponse à ce comportement mais il semblerait qu’il s’agisse avant tout d’un problème de prise de conscience. » Ou encore « certaines personnes ne veulent pas faire d’effort et continuent à vivre très égoïstement.« 

Faisons un petit tour avec les agents de propreté dans un quartier privilégié de Paris – le 6ème arrondissement (Odéon), la scène se passe en 2015:

  •  Mardi 30 juin à 10 heures, la seconde tournée de tri sélectif débute dans le 6e arrondissement de Paris. Pour l’éboueur, il ne s’agit pas d’embarquer les bacs jaunes sans se poser de question. Les agents de propreté agissent comme les premiers remparts entre la cuisine et le centre de tri. Pendant sa mission, l’agent contrôle donc le contenu de nos poubelles. Interdiction d’y mettre les mains ou de fouiller le bac : la vérification est purement visuelle.

 

Mais « quand on voit qu’il y a trop d’erreurs de tri, on condamne et on ne ramasse pas », explique-t ‘il. »

 

Pour cela, l’éboueur possède une arme efficace : un rouleau de ruban adhésif qu’il sort pour embobiner les bacs remplis d’« indélicatesses ».

« Nous sommes les principaux interlocuteurs des riverains. Peut-être qu’ils manquent d’informations, mais, souvent, ils n’ont surtout pas envie d’aller les chercher », regrette l’éboueur.

 

Pourtant, ces erreurs peuvent coûter cher à l’arrivée au centre de tri, où le camion rempli termine son voyage.

Une population incapable de trier jusqu’au bout

« Comment expliquer notre incapacité à bien trier alors qu’on nous rabâche les mêmes consignes depuis bientôt quinze ans ? Dans l’immeuble, chacun a son avis. Pour Antoine, c’est une question d’éducation. Ses parents lui ont appris à trier, mais il comprend que cela soit plus difficile « si on n’a pas été sensibilisé« . Eva, professeur d’allemand installée dans l’immeuble depuis 1991, estime que les Français sont surtout « très en retard » sur le sujet et peu intéressés par l’environnement. La quinquagénaire a vécu longtemps en Allemagne et, de l’autre côté du Rhin, « c’est complètement normal de trier ». « Je n’arrive même pas à me souvenir d’un moment où ma mère jetait toutes les ordures ensemble », sourit-elle. »Source

Fumer dans les parties communes?

Les parties communes sont non-fumeuses parce qu’en fait c’est à la fois la loi, c’est aussi dangereux et puis cette odeur, au vue de notre isolation, ce n’est plus celle de votre cigarette mais celle de notre cigarette...

Cela relève de la santé publique, et c’est aussi Le Décret n° 2006-1386 du 15 novembre 2006 publié au JO le 16 novembre 2006, codifiant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif

L’interdiction de fumer, dont les conditions sont définies à l’article R. 3511-1 du code de la santé publique, ne s’applique pas aux lieux d’habitation privés.

  • Dans une copropriété, l’interdiction de fumer dans les parties communes peut être décidée par le bailleur, le syndic ou le conseil syndical.
  • La loi Évin ne concernera ce responsable que par le fait qu’il à l’obligation de protéger la santé de ses salariés (gardien, équipe d’entretien) contre le tabagisme passif.
  • Si vous êtes propriétaire, il serait donc utile d’avertir votre bailleur ou votre syndic de ces agissements et de tenter par ailleurs un action en trouble de voisinage devant le Tribunal d’Instance, mais il faudra faire la preuve (par témoignage ou par constat d’huissier) de l’existence d’un trouble anormal de voisinage.
  • Quant aux ascenseurs, ils peuvent être considérés comme des moyens de transport collectif et donc sans tabac, mais cette interprétation n’a jamais été confirmée par jurisprudence.

Les infractions aux dispositions du nouveau décret concernant l’interdiction de fumer pourront être sanctionnées immédiatement par une amende forfaitaire tant pour le responsable des lieux que pour le fumeur.

  • Le fumeur contrevenant : 68 euros à payer par timbre-amende dans les 45 jours ; au-delà de ce délai, le contrevenant devra s’acquitter d’une amende de 180 euros. , code NATINF 11280.
  • Le responsable des lieux : Pour la mise en place d’un fumoir ne répondant pas aux normes, ou pour absence de signalétique : 135 euros à payer par timbre-amende dans les 45 jours, 375 Euros au delà de cette date, code NATINF 11283

Tout d’abord interrogeons -nous sur le regard extérieur tel qu’il est porté par les populations dites « favorisées ».

 

Le regard extérieur sert-il le mythe ?

