Presque une conclusion

Aujourd’hui

▔ Après de longues semaines depuis le dernier évènement (23 février 2020), et, depuis le confinement, le projet est à l’arrêt pour sa partie recherches/récits de vie, ainsi que pour ses actions. Le compte Instagram (@photography specific ) a été, lui, alimenté durant toutes ces périodes.

Screenshot_2020-05-16 Site Specific ( photographyspecific) • Photos et vidéos Instagram

Une séquence en images prise cette semaine lors d’un toute première traversée de la Seine depuis 3 mois

  • Un arrêt, en guise de couperet ?  Pas tout à fait, disons, que depuis l’accident de Lubrizol survenu en septembre 2019, la collecte des récits de vie, les rencontres ont été difficiles à réaliser. Cet évènement a connu un retentissement très fort. La peur, la colère des habitants étaient telles qu’aucun sujet ne pouvait être abordé sans l’expression de ces dernières. Une crise de confiance s’est alors installée, plaçant toute enquête dans la mauvaise direction.

◒ Les habitants ont souvent mélangé, interprété le travail, les missions de Site Specific, ne lui permettant pas de préserver toute sa neutralité.

 

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Voici une image prise depuis mon balcon de Petit-Quevilly le matin de l’accident, il est 10H30

➝Voici où nous en étions en février de cette année: Article du journal le Monde: Lubrizol mis en examen pour atteinte grave à la santé et à l’environnement

➝Le média normand d’investigation, Le Poulpe, donne ceci à lire sur le sujet: onglet Lubrizol

 

Le dernier évènement

La dernière Clean Walk du 23 février – la 3ème du nom organisée à Petit-Quevilly- a été une forme d’épreuve; Lubrizol a engendré une psychose sur la commune, au point que l’idée de toucher, de s’approcher des sols, d’éléments potentiellement pollués a, entre autres, provoqué un défaut majeur de participation.

L’Évènement Clean Walk 3  a connu pourtant une belle audience depuis la page Facebook du projet, des participants à partir d’autres espaces s’étaient déclarés prêts à contribuer. Toutefois, celle-ci est nettement moins importante que la 2ème Clean Walk du 12 janvier 2020 et inférieur à la 1ère Clean Walk baptisée Action Specific 1. Pourtant tous les ramassages solidaires ont eu lieu après Lubrizol, la prise de conscience fut, peut-être, en décalage. Nous pouvons dire également que, localement, cette initiative était très nouvelle, trop pour prendre ? De surcroît, la volonté/l’envie de s’engager, le rapport aux déchets sauvages au regard de son quartier demeurent des questions entières à poser.

Screenshot_2020-05-16 Clean Walk # 3

capture d’écran réalisée le 16 mai 2010 depuis la page FB de Site Specific

▢ Le nombre très faible de mains fortes a modifié la forme du ramassage solidaire, il s’est transformé en approche perceptive des espaces verts, en étude du parc des Chartreux depuis ses accès, ses sens de circulation, ses publics, ses différentes zones. Cette visite a produit un constat agaçant quant à ce territoire si mal valorisé. A mesure, que nous avancions dans ce parc, nous constations différentes formes d’abandon, de gaspillage…

Screenshot_2020-05-16 Isabelle Pompe L photography ( isabellepompe) • Photos et vidéos Instagram

Ce cliché cristallise le ressenti du jour

▿L’évènement passé, l’article se rédige. Alors qu’il est quasi prêt, le cœur n’y est pas pour le sortir: trop de questions restent sans réponse. Le temps passe, la crise du Covid-19 fait son entrée.

▴Alors voilà, une sorte d’usure des formes, ajoutée à une impossibilité de reprendre les entrées, de proposer des thématiques de rencontre, quoi faire ? Alors même que nous avions rencontré une personne d’un média local et que Site Specific recevait respect et félicitations pour la rareté de la tache à laquelle il s’était attaqué, les jours allèrent, considérablement, changer.

▿Par ailleurs, localement, alors que le confinement était sur le point de sonner son glas, nous vivions, dormions avec les odeurs nauséabondes de Lubrizol. Les habitants allaient vivre avec cette double peine durant plus d’un mois, plaçant certains dans l’impossibilité d’aérer leur logement.

▂ Désormais, la seule voie possible pour Site Specific tiendrait en la poursuite du travail photographique, en effet, l’idée de l’iconographie de quartier a pris sens depuis les rallyes photo organisés l’an passé. Cet axe se déploie depuis Instagram.

◍Site Specific c’est cette idée vivante qui a fluctué aux rythmes des épreuves locales et nationales. Le projet et ses ambitions ont été modifiées, adaptées, amputées, trop d’éléments se sont additionnés pour parvenir à extraire encore quelque chose qui serait exploitable.

⊿Les articles restent consultables, ils n’ont pas fait l’objet de mise à jour depuis Lubrizol pour ceux qui portent sur les risques technologiques dans l’attente d’avoir plus d’informations…Bonne lecture cependant !

▀ Bonne continuation aux lecteurs, curieux, Site Specific c’est fini depuis cet espace. Prenez, toujours et encore, bien soin de vous!

Screenshot_2020-05-16 Site Specific ( photographyspecific) • Photos et vidéos Instagram(1)

Une des multiples vues de balcon de la rive gauche rouennaise, Petit-Quevilly, Mai 2020, IPL

 

Isabelle Pompe pour Site Specific, le 16 mai 2020.

