Territoire extra-local & Environnement

Dans le chapitre « Territoire social & Observations citoyennes », #sitespecific va se pencher sur notre environnement. A partir des moyens démocratiques qu’il met en œuvre comme la mise à disposition d’informations vérifiées, la transmission, le relai des bonnes pratiques et la veille des outils existants mis en place par les collectivités, #sitespecific propose des portes d’entrée diversifiées vers les problématiques sociétales et environnementales qui nous impactent directement depuis notre territoire extra-local. Ces items sont abordés lors des rencontres informelles comme les Terrasse’ Specific, Rallye ‘Specific et autres Ateliers ‘Specific.

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Jardin de la Chartreuse St-Julien sera examinée, in-situ, lors de l’Atelier’ Specific #1 au regard de plusieurs thématiques.

Entendre ce que dit le territoire

Notre espace de référence, la rive gauche, s’ancre dans une région fortement marquée par des conditions climatiques spécifiques. Nous ne pouvons plus ne pas activer ni ré-activer les ressources que ces spécificités expriment. Ne subissons plus notre pluie, notre brouillard et notre vent! Lorsque cela est possible, repensons nos espaces de partage citoyen.

  • Depuis les lieux insuffisamment inexploités

Beaucoup de lieux pourraient être davantage exploités, comme la place des Emmurés à Rouen pour l’organisation de temps d’échanges et la mise en place d’une programmation cultuelle, sociétale, environnementale proche des habitants. Mais aussi combien de lieux, dans l’espace public, sont inadaptés parce qu’ils se présentent comme des espaces mal desservis, des plaines vides, sans arbre producteur de convivialité et d’ombre etc… Il est temps de cesser de regretter et de trouver la météo capricieuse, alors offrons-nous des choses! Listons ensemble les possibles qui s’offrent à nous et que nous pourrions autrement investir. Dans chaque commune de la rive gauche demeure cette inconnue, méconnue ou sous- utilisée qui ne demanderait pas mieux d’avoir des vies multiples.

  • Depuis les évènements, manifestations

Nous ne pouvons plus envisager d’évènements sans penser à la pluie. Ceux qui ont lieu en plein air devraient intégrer, pour assurer le confort aux publics qui ont fait le déplacement, un impératif: donnant -donnant. Les gens sont venus vous voir, alors respectez cette initiative et instruisez dans vos démarches, les conditions optimum pour les accueillir dignement.

De même lors de périodes de fortes chaleur, pensez aux éléments nécessaires pour pallier à ces expositions subies qui peuvent engendrer des malaises, voire un renoncement au déplacement. Les personnes se sont dirigées vers vos propositions de sorties (culturelles, touristiques), faites attention à les recevoir en prévoyant une gestion des flux opérationnelle, des zones de rafraichissement et/ou d’ombre avec de quoi remédier à la fatigue engendrée par cet épisode météo, par cette station debout prolongée. D’une manière générale, les bancs au même titre que les toilettes sont à revoir en France au regard de l’égard porté aux publics…L’Armada et sa dernière édition du 6 au 16 juin 2019 n’a pas suffisamment considéré ses équipements et ses services (gestion des flux, commodités payantes, parkings aux tarifs élevés, très peu de propositions pour s’asseoir (l’impératif du attendre debout n’est pas acceptable aujourd’hui lorsque l’on se targue d’être un évènement de grande envergure). Ont été à déplorer également le peu d’espaces non privatisés ( pour manger, boire, se reposer) et une sous-utilisation des environs (Chai à vin et toutes les coursives situé quais rive droite de la manifestation).

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L’Armada et sa typologie de public, observée par #sitespecific, IPL, 15 juin 2019

Il en est de même pour La Friche Lucien. De par l’étendue en nombre de mois, de sa programmation, celle-ci devrait réfléchir plus précisément à comment recevoir malgré la pluie en installant des tentes et autres bâches de protection par exemple.