Ce que les riches pensent des pauvres : une enquête sociologique – enquête comparative menée par les sociologues Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet. Ils ont interrogé les riches des beaux quartiers de trois métropoles – en France, au Brésil et en Inde – pour analyser leur perception des pauvres et des inégalités. Source

« Nous avons alors choisi d’explorer le rapport à l’altérité dans ces quartiers. En nous demandant aussi si perdurait l’identification montrée par Louis Chevalier des « classes laborieuses » à des « classes dangereuses » par l’élite bourgeoise de la France du XIXe siècle, et qui fondait leur mise à distance« .

  • L’ altérite se définit par  l’état, la qualité de ce qui est autre, distinct.

 

 « Dans de nombreuses métropoles on constate une augmentation de la ségrégation spatiale du fait de la concentration de la richesse dans certains espaces : les riches vivent dans des territoires de plus en plus repliés sur eux-mêmes, coupés des autres couches de la population » souligne Serge Paugan.

 

Il poursuit en se demandant comment « chez les riches des quartiers les plus exclusifs,  se construit le processus de stigmatisation des pauvres et de leur discrimination. En fonction du quartier, source de distinction, les chercheurs se sont demandés quelle représentation les riches ont-ils des pauvres.

  • La frontière morale – Les plus riches sont persuadés d’être porteurs d’une supériorité morale.
  • L’angoisse du contact, à pauvres, ils associent une répulsion physique, voire à un sentiment d’insécurité.

Ils constatent des différences en France, toutefois, « la racialisation est frappante chez ces élites pourtant dotées d’un art du contrôle social. La menace est celle des pauvres venus d’ailleurs, soupçonnés de manquement « culturel » aux savoirs élémentaires d’hygiène : les Roms, les réfugiésLa saleté des quartiers est associée à un comportement jugé non civilisé de « certains » types de populations.

De plus, les riches (en France) reconnaissent des déterminismes sociaux, ils recourent, en la dévoyant, à l’idée du mérite comme justification des privilèges :

  • les riches sont riches parce qu’ils ont… plus de mérites que les autres, faisant fi de ce qui relève largement d’inégalités sociales.
  • Le terme « injustice » n’est jamais prononcé.

Le néolibéralisme et son mythe du mérite

Les valeurs défendues relèvent de la « prise d’initiative et de risque, la responsabilité individuelle à laquelle est liée la valorisation du mérite, au détriment de la responsabilité sociale. » Ceux qui ne réussissent pas, on attribue des comportements paresseux, une incapacité à faire les bons choix.

 » Dans la société française que la richesse est de plus en plus valorisée en tant que telle comme idéal de réalisation de soi. Le problème de ce discours décomplexé est qu’il s’accompagne très souvent d’un mépris à l’égard des pauvres et d’une justification idéologique de leurs échecs ou de leurs malheurs » constate Serge Paugan.

  • Solidarité Versus Entre-soi ?

« C’est tout à la fois la mixité sociale, la notion d’espace public, la confiance mutuelle qui risquent d’être emportés par ce processus. Cette logique d’entre-soi progresse et est terriblement menaçante, elle interroge le potentiel de cohésion de nos sociétés. »

 

D’autres mythe à suivre,

Isabelle Pompe, 16 avril 2019.

 

 

 

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Logement social & typologie de population

A territoire social, nous pouvons associer un secteur géographique plus connu pour son accueil des classes moyennes et populaires, des logements sociaux… Mais aussi au regard de la population, nous pouvons observer des habitants qui possèdent un travail, des retraités, des demandeurs d’emploi et des précaires…Tout dépend donc de ce que l’on cherche et du poste d’observation choisi. Nous questionnerons ici, la notion de logement social.

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Quartier Nobel – Maletra en 1977

Le Petit-Quevilly est le 1er territoire social du projet Site Specific. Cette commune se définit par différentes données statistiques telles que celles de l’INSEE, étudiées sur des périodes.

Le Petit-Quevilly en chiffres

Screenshot_2019-04-15 POPULATION LE PETIT-QUEVILLY statistique de Le Petit-Quevilly 76140.png

En 2015, date du dernier recensement INSEE, la population de cette commune est de 22511 habitants. Le nombre total de logements est de 10951- 90, 2% sont occupés en résidence principale. Il existe 9% de logements vacants. 41, 4% des logements occupés en résidence principale le sont par des ménages propriétaires.

Le nombre de ménage fiscaux est 9700, la part des ménages fiscaux imposés est de 44, 8%. Le taux de pauvreté est de 24%.

  • Le taux de pauvreté correspond à la proportion d’individus (ou de ménages) dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros). L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d’autres pays (comme les États-Unis ou l’Australie) ont une approche absolue. Dans l’approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. On privilégie en Europe le seuil de 60 % du niveau de vie médian.Source

Le taux d’activité des 15-64 ans est de 74, 5%, le taux de chômage (même variable) est de 21, 3%.