 

 

La voie du mieux # 2

Suite à notre 1ère expérience de constats et de suggestions d’amélioration réalisée lors de notre La voie du mieux # 1. Nous avons repris les chemins disons les voies de la commune de Petit-Quevilly, avec cette fois-ci, des pistes pour des rues, le Jardin du Cloître, ce dernier a été exploré avec notre action du 27 juillet : Atelier’ specific # 1 (un article entier lui est consacré:Hortus Politicus ) et une approche du square Marcel Paul.

la voix du mieux 2.jpg

Des bonnes nouvelles

Avant de commencer, notre trajet de « La voie du mieux # 1″, a été exploré, à nouveau, afin de voir si des choses avaient changé: à notre grande surprise, nous avons constaté que des haies avaient été soignées, une branche morte (Jardin du Cloître)avait été coupée et même qu’un mur avait subi un recrépi avec l’extraction d’une branche qui le perforait! Des éléments photographiés et cités comme des choses à soigner, voir ou sur lesquelles il convenait d’intervenir ont connu des jours plus considérateurs donc.

Alors, avec enthousiasme, nous avons commencé par ce que nous avions sous les yeux, chaque jour, les poubelles de la ville.

Panorama de poubelles sans tri

« Le recyclage n’est pas du tout nouveau en France et c’est Eugène Poubelle qui a instauré, à partir de l’année 1884, le tri des déchets. Il y a (environ) 15 ans, partout en France, tout trouvait sa fin dans la même poubelles recyclage.

En 2007, 3 millions de déchets, surtout des emballages ménagers, ont été recyclés, avec un taux de recyclage de 61%. Selon la directive européenne, ce chiffre a été encourageant, aussi par rapport au taux de recyclage de nos jours.

Le tri sélectif a été mis en œuvre par de nombreux citoyens en France. Tous les français jettent, en moyenne, plus de 374 kg de déchets par année.

Le tri sélectif et le recyclage permettent de diminuer l’empreinte écologique en sauvant les déchets de l’incinération et en leur offrant une seconde vie.

En général, les matériaux consomment plus d’énergie lorsqu’ils sont produits la première fois par rapport au cas où ils sont recyclés. »Le tri sélectif en France

Sauf qu’ici, dans notre commune de la rive gauche rouennaise, nous y avions cru avec cette poubelle à deux entrées installée tout près du magasin Carrefour (Avenue Jean Jaurès). Puis, nous nous sommes penchés, les deux trous correspondaient en fait au même sac…Raté.

Poubelle Petit-Quevilly, « Fausse bonne nouvelle », Carrefour avenue Jean Jaurès

Nous avons alors poursuivi notre quête de poubelles qui proposent le tri. Nous avons parcouru les rues, observé les design, les formes et les couleurs, toutes différentes mais toujours pas de poubelles à tri sélectif!!

Poubelle du square Marcel Paul, Petit-Quevilly en 2019

Une poubelle ci-dessous assortie au mobilier urbain de son jardin d’inscription (Jardin du Cloître). Pour rappel, cet espace vert a été restauré et aménagé en 2013. Il semble aberrant qu’un effort n’ai pas été fait dans le sens du tri pour les usagers, passants qui viennent s’accorder une pause déjeuner ou encore pour les canettes, les bouteilles en plastique et autres sacs…Ne parlons pas des mégots, ni du verre! Il nous faudra organiser une séance de clean walk sur cette commune, c’est certain!

Poubelle Jardin du Cloître, Petit-Quevilly, 2019

Un design qui a de l’allure mais encore à côté de la plaque niveau recyclage! Comment peut-on espérer que les habitants fassent correctement le tri chez eux si la ville elle-même ne donne pas l’exemple?

Idem, plus verte, plus moderne, autre style mais pas de tri proposé à l’horizon!

Poubelle rue Victor Hugo, Petit-Quevilly, 2019

Une poubelle assortie au décor, au mobilier urbain qui se veut esthétique mais qui n’a pas saisi pleinement son rôle, on dirait!

Poubelle corbeille rue Victor Hugo, Petit-Quevilly

Une poubelle de ville, pour quiconque s’est déjà rendu en Allemagne ou en Suisse, ça ressemble à ça:

Ici, à Genève

Ici, en Allemagne

Bref, les couleurs sont, cette fois-ci, usuelles, claires, elles sont visibles car ne se fondent pas dans le paysage au point de les chercher. Elles sont assorties de motifs, de formes. De ceci émane une cohérence! Et c’est tout ce que nous demandons. De la clarté dans les informations, qu’elles soient toutes les mêmes et les gestes seront peut-être, qui sait, plus naturels!

Le tri s’effectue, ici, par la SMEDAR dont voici toute la documentation, vous pourrez y consulter tout sur le tri sélectif, le gaspillage alimentaire, le compostage…

 

Les pieds d’arbres

Poursuivons nos pérégrinations côté pieds d’arbres, enherbés ou fleuris… Nous prenons la rue François Mitterrand, Joseph Lebas, ou encore la rue Chevreul soit trois rues dans un périmètre de 500M.

Les pieds d’arbre rue François Mitterrand, Petit-Quevilly

Voyez-vous, comme nous, cet espace non utilisé ? Le fond est fleuri mais le reste est tondu, brulé et inerte, le mot biodiversité pourrait signifier symboliquement, pour une commune, que le moindre m² est à aménager, à valoriser dans le respect de la faune et de la flore.