Des efforts encore à faire

Les manifestations doivent prendre en charge le respect de l’environnement dans le traitement de leurs déchets (tri), dans l’interdiction qui s’impose à elles d’avoir recours aux plastiques, d’utiliser des supports bio dégradables et de veiller à leur impact carbone, en veillant à la mise à disposition d’un accueil efficient des transports doux (vélo, skate…) et en privilégiant le recours aux transports en commun. La Friche Lucien a été interpellée sur ces sujets lors d’un post FB du mois de juin. Là, encore l’Armada a très peu prisé le recours aux vélos en ne mettant pas à disposition des parkings/garages spécifiques. A partir d’un point d’étape (ici consécutif à une fermeture, un post FB de la Friche Lucien du 10 juin 2019), voici ce que disent les porteurs de projet eux-mêmes

  1. Ce sur quoi ils ont fait/produit des efforts
  2. Là où ils ont été vigilants

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  • Depuis les éléments naturels

Ne nous focalisons pas sur les tempêtes et sur notre vulnérabilité face à elles, toutefois,  interrogeons-nous sur comment mieux vivre cet inévitable climatique qu’est le vent. Vivre avec les éléments est notre priorité. Mal identifiés et relativement peu prévisibles, les dangers de ce dernier sont souvent minorés, concentrons -nous sur les bénéfices que cette contrainte produit. Elle nous invite à changer de regard sur notre habitat, nos structures, nos architectures, notre rapport au « plein air ». Il nous faut tirer parti de cette ressource et nous adapter.

Pour montrer que l’on peut chercher à vivre avec ces éléments météorologiques et non plus contre eux: « la résilience peut s’effectuer en tirant parti des phénomènes climatiques, comme nous le prouve le projet prospectif de réaménagement des berges de Manhattan intitulé « Big U ». Cette promenade composée d’une végétation brise-vent qui la protège de la forte montée des eaux propose d’adapter ses activités en fonction des phénomènes climatiques. Source

Le vent, pourrait être producteur d’énergie, pourquoi la ville comme la métropole ne se servent pas de ce formidable élément naturel!Combien de scientifiques et de projets travaillent sur ce sujet!

De même pour la pluie, pourquoi ne pas repenser nos démarches collectives et nous convier collectivement à récupérer et conserver cette eau…Rouen serait 10 ème au classement des 10 villes les plus pluvieuse de France…. »Avec 790 mm de pluie par an, Rouen fait certes moins bien que Biarritz ou Brest, mais reste cependant une ville associée aux bottes en caoutchouc et aux parapluies ! »Source

Et pourtant d’eau, nos villes de demain en ont besoin, il est donc plus que vivement recommandé de sortir de l’individualisme sur ce sujet car l’eau fait partie des 3 principes de l’urbanisme durable qui vise à lutter contre les îlots de chaleur urbain (ICU) Source

Les collectivités doivent avoir une politique plus ambitieuse de leur gestion de l’eau et encourager les habitants à ne pas gaspiller, à considérer cet élément vital comme un bien précieux en impulsant des actions de sensibilisation contre le gaspillage, il en va de même pour nos énergies.

 

Canicule & îlot de chaleur urbain

Des périodes de fortes canicules ont touché notre territoire les étés précédents, au même titre que des pics de chaleur sont également recensés sur des périodes non habituelles. Nous sommes confrontés au réchauffement climatique, ce, de manière spécifique, en raison de nos espaces urbains. Que cela soit à Rouen ou sur sa proche couronne, là où la densification de population et d’activités reste fortement marquées, le problème reste donc le même. Nous regarderons cela à l’échelle d’un quartier, celui de Saint-Sever depuis ses récents travaux d’aménagement.

ICU

« Un îlot de chaleur (ICU) est caractérisé par une température de surface ou de l’air plus élevée en zone urbaine qu’en périphérie de la ville. Cette différence de température peut être de plus de 12°. Les îlots de chaleur peuvent également désigner une zone à l’échelle du quartier où l’on observe une température plus élevée.

Mais les îlots de chaleur urbains ne sont pas une fin en soi. Il existe bien des solutions pour lutter contre leur formation et ainsi agir sur la qualité de vie en milieu urbain. Cette révolution trouve son essence dans la façon d’aménager la ville et les solutions techniques à disposition aujourd’hui.