La part de l’industrie est 4, 4%, celle de la construction est de 14, 9% et celle du commerce, transports et services divers est  de 67, 7%

Historique de la population de Le Petit-Quevilly de 1968 à 2007 

La population de Le Petit-Quevilly était de 21 970 habitants en 2007, 22 329 habitants en 1999, 22 600 habitants en 1990, 22 876 habitants en 1982, 22 401 habitants en 1975 et 22 876 habitants en 1968.

Le Petit-Quevilly-population

  • Ce recensement de la population de la ville de Le Petit-Quevilly est sans doubles comptes.
    Ce concept de population de Le Petit-Quevilly sans doubles comptes signifie que chaque personne habitant Le Petit-Quevilly et ayant des attaches dans un autre commune n’est prise en compte que pour l’une de ces deux communes.

Répartition de la population de Le Petit-Quevilly par sexe en 2007

– Le nombre d’hommes habitant était de 10 432
– Le nombre de femmes habitant était de 11 539

Répartition de la population de Le Petit-Quevilly par âge en 2007

– Population de Le Petit-Quevilly de 0 à 14 ans : 4 070 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 15 à 29 ans : 5 031 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 30 à 44 ans : 4 721 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 45 à 59 ans : 4 150 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 60 à 74 ans : 2 562 habitants
– Population de Le Petit-Quevilly de 75 ans ou plus : 1 435 habitants

 

LOGEMENT SOCIAL

En 2018, au niveau national,

En 2017, plus d’ 1,8 million de demandes de logement social sont enregistrées par le système national dit « numéro unique ».Source

Les Derniers chiffres du logement social

Au 1er janvier 2018, le parc locatif social compte 5 003 500 logements, en progression de 1,8 % sur un an, soit 89 000 logements supplémentaires.

En 2017, 78 200 logements ont été mis en service:

  • 91 % d’entre eux sont neufs.
  • Dans le même temps, 10 200 logements ont été démolis,
  • 10 400 ont été vendus et
  • 700 ont changé d’usage ou ont été restructurés.

Par ailleurs, 9,4 % de l’ensemble des logements sociaux (hors nouvelles mises en service) ont fait l’objet d’un emménagement. Au 1er janvier 2018, la proportion de logements vacants est restée stable à 3,0 %. Le taux de vacance de plus de trois mois varie très peu ; il s’élève à 1,5 %, soit 0,1 point de moins par rapport aux trois années précédentes.Source

« Les logements sociaux sont attribués sous conditions de ressources et de séjour régulier en France. Le plafond de ressources à respecter dépend notamment du type de logement et de sa localisation.

Certaines personnes, compte tenu de leur situation personnelle, sont définies comme prioritaires. « Source

Screenshot_2019-04-15 Logement social conditions d'attribution.png

Le HLM en chiffre (2018) les_hlm_en_chiffres_2018

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf.png

Personnes prioritaires

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Le logement social en FRANCE et par Région

Nous pouvons noter que la région Normandie comprend entre 200 000 et moins de 300 000 locataires en logements sociaux, soit 17, 6%. Ce pourcentage est plus élevé que la moyenne nationale qui est de 15%.

Parc social & étiquettes énergie

Qui est énergivore ?

La classe énergie est une note allant de « A » à « G « . La note « A » indique que le bien a une excellente performance énergétique, c’est-à-dire qu’il est parfaitement isolé et qu’il consommera peu d’énergie pour être chauffé (maison basse consommation bbc). Au contraire, un DPE E ou un DPE F indique que le bien est mal isolé et que vous devrez surement engager des frais de rénovation pour isoler la toiture, les fenêtres ou les murs ou changer la chaudière. La classe énergie vous permet par conséquent d’anticiper et de connaitre le montant de vos consommations futures d’énergie et donc de vos factures.

Screenshot_2019-04-15 Classe energie le calcul DPE du bilan énergétique Allodiagnostic

Selon cette carte, en Normandie, le parc se découpe de la façon suivante: seulement 1/3 des logements ont une classification « responsable ». 67% des logements du par social sont énergivores, mal isolés et dont les rénovations se font attendre.

 

 

Étiquettes Gaz à effet de serre (GES)

 

Il existe différents gaz à effet de serre, contribuant au réchauffement climatique : le dioxyde de carbone, le méthane, l’oxyde nitreux, les chlorofluorocarbones, etc. Par convention, le CO2 sert « d’étalon » des gaz à effet de serre. C’est pourquoi la classe énergétique GES d’un logement est attribuée en fonction du poids « d’équivalent CO2 » dégagé par an par le bâtiment.