Rue François Mitterrand, Petit-Quevilly, 2019

Vous voyez, comme nous, ce terre-plein. Quelques m² qui paraissent insignifiants pour certains, quelques pieds d’arbre qui ne sont pas valorisés, une herbe tondue, grillée, un sol épuisé que l’on abîme, que l’on contraint, voilà ce que nous pouvons améliorer.

Nous pouvons nous rendre rue Chevreul, pour tomber nez à nez avec des efforts non négligeables, certes tout est vert mais…

Rue Chevreul, Petit-Quevilly, 2019, pieds d’arbre

La pelouse est trop tondue, usée jusqu’à la couenne, et le peu d’ombre ne vient pas l’aider, il est vrai, cependant, cela fait plaisir d’assister à cette brève séquence de rue tout en gardant à l’esprit que cette herbe et ce vert pourrait connaître des jours meilleurs avec des améliorations et des efforts constants.

Revenons, en arrière, vers le derrière de la rue François Mitterrand.

Rue Joseph Lebas, espace vert privé ou public ? Petit-Quevilly

Dans le quartier des Lebas, il existe de nombreux espaces verts privés, abandonnés ou non entretenus et des espaces comme celui-ci, où encore, une fois, pourrait s’épanouir une multitude d’espèces faciles d’entretien, à même de ne pas permettre les déjections canines en nombre considérable!

La perception d’un espace végétalisé souligne un entretien qu’il convient de respecter, pas si sûr… Toutefois, tout à côté subsistent des ilots d’arbres, rosiers et autres plantes envahis par le lierre et non taillés qui se voient offrir des vélos pour enfants, des trucs divers, et oui, ici, les choses on les jette car ça ne se voit pas! Le geste n’en demeure pas plus anobli mais il passe inaperçu, puis, est oublié…Responsabiliser!

La responsabilité du geste est une grande affaire de pédagogie plus que de sanction.

L’amende ne fonctionne pas, ce qui est interdit ici n’est pour autant jamais verbalisé, de plus, l’impression d’un endroit laissé à son libre devenir engendre des actes irresponsables. C’est ainsi que se poursuit la pollution et la non valorisation, le gaspillage.

Les déchets jetés mettront des mois, des années voire des siècles à se détériorer. Ils cristallisent, à eux seuls, une époque individualiste où l’écho du traitement, du geste, en soi responsable va de pair avec la vigilance. Personne ne vient, personne ne surveille, ne veille se traduit pas un « on s’en fout ».

Le défaut de poubelles n’aide pas. De surcroît, il est, quotidiennement, facile, de repérer un nombre de bacs collectifs insuffisants, de voir les ordures non triées dégueulées, cela malgré les fortes chaleur.

La propreté c’est certes l’affaire de tous mais considérer les gens avec respect en leur permettant d’avoir de bonnes conditions pour jeter, avec un affichage clair et cohérent pour tous, des poubelles propres elles aussi et des ramassages plus réguliers cela peut aider.

 

Le Jardin du Cloître et ses possibles

Jardin du Cloître et sa gestion de l’eau

Au sein de cet espace végétalisé, la nature présente une souffrance, manque d’ombre, manque d’eau, une taille est effectué mais de trop nombreuses fleurs type rosiers ne sont pas aidés, les jeunes arbres pas suffisamment arrosés, bref, des choses voire beaucoup de choses sont à redire sur ce jeune jardin âgé de 6 ans! Trop peu de logique: pas de poubelle de tri, pas de composteur collectif alors même qu’il existe un endroit taillé sur mesure!

Carré de verdure pouvant recevoir un composteur collectif, Jardin du Cloître, Petit-Quevilly

Ce carré est parfait en termes de dimension, caché si tant que la question de l’esthétique soit encore de mise pour la commune. Mais rien, à l’intérieur de cet espace n’a prit forme!

Jardin du Cloître, la mise à nu

Rappelons que ce jardin représente 9000 M², que l’impression qu’il peut laisser c’est une vision nue de la nature. La faune comme la flore peinent à se frayer un chemin de vie, à subsister, là où peu de conditions sont créées pour accueillir des espèces d’oiseaux, une flore jachère, mellifère, où l’homme lui-même voit sa place debout en plein soleil ou relégué sur les bancs mal placés, peu ombragés et inconfortables.

La taille des espaces

9000 m ², Jardin du Cloître, Petit-Quevilly

Une impression d’immensité, de rase campagne, de champ, à perte de vue, surtout d’un jardin qui peine à trouver sens et objectivité à l’aune des enjeux du changement climatique.

Une sensation d’espace perdu, Jardin du Cloître, Petit-Quevilly

Autant de m² disponible représente une aubaine pour tout écologiste qui se respecte pour autant pas de mise en partage, pas de proposition de valorisation, d’appropriation collective.

Ce jardin sert à la commune de cadre, de support, pour l’organisation de jeu de piste à l’occasion des journées du patrimoine: « Les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019 aura lieu la 36ème édition des Journées du Patrimoine à Le Petit Quevilly dans la Seine-Maritime, dont la thématique est Arts et divertissements. »source

De ces actions ponctuelles, nous nous disons pourquoi pas mais le patrimoine c’est au quotidien qu’il doit servir, à ses habitants, à la vie de sa commune, de surcroît un patrimoine vert. Ce qui irait enfin tordre le cou à ce concept de « supériorité » du patrimoine. Cette idée que ce dernier serait tellement éloigné des hommes, quasi, intouchable qu’il ne pourrait qu’être célébré, valorisé et dont on entendrait parler qu’une fois par an, avec pour la commune; la sensation d’un devoir accompli et de pouvoir être en paix!