Les bénéfices de ces stratégies de la ville durable s’observent à plusieurs niveaux : environnementaux, sanitaires, esthétiques et qualité de vie. »Source

La stratégie de ville qu’a opéré la Métropole Rouen Normandie avec son  » cœur de métropole », au-delà des discours politiques, impose un arrêt et une observation précise.

  • Travaux St Sever
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Saint-Sever en Eglise et Plomb, IPL, juin 2019

Ses travaux ont été le fruit de différents axes de « développement » du quartier, d’une part lui redonner « peau neuve »  en écho aux travaux entrepris dans le centre commercial. De plus, « ne pas oublier la rive gauche » selon Frédéric Sanchez Source pour le projet « Cœur de Métropole » impulsé par la Métropole Rouen Normandie et d’autre part, engager une refonte de la perception en termes d’images, de la rive gauche et son artère première, symbolique et plurielle: St Sever (sa rue, son quartier, son centre commercial, sa mairie annexe, sa MJC…).

Nous vous rappelons que les travaux de la rue St Sever, entrepris fin 2017, ont eu un coût de 1,7 million d’euros, financés par la Métropole Rouen Normandie (avec une participation de fonds européens, à hauteur de 40 %). Ils ont déclenché, également, des conséquences sur l’économie du quartier même s’il a été précisé que la rue était piétonne, il n’en demeure pas moins que l’accès rendu quasi impossible aux hôtels du quartier par exemple, a porté durablement préjudice à ces derniers.

La rue et ses travaux donnaient cela à voir, pendant plus d’une année:

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Photo du journal Actu 76 – Source

Une rue impraticable, d’où sont tombés les arbres, les marronniers roses (au centre de la rue), et où, entre le bruit, la poussière, il était très difficile de se promener, de consommer, de s’arrêter à une terrasse bref, de soutenir économiquement le quartier. Ces travaux ont été subis par les habitants du quartier, par les commerçants et ont engendré des difficultés de trésorerie qui semblent aller de soi. Un mauvais moment à passer qui prit le temps de s’arrêter…

Revenons, un instant sur cette notion d’image, de cadre de vie. Les éléments de réponse de la métropole pour justifier son projet d’aménagement tiennent en : « apporter de la lumière », refaire les canalisations, repenser le « sol » (pavage, dallage), ré-introduire la nature en ville et offrir un nouveau mobilier urbain. Cela en écho avec les travaux entrepris sur la rive « d’en face » tels sont les mots employés.

  1. La lumière ? En enlevant les zones ombragées qui apportaient un charme à la rue et qui permettaient à la population de s’asseoir et de respirer un peu, la Métropole, avec cet aménagement urbain, a mis la rue à la disposition du soleil.
  2. Le choix des arbres ? Ce n’est pas à l’aune des allergies que nous répondrons mais tout simplement au regard de la fragilité des arbres jeunes lorsqu’ils viennent d’être plantés et donc de l’attention naturelle qu’ils méritent mais également par rapport à leurs systèmes racinaires.

Bouleau Versus Marronnier rose

Alors qu’une bataille semble s’être engagée entre deux espèces d’arbres, hormis le critère esthétique et le fait que les marronniers étaient arrivés à maturité, essayons de voir si différences et explications implacables il existe:

Le bouleau a une croissance rapide. Le Bouleau pubescent supporte le froid jusqu’à -40° (zone 3). Le Bouleau verruqueux supporte le froid jusqu’à -23° (zone 6). Sa Durée de vie est estimée à 100 ans. En tant qu’espèce pionnière, le bouleau ne vit pas vieux.  Ses Racines sont traçantes. Elles s’étalent loin du tronc : ne pas planter de bouleau près d’une canalisation ou d’une terrasse.Source