Les échelons de la classe GES :

La classe GES d’un logement est attribuée selon ses émissions de gaz à effet de serre :

  • Classe A : moins de 5 kgeqCO2/m2.an (Bâtiment BBC),
  • Classe B : 6 à 10 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe C : 11 à 20 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe D : 21 à 35 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe E : 36 à 55 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe F : 56 à 80 kgeqCO2/m2.an,
  • Classe G : plus de 80 kgeqCO2/m2.an.

Selon cette carte, la région Normandie est la 7ème région de France avec ses 43% (classes E F et G), ce qui la classe dernière du peloton de tête ( Est de la France, Nord et la région lyonnaise). De plus, elle cumule, pour ses classes D, E, F et G: 78%.

Qui est accueilli en logement social?

Après l’approche par ces classifications, nous pouvons questionner, au niveau national, la composition familiale des ménages et la part de personnes seules, des familles monoparentales et familles nombreuses.

Examinons ensuite les catégorie socio-professionnelles au niveau national et demandons-nous quelle est la part des employés/ouvriers?

Interrogeons le niveau de vie annuel médian et le taux de pauvreté de ces habitants

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf(7).png

Notons que le taux de pauvreté est nettement supérieur dans le parc HLM avec 31% des locataires. On observe un phénomène de paupérisation des locataires du parc social compte tenu du faible niveau des ressources des demandeurs et des attributaires. Une demande sur quatre est pourvue soit 23% pour l’ensemble des ménages demandeurs.

Quel taux de succès par région?

Alors que la moyenne nationale est de 23%, nous pouvons constater que, pour la région Normandie, ce taux s’élève à 41%. Elle fait partie des régions les plus favorables.

Quel est le niveau moyen de loyer, pour le logement sous contrat de location – parc HLM,  au M² ?

58 % des logements HLM ont un loyer compris entre 4 et 6 € mensuel par m² de surface habitable (SH) et 85% des logements ont un loyer inférieur à 7€ mensuel par m² de SH. Observons la répartition régionale de ces données.

Screenshot_2019-04-15 Mise en page 1 - les_hlm_en_chiffres_2018 pdf(9).png

Quelle est la proportion régionale de logements dits « très abordables » (inférieurs au plafond de l’ APL ?

  • L’aide personnalisée au logement (APL) est une aide financière destinée à réduire le montant de votre loyer ou de vos mensualités d’emprunt en cas d’accession à la propriété d’un logement ancien situé en dehors d’une zone tendue. Elle est versée en raison de la situation de votre logement et ce, quelle que soit votre situation familiale : célibataire, marié, avec ou sans personne à charge.Source

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La région Normandie se détache encore une fois avec un taux de 59%, supérieur à la moyenne nationale qui est de 54%, avec quatre régions que sont l’Alsace/Champagne-Ardenne/Lorraine, L’Ile-de-France et le Centre Val de Loire.

Après cette vision nationale, nous pouvons ajouter que le parc social français est quasiment le plus important d’Europe.

 

Le Petit-Quevilly et son parc de logements sociaux

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Immeuble le Petit-Quevilly ( rallye photo « La rue est une mine d’or  » organisé en mars 2018)

Sur le site internet de la commune, le logement relève de la catégorie SOCIAL, à l’onglet logement, la 1ère chose qui se donne à être considérée est ceci:

Il existe à Petit-Quevilly un nombre important de sociétés HLM proposant des logements très variés, à différents niveaux de loyers. Pour éviter aux futurs locataires des démarches multiples (dépôt d’un dossier dans chaque société), le service habitat peut dresser un aperçu général des possibilités de logement sur la commune.

Screenshot_2019-04-15 logements collectifs - Ville de Petit-Quevilly.png

Screenshot_2019-04-15 logements collectifs - Ville de Petit-Quevilly(1).png

Le Grand -Quevilly & Quevilly Habitat

« 2014 a été marquée par les 90 ans de la société et la livraison du symbolique 10 000ème logement» Source

431 nouveaux logements ont été livrés :

  • 171 à Grand-Quevilly, 99 à Maromme,
  • 94 à Petit-Quevilly,
  • 38 à Rouen,
  • 23 à Elbeuf
  • 6 à Isneauville.

Réhabilitations en 2014

  •  271 logements collectifs et 116 pavillons à Grand-Quevilly,
  •  Démarrage de la réhabilitation de 104 pavillons supplémentaires à Petit-Couronne.

 

Nous reviendrons plus en détail sur les logements qui sont concernés localement par cette recherche.

 

Isabelle Pompe, 15 Avril 2019