Un gaspillage, voilà ce qu’il ressort de ces visites au cœur de cet espace qui pourrait changer tellement la donne, être habité, occupé, se présenter comme un hôte d’exception pour la biodiversité ordinaire!

ici, les bacs certes vilains mais délaissés alors qu’il sont propices à la gestion collective du fleurissement et de l’enherbement.

Haro sur les contradictions: Le Jardin du Cloître et ses chiens , Petit-Quevilly

En outre, le jardin régulièrement miné par les déjections canines est pourtant interdit aux chiens, quelle cohérence alors avec cette mise à disposition de sacs ? D’autant que non, les propriétaires de chiens ne s’en servent pas, la pelouse c’est sans doute mieux mais ceci empêche toute marche sur l’herbe sans parler des pauses pique nique.

L’eau, alors qu’elle est maîtresse des lieux dans cette région est mal gérée, pas de quoi la récupérer, la stocker, s’en servir…Et c’est le sentiment d’un immense gâchis qui refait surface.

C’est pour l’eau ? Jardin du Cloître, Petit-Quevilly, 2019

Nous ne savons pas si cette « sortie » est un chéneau toutefois si c’était le cas, comment est-ce possible qu’il soit installé de telle sorte qu’il soit inutilisable ?  L’eau est certes abondante dans la région mais ce n’est en rien une ressource inépuisable.

Par contre, dans les rues de cette commune, nous pouvons entendre régulièrement, les tondeuses, les souffleurs de feuilles…Des initiatives existent, par ailleurs, en termes de gestion éco responsabilités afin de mettre fin à la brutalité de ces états d’esprit et de ces pollutions et nuisances…

De plus, ici l’ association « Cheval en Seine » a proposé la traction animale pour le transport scolaire, elle met à contribution ses services dans le transport mais aussi dans la collecte de déchets, pourquoi pas l’entretien et la gestion des espaces verts des communes ?Traction animale Rouen

Relisez un temps: Petit-Quevilly & les feuilles mortes

Reprenons notre voie du mieux # 2 et dirigeons -nous vers le square Marcel Paul, soit tout à côté…Sachant qu’un article lui sera dédié suite à notre Atelier’Specific # 2 du 1er septembre dont le thème était: L’arbre dans la ville. Nous postons cette unique image qui devrait fonctionner sur vous comme le jeu »chercher l’erreur »…Observer les arbres, le sol, le bac, son contenu, l’effet que cette photographie produit sur vous est de quel ordre ? Une chose est sûre, il est davantage occupé par les habitants!

Square Marcel Paul, Petit-Quevilly

A très bientôt donc…

Isabelle Pompe pour #sitespecific

 

 

 

Biodiversité ordinaire

Agir localement, depuis nos balcons, bords de fenêtres, cours extérieures ou encore jardins, permet de lutter contre l’appauvrissement de la biodiversité. Ce type d’actions ne nécessitent pas beaucoup d’efforts et ne coûte pas très cher. Être sensible à son environnement c’est agir pour soi, et puis, la main verte, soyez tranquille, c’est comme tout, ça s’apprend!

Valoriser nos espaces privés commence avec soi et peut se poursuivre en actions et pédagogie pour valoriser nos espaces communs!

Nos rues, quartiers et communes ne valorisent pas encore suffisamment certaines initiatives mais ce n’est pas une raison pour ne pas nous emparer du sujet « biodiversité ordinaire ». La nature est très résistante mais régulièrement appauvrie, elle est en proie à la raréfaction de ses espèces. Elle peut néanmoins parvenir à se « rétablir ».

Il n’y a pas d’espace perdu pour la biodiversité

 

Changer les choses simplement c’est possible

Pour cela, il faut prendre connaissance voire conscience des règles de base, nous pouvons tous intervenir à notre échelle.

  1. La biodiversité n’aime pas l’uniformité
  2. Redonner une place à la nature (créer des habitats pour les espèces)
  3. Comprendre que chaque m² compte
  4. Opter pour un type de fleurs (plantes indigènes pour attirer les abeilles sauvages, les papillons et les insectes et leur fournissent de la nourriture grâce à leurs fleurs. )

« Déserts de béton, corrections de rivières, monocultures: nous, les êtres humains, modifions de plus en plus la nature. Nos interventions conduisent à une uniformisation de l’environnement et à une perte de diversité biologique. »source

Nous devons observer et intérargir

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Petit-Quevilly (rue François Mitterrand)

 

Comprendre que ce type de spectacle ne peut perdurer est essentielle car chaque m² peut être valorisé dans le sens de permettre à la biodiversité d’être accueillie dans toute sa diversité. Au même titre que la réinstallation de fleurs, d’herbes et donc de faune peut nous faire du bien au moral, embellir, apporter du sens à nos petites actions, permettre de sensibiliser le jeune public et surtout mesurer l’importance de notre rôle.

Commençons par nos balcons

Tous les espaces pourraient de venir des ilots de nature…Comme l’extension de nous-même, nos espaces privés peuvent prendre vie et recevoir des micro-écosystèmes quasi autonomes.