Le Marronnier, quant à lui, a une Rusticité de type zone 6 (il supporte le froid jusqu’à -23°). Sa durée de vie est estimée à 200 ans soit le double de celle des bouleaux. Habitat : essence de lumière (héliophile), le Marronnier est planté dans les parcs et jardins. Mais il souffre de la pollution urbaine et de la sécheresse. Sa taille maximale est de 30 m, sa croissance est, elle-aussi, rapide. Source
Donc, alors que les racines du bouleau sont problématiques, c’est lui qui a été choisi. Les canalisations ont été refaites, vous vous souvenez…

Le mobilier urbain plébiscité par la Métropole, prône l’absence de banc et ne revêt aucun confort comme vous pouvez le voir sur la photographie « Saint-Sever en Eglise et en Plomb » réalisée en juin 2019. Des cubes, bas, sans dossier qui ne permettent pas aux  personnes de se poser très longtemps, de s’approprier les espaces publics ni aux « joueurs », tels que je les ai nommé de s’installer, de donner de la « vie » à la rue principale de ce quartier.

 

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Les joueurs des espaces de relégation, St-Sever, juin 2019, IPL

 

Les autres villes et leur réponse à la montée des température

Rafraîchir les villes, des exemples:

  • Réintroduire la végétation en ville grâce à la trame verte
  • Ouvrir les espaces pour éviter l’effet de canyon urbain
  • Recourir aux revêtements de sol perméables
  • Choisir les matériaux selon leur albédo
  • Aménager en tenant compte des vents et du soleil
  • Cool-roof (revêtement de toiture blanc)Source

Albédo: l’indice de réfléchissement d’une surface en fonction de sa couleur mais aussi de sa texture et porosité. Valeur comprise entre 0 et 1 : un corps noir a un albédo nul car il absorbe toute la lumière incidente et un miroir, un albédo de 1 car il réfléchit toute la lumière incidente.

« Dans les villes, les surfaces asphaltées et les habitations denses interceptent les rayons du soleil et emmagasinent la chaleur. « Source Le Monde

La France est en effet régulièrement touchée par des épisodes caniculaires, comme nous l’avons précédemment écrit, la ville de Rouen et sa métropole souffrent également de ces situations qui sont amenées à se reproduire au point de perdre leur caractère exceptionnel. Les communes, en raison de leur aménagement urbain, ne parviennent peu ou pas à se refroidir la nuit. Pour endiguer ce phénomène, les villes adaptent leur PLU (Plan Local d’Urbanisme) à ces cas de figures. Des réponses plurielles sont apportées comme la construction de villes plus aérées, des efforts sur les « matériaux utilisés dans le revêtement des sols avec des propriétés optiques et thermiques favorisant la rétention de la chaleur par le tissu urbain »… La température des villes croît avec son activité humaine, les villes les plus peuplées pourraient voir leur température grimper de plus de 8°C d’ici à 2100. Refroidir les bâtiments, repenser les matériaux de construction, reverdir, ré-humidifier… Car mourir de chaud est un risque encouru par 30 % de la population mondiale Source 

« Le Grand Lyon, avec la remise à l’air libre du ruisseau de La Duchère, ou la création d’un espace vert infiltrant les eaux de pluie au parc Jacob-Kaplan œuvre en ce sens. « Il faut retrouver des points d’eau en ville afin de permettre aux phénomènes d’évaporation de mieux réguler la température ambiante », rappelle Erwan Cordeau, chargé d’études sur le climat, l’air et l’énergie à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme. La dés- imperméabilisation de la ville et le retour de l’eau sont sur le devant de la scène, en effet, le retour de l’eau dans nos sols et autres surfaces de stockage permet de rafraîchir l’air. C’est également une opportunité pour la restauration de la biodiversité et une offre créative pour la conception paysagère. Aujourd’hui, il est possible de créer des espaces perméables carrossables afin de réconcilier usages et environnement (ex : parkings perméables). On peut également avoir recours à la création de plans d’eau et de fontaines. »Source

  • Récupérateur d’eau collectif

Dans son magazine « En direct, de novembre 2011, la commune de Petit-Quevilly, proposait à ses habitants : Source

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Cette initiative pourrait être introduite de manière collective avec une mise à disposition possible sur les territoires sociaux (bailleurs, privés).