« La biodiversité s’installe partout où l’on veut bien l’accueillir, et cela même au cœur des villes. Chaque espace, aussi petit soit-il, peut être un refuge pour la faune et la flore. »source

  •  « C’est agréable de voir les couleurs sur le balcon ainsi que les abeilles, bourdons et les petits oiseaux qui toquent à la fenêtre ». Et c’est tout un cortège d’espèces qu’elle voit défiler sur ses quelques mètres végétalisés, notamment de beaux oiseaux comme la pie, la Mésange bleue ou encore le Verdier d’Europe. Elle a pour projet de semer de nouvelles graines pour attirer les petits insectes sur son balcon. »

Beaucoup d’avantages:

  • grande variété de végétaux disponibles,
  • entretien réduit, pas de travaux difficiles,
  • pratiquement pas de lutte contre les mauvaises herbes,
  • jardinage rapidement gratifiant,
  • coût abordable.

« Sur un balcon, on peut tirer parti du moindre espace disponible pour faire pousser des plantes fleuries, mais aussi des arbustes, des grimpantes ou même des fruits et des légumes. » source

Initiative NOE

Aménager son balcon

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« La biodiversité ordinaire, celle des villes et des jardins, des prairies et des mares et bien entendu, celle des nuits où règnent les deux-tiers des espèces animales, peut être restaurée et préservée au quotidien. »Source

Le guide pour accueillir la biodiversité au balcon permet de tout saisir ou presque sur les enjeux de nos actions en ville!

Screenshot_2019-08-13 GUIDE-Balcon-web pdf.png

Entrer une légende

En une soixantaine de page, on vous explique ce à quoi vous contribuer, des focus sur le lombricomposteur, le paillage…Des fiches techniques, les actions par saisons, les oiseaux, coccinelles, insectes, ce que vous pouvez construire vous-même (de la jardinière à tous types d’abris…)Bonne lecture découverte!! GUIDE-Balcon-web

Les abris selon NOE

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Le projet #sitespecific s’emploie à mener à bien des actions de sensibilisation en faveur de la biodiversité en ville. Ses ateliers, (article consacré à son 1er atelier : Hortus Politicus) ou encore  » La voie du mieux # 1 » vont dans ce sens mais ce n’est pas fini!

Des idées émergent depuis les observations aux actions à mettre en chantier… Bref, un automne 2019 qui s’annonce haut en valorisation de nos espaces privés et publics!

Les initiatives de #sitespecific sont le fruits d’une rencontre avec la nature, actuellement et ce depuis depuis 5 ans, depuis un jardin eurois (3000 m²) aux plantations diversifiées à un balcon quotidien quevillais.

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Un jardin, des jardins, un amour d’autodidacte

Les particularités de l’hiver

 » Privilégier les plantes locales résistantes à l’hiver

« Beaucoup de plantes exotiques attractives et colorées sont proposées dans les jardineries, cependant, les plantes qui s’adaptent le mieux aux conditions que vous lui offrez et résistent donc mieux à l’hiver sont celles qui poussent naturellement près de chez vous. De plus, vous établirez une continuité de paysage avec les espaces naturels environnants. »

Cependant une plante bien protégée (au 1er plan, un Bougainvillier) peut passer l’hiver sans trop de difficulté sur le balcon.

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Balcon en territoire social

Vous pourrez découvrir comment agir pour la biodiversité en hiver, avec quelques conseils ici

Mon balcon peut devenir un refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux)

« Le balcon est le premier espace « d’air libre » au cœur de la ville. Souvent utilisé comme zone de repos en continuité de l’habitation, cet espace est synonyme de convivialité. Avec un peu de bon sens, il est  possible d’accueillir la nature sur un balcon, même en ville : oiseaux, chauves-souris, insectes, plantes… »source

Poursuivons avec les espaces verts de nos immeubles

Améliorer la gestion de nos espaces verts, les embellir, les rendre plus éco responsables, tout cela est possible! Un guide a été conçu par le Groupe de Diffusion d’Informations sur l’Environnement (GDIE) en Juillet 2013 source pour valoriser les pratiques écologiques spécifiques guide GDIE 

 » Vous y découvrirez notamment comment accueillir les oiseaux, changer certaines pratiques de plantation, de tonte ou de désherbage pour favoriser la faune et la flore, éviter les traitements chimiques, installer un composteur collectif, économiser l’eau…

Les actions présentées, en plus de favoriser la biodiversité et de permettre une utilisation des espaces verts respectueuse de l’environnement, sont généralement simples à mettre en œuvre, peu coûteuses, voire génératrices d’économies. Elles participent le plus souvent à l’amélioration du cadre de vie des résidents. »

Bel fin d’été et bon week-end du 15 août! Nous nous retrouvons le 1er septembre avec la question de la place de l’arbre en ville ( Atelier Specific # 2 – FB)

Isabelle Pompe pour #sitespecific le 13 août 2019.

 

 

 

 

 

 

 

La voie du mieux # 1

La Voie du mieux est une façon très simple d’avancer des pistes et des axes de réflexion depuis des parcours pédestres spécifiques.

L’idée ?

Choisir un trajet court, observer, constater et proposer des améliorations! Les circuits/Itinéraires se dérouleront tous sur la rive gauche rouennaise, de préférence en milieu urbain. Cette initiative n’est pas sans rappeler les Ateliers ‘ Specific qui voient les jardins comme des espaces politiques où la question du ressenti et des pratiques font partie intégrante de la rencontre.

L’objectif commun à ces deux propositions ?

La biodiversité. La servir au niveau local le mieux possible en maximisant les actions de sensibilisation et privilégier l’effort continu pour valoriser nos espaces!

Un 1er trajet comme un 1er épisode

La commune retenue est celle du territoire d’inscription du projet, Petit-Quevilly. La saison sera prise en compte également. Ici, pour cette première Voie du mieux, c’était hier, le vendredi 9 aout 2019. Les photographies ont donc toutes été prises ce même jour.

Les rues correspondent à une petite marche – Rue Victor Hugo, BD Charles De Gaulle et rue Albert Einstein. Les images vont se succéder dans l’ordre inversé du chemin, nous commencerons donc par la fin.

Biodiversité et gestion éco-responsable correspondent aux valeurs défendues par #sitespecific. La prise en compte de la gestion des espaces publics, des trottoirs, des pieds d’arbres, des haies, du tri (poubelles) et des autres espaces seront ici traités.

Rue Albert Einstein

Les pieds d’arbre

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Rue Albert Einstein, état du pied d’un d’arbre

Sur cette rue, le constat est amer, les arbres sont tous dans cette situation, leurs pieds sont très rarement végétalisés voire fleuris.

Vous noterez que les poubelles (cela sera le cas tout au long de notre route) ne permettent pas le tri sélectif.

Trames vertes urbaines

« L’enherbement et la végétalisation sont encouragés d’autant qu’ils pourraient contribuer à une trame verte. « Pieds d’arbre, trottoirs et piétons : vers une combinaison durable ?

Les pieds des arbres d’alignement pourraient jouer le rôle de corridor biologique. Ils sont en effet très présents dans le cœur dense de nombreuses villes occidentales et forment déjà par leur houppier une juxtaposition de petits espaces favorables à la faune. Il pourrait en être de même pour leur base où s’exprime une certaine diversité des plantes (Maurel, 2010- De l’introduction à l’invasion : les plantes exotiques en milieu urbain. Thèse de doctorat en écologie, Muséum national d’histoire naturelle.)

Après la grille, les pavés de blocage, les cuvette, depuis quelques années, un autre genre de pied d’arbre est venu enrichir cette typologie : le pied d’arbre enherbé.

  • Paris, un statut à l’herbe

Un élu parisien, en 2005, souligne qu’il convient de faire un « effort sur le patrimoine naturel (végétalisation des espaces et du bâti, préservation de la continuité et de la diversité biologiques, adoption de la Charte régionale sur la biodiversité, réalisation de 30 hectares d’espaces verts nouveaux d’ici 2007). source

  • Auxerre, des plantes protègent les arbres

« Les pieds d’arbres deviennent des lieux d’expérimentation de cette diversité urbaine « en laissant la végétation spontanée se développer […] ou au contraire en faisant des semis, en implantant de la végétation, en végétalisant d’autres façons » Auxerre Magazine, Des plantes protègent les arbres, 2009.

Le but premier de la végétalisation est de protéger les pieds d’arbres des agressions urbaines (piétinements, stationnement, urine, jet de détritus, etc.) tout en créant un bel aspect visuel.

  • L’herbe, une question culturelle ?

Loin de faire l’unanimité, l’herbe peut parfois être perçue comme source d’enlaidissement ou signe d’un laisser-aller. Cette opération nécessite la mise en place d’informations aux populations afin que celles-ci comprennent les volontés des communes de favoriser le végétal. Cette démarche nécessite un accompagnement et une sensibilisation des citadins au respect de cette végétation.

En outre, ces micro-territoires peuvent aussi permettre de véritables expérimentations comme la mise en place de bande stabilisée enherbée ou encore offrir aux habitants l’occasion de créer un micro jardin en pied d’arbre.

Hanovre

Hanovre – Source source

 

amsterdam

Amsterdam – Source idem

Revenons à Petit-Quevilly, et poursuivons. Tout près, nous pouvons constater une autre spécificité du quartier du centre commercial des Bruyères: la présence trop grande accordée encore au béton. Le rond-Point paraît austère par son manque de gaieté et de couleur.

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Rond point rue Albert Einstein- CC les Bruyères

  • « La France détient le record du monde du nombre de ronds-points – six fois plus qu’en Allemagne ! On estime qu’il existe environ 30 000 ronds-points, et que 500 nouveaux sont inaugurés chaque année pour un coût, pas vraiment modique, de 200 000 à 1 million d’euros selon la complexité de l’ouvrage et le prix des parcelles à acheter » . source

L’aspect esthétique de cette proposition de petite place ronde n’est pas des plus réussi. Partons du principe que, de par le fait que ces voix sont empruntés par des bus, il semble nécessaire de ne pas installer, en son cœur, un arbre trop encombrant au vue du volume et des racines.

L’intérêt du Buis ( Buxus) ?

Le buis est, en raison de sa croissance lente, le roi des arbustes persistants pour former des topiaires ou des haies plus ou moins compactes, d’entretien facile, car il ne réclame que deux tailles, assez légères, par an. Le buis est un arbuste mellifère, en effet, la floraison du buis est fort discrète. Mais lorsque l’on ne reconnaît pas son odeur typique, on peut la repérer au bruit : un brouhaha d’abeilles, bourdons et autres pollinisateurs. Le nectar du buis est en effet très recherché de ces insectes qui font également leur miel du suc qu’exsudent les fruits. Cependant, cet arbuste est très sensible à un fléau: La pyrale du buis (Cydalima perspectalis). « Ces dernières années, la situation a fortement évolué: les populations de pyrales du buis ont augmenté de façon exponentielle. C’est une véritable invasion dans certaines régions. »

Pour pallier à cette maladie, il est possible de respecter la biodiversité!

  • « Installez des nichoirs adaptés pour accueillir les prédateurs de la pyrale du buis. Lors de son arrivée sur le territoire, la pyrale du buis ne connaissait pas de prédateurs naturels. Les chenilles accumulent en effet des toxines en se nourrissant sur le buis, la rendant peu appétente. Néanmoins, certains oiseaux s’avèrent désormais des prédateurs occasionnels, comme la mésange, le moineau ou le pinson. Vos poules pourront vous aider, mais jusqu’à une faible hauteur. Les guêpes et les frelons s’en nourrissent également. De leur côté, les chauve-souris consomment les papillons. Aidez-les en leur donnant les moyens de nicher ! « source

Nous reprenons la rue en direction du BD Charles de Gaulle. De gauche à droite, nous allons constater des possibilités non empruntées par la commune. Du fleurissement aux herbes folles voire prairie manquent à l’appel.

Voici, un renfoncement de la rue, fait-elle partie de l’espace public ? Est-elle une voie privée ? Il ne nous semble pas. Nous découvrons donc cet espace non valorisé, optimisé pourtant propice au jardinage.

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Rue Albert Einstein

Puis, comme une trame végétale, nous allons croiser des petits ilots verts et haies plus ou moins entretenus. Ici, des rosiers qui auraient besoin d’un petit rafraichissement, la taille et autre coupe sont nécessaires pour donner de la vigueur à la plante. Une fois coupées, elle refleuriront, les laisser ainsi engendre une fatigue pour la flore. Cette rue donne envie de se promener sécateur à la main et poubelles afin de ramasser les canettes, bouteilles en plastique, papiers et autres détritus jetés ou envolés…

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Bosquets rue Albert Einstein

  • Petit rappel

Ensuite, nous croisons, dans une petite impasse, ce bac. Retravailler, nettoyer, bref autant de choses que celui-ci nous permettrait de faire dans le cadre des jardins partagés. Inclure ces bacs dans le cadre du fleurissement de la ville par les habitants pourrait être une bonne initiative.

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Un bac à l’état sauvage, impasse

Vers le bas de la rue, nous faisons l’expérience de découvrir un espace vert, un petit lopin qui pourrait bénéficier des soins d’un jardinier amateur! Une grille marron et de chaque côté, deux beaux espaces à végétaliser.

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Espace côté droit, rue Albert Einstein

Cette proposition de végétalisation sera faite au projet « Jardin partagé de Petit-Quevilly ». En plus de participer à l’embellissement de la rue, l’aménagement de ces petits terrains apporteraient une image valorisée au quartier. De plus, prendre soin des plantes c’est prendre soin de soi!

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Côté gauche, rue Albert Einstein

Nous longeons cette rue, viennent ensuite les différentes haies, touffes, bordures…la canicule montre encore et toujours ses dégâts sur les espèces. Même si la résistance des plantes autonomes parait normale, d’autres ont connu soit la maladie soit le manque terrible d’eau. L’envie d’intervenir sur ce petit monde végétal se fait à nouveau sentir lorsque nous voyons cela!

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Rue Albert Einstein

Après les quelques sauges, ce sont les petits sapins qui entrent en scène, certains ont malheureusement souffert et les dégâts sont encore visibles. Au regard des plantations, il convient de toujours préférer la diversité car les haies variées sont naturellement plus résistantes que celles prenant appui sur une seule et même espèce.

Chaque espèce de conifère peut être affectée par des maladies ou des parasites, dont les attaques sont susceptibles d’entraîner l’affaiblissement, voire la mort de ces végétaux ligneux. La parade ? Glissez ces arbres, couvre-sol ou arbrisseaux persistants dans des haies diversifiées. source

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  • Phytophthora

Nous pensons à la maladie du brunissement des conifères. « Elle peut faire son apparition à tout moment de l’année. Elle début généralement par une pourriture (nécrose) du collet, trahissant un problème souvent invisible, et pour cause puisqu’il est souterrain, une pourriture des racines. En conséquence, sur les parties aériennes, des rameaux entiers brunissent puis sèchent progressivement jusqu’au dépérissement total du conifère. Le mal qui se cache derrière cette redoutable maladie se nomme Phytophthora. Longtemps classée parmi les champignons, cette famille d’organismes microscopiques est désormais groupée avec différentes espèces d’algues. La dissémination aérienne du Phytophthora le rend d’autant plus redoutable : il lui faut en effet très peu de temps pour contaminer une haie entière. »source

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Les conifères de la rue Albert Einstein

Cette partie finale de la rue offre également l’occasion de voir avec un très plaisir le potager, verger et vigne exploser en propositions gustatives implantés juste derrière!

Boulevard Charles De Gaulle

Enfin, nous prenons à droite, nous nous trouvons désormais sur le BD Charles De Gaulle. Les questions de l’emplacement d’un banc (face à la rue) ou encore les pieds d’arbre…Ici, bétonné.

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Pied d’arbre – BD Charles De Gaulle

Nous prenons le trottoir d’en face, après avoir constaté l’état disons correct de la haie qui se trouve à notre droite ponctuée de bambous. Nous remarquons les trois parterres très bien fleuris et entretenus qui font office de croisement.

Rue du Général Foy

Juste un peu après, devant l’École Jean Jaurès, nous distinguons, une haie basse jaunie en souffrance. De même que nous examinons des micro- territoires situés tout devant. Ils pourraient être l’occasion de tester avec les enfants les joies des fleurs ou pourquoi pas du potager!

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École maternelle Jean Jaurès, rue du Général Foy

Rue Ursin Scheid

Nous prendrons ensuite, à droite, la rue Ursin Scheid. Les surprises de cette voie viendront des particuliers…En effet, après avoir cette somptueuse glycine, nous tombons face à face avec un aménagement basé sur le recyclage de palettes, de pots, de fleurs, cela fait du bien de constater que certains ont réellement envie de tester, de créer…

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La Glycine – rue Ursin Scheid

  • « La couleur et l’odeur particulière de cette plante nous attire. Focus sur la glycine, plante ornementale que l’on trouve aussi bien chez les particuliers que dans l’espace public. En général sa présence ou sa taille, tout autant que sa couleur ou son odeur, ne passent pas inaperçues. Elle attire fortement les insectes, pollinisateurs, et notamment les bourdons qui viennent s’y poser et s’y régaler au sortir de l’hiver. Fleurie d’avril à juin, la glycine est une plante de la famille des légumineuses ou Fabacées. Le genre Wisteria compte 10 espèces de grimpantes, originaires d’Asie et des États-Unis. Offrant un épais feuillage, selon les espèces et cultivars, les fleurs sont violettes, bleues ou blanches. Elle est arrivée en France en 1816. » source

Rue Victor Hugo

Nous tournons ensuite à gauche, rue Victor Hugo, là où nous étions passés lors du rallye-photo « La rue est une mine d’or » (organisé en mars 2018), tout à côté du Kaléidoscope (lieu protéiforme des Copeaux Numériques). Nous relevons la présence, déjà constatée depuis plusieurs mois, d’un terrain clôt qui comporte par ailleurs encore des gravats et des produits…Par le passé, se trouvait, ici, une maison et sa petite dépendance, démolies depuis.

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Vue d’ensemble, rue Victor Hugo

Lorsque l’on pend la mesure de ce que nous pourrions faire en termes de nettoyage, de végétalisation le long de ses murs et de fleurissement, on reste pensif voire rêveur! Cela ferait du bien à ce quartier qui souffre d’une sur représentation des voitures.

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Petit gros plan de ce terrain abandonné visiblement avec au fond à gauche, un entassement de produits du type peinture, détergents…( à surveiller de près)

Enfin, nous enchainons notre Voie du mieux épisode 1 avec une petite prise de vue de l’accès au jardin de la Chartreuse St Julien appelé aussi Jardin du Cloître (lieu de l’Atelier ‘Specific # 1 dont voici le détail: Hortus Politicus

Cette image souligne un manque de gaieté et de fleurs, le long et de chaque côtés, parfois s’installent des personnes car elles peuvent bénéficier de l’ombre de l’édifice. Le petit enclos où se trouve la grille « Jardin.. » sera un endroit suggéré pour le déplacement des bacs collaboratifs à fleurir placés, actuellement, en amont du jardin.

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Un autre accès du Jardin du Cloître.

Nous resterons concentré sur le côté droit du trottoir où la végétation, notamment, les arbres reprennent sérieusement leurs droits.

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« En règle générale, il est recommandé de ne pas planter trop près d’un mur de façon à pouvoir intervenir derrière l’arbuste, pour l’entretien, la taille, mais aussi l’arrachage des éventuels semis naturels d’arbres en pied de mur qui seraient à terme très dommageables. Il convient d’éviter les arbustes drageonnants (sumac de Virginie, la plupart des bambous, Hippophae…). L’arrachage des repousses ligneuses directement en pied de mur est en effet problématique. Il est prudent aussi d’éloigner suffisamment les arbustes dont la souche s’élargit avec l’âge comme les spirées ou les noisetiers… »source

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Arbre et mur – Rue Victor Hugo

Notre Voie du mieux touche à sa fin, nous nous arrêterons avec le CAUE 76 et sa végétation grimpante qui malheureusement ne court plus sur murs.

  • Le lierre

« Le lierre est une des rares plantes grimpantes à feuillage persistant. Très rustique et d’une vigueur exceptionnelle, il pousse rapidement dans le jardin, et s’adapte bien à la culture en pot à l’intérieur. Peu exigeante, cette liane tous terrains pousse dans toutes les régions de France et est idéale pour couvrir les murs, les clôtures ou les sols. Les éco-jardiniers y trouverons une plante très mellifère par sa floraison automnale abondante, pour le plaisir des abeilles et autres insectes pollinisateurs. De plus, elle est parfaite pour la nidification des oiseaux!

 » Le lierre est un véritable écosystème à lui seul car il abrite et nourrit un nombre incalculable d’insectes et animaux et participe à l’équilibre de l’environnement. Ce n’est pas un parasite car il se fixe à un support ( mur ou arbre) par des ventouses non absorbantes, contrairement au gui qui pénètre l’écorce des arbres pour se nourrir de leur sève. Ses racines sont superficielles et ne concurrencent pas celles des arbres qui elles, vont chercher plus profondément leur nourriture. » Le lierre, un trésor méconnu

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La mort du Lierre du CAUE 76

Voilà, c’est terminé, nous nous retrouverons pour une autre proposition de  « La voie du mieux » prochainement!

 

Isabelle Pompe pour #sitespecific, le 10 Aout 2019.