Vient ensuite, la question de la végétalisation du territoire.  » Bien plus qu’un enjeu décoratif, le facteur végétal est pourtant devenu un critère attractif pour les citadins : les arbres sont un instrument de lutte efficace contre les îlots de chaleur. Obstacle physique à la lumière, ils sont aussi de puissants régulateurs de température puisqu’ils peuvent puiser en profondeur l’eau du sous-sol et émettre dans l’air de la vapeur d’eau.

  • L’architecture des bâtiments a aussi son rôle à jouer : le choix des matériaux, des couleurs, l’efficacité énergétique, leur végétalisation etc. autant de moyens permettant de réduire les besoins en climatisation.

Alors, à quand les « White roof  » Source et autres toitures végétalisées encouragées par les communes, la Métropole Rouen Normandie, les bailleurs sociaux et privés, au niveau local, extra local, depuis nos administrations, écoles jusqu’à nos immeubles et maisons ?

Espace vert, la très grande nécessité 

Les espaces verts sont indispensables à la ville, ils sont, par ailleurs, vecteurs d’attractivité économique et participent, de plein droit, à nos cadres de vie. Vous pouvez consulter cette parution Source dont est issue la capture d’écran suivante:

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Observons in-situ, avec, atelier ‘specific, les éléments de réponse que propose la commune de Petit-Quevilly à propos de ses espaces verts comme « bien collectif gratuit ».

  • Atelier ‘ Specific # 1 – Jardin de la Chartreuse Saint-Julien
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Comment un jardin crée des conditions d’appropriation pour la faune et la flore ? IPL

Réduire l’émission de chaleur anthropique

La chaleur produite par l’activité humaine peut être réduite. On peut agir par exemple sur la mobilité :

  • Privilégier les transports en commun verts,
  • Limiter la circulation des voitures individuelles dans le centre-ville (proposer des alternatives pour les proches couronnes, agir avec la volonté d’une mobilité inclusive comme enquêtée dans  La sociologie de nos transports en commun et permettre la gratuité des transports en commun les jours de fortes chaleurs).

 

D’autres initiatives et engagements collectifs

  • Le Tri

#sitespecific a pensé à l’organisation de session de tri supervisé par moi-même (après avoir été parfaitement formée par l’association « Zéro déchet Rouen » par exemple). Lasse de constater que le tri n’est pas fait malgré les poubelles prévues, je reste compréhensive et mesure le peu d’infos hormis une affichette et le peu de sensibilisation depuis mon bailleur social dont disposent les habitants de ces logements alors l’idée m’est venue de prendre cela en main. A suivre!

  • Compostons !

Avec l’association Zéro Déchet Rouen, toujours, dans la lignée des actions citées ci-dessus, je pensais poursuivre avec le compostage collectif.

« En habitat collectif social, vous pouvez contacter votre bailleur. Celui-ci a été sensibilisé par la métropole et vous demandera probablement de vous regrouper à 10 voisin-ne-s.Si vous rencontrez des résistances, écrivez-nous.  Nous pourrons adresser une lettre de soutien à votre bailleur, et plus si affinités! »Source

 

Réunissons-nous pour proposer ces initiatives à notre échelle, organisons nos transformations de manière collective et citoyenne!

 

Isabelle Pompe pour #sitespecific, le 16 juin 2019.

Les conseils de quartier Rouen rive gauche # 3

Terminons notre exploration des conseils de quartier de Rouen rive gauche au travers la lecture, la mise à disposition et l’analyse des éléments consultables depuis le site « Rouen ensemble ». Aujourd’hui, le le quartier Grammont- Europe

Tout d’abord, ce que nous pouvons remarquer c’est que seulement deux documents semblent actifs: Le bulletin d’avril 2018 et le CR de la réunion plénière 2019 03 19 – CR Grammont(1)

Le bulletin

Il présente en page de couverture une image de la bibliothèque Simone de Beauvoir et de son parc. Trois thématiques sont annoncées.

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Sur sept pages, on se dit que les sujets ont peut-être peu de place mais tentons la lecture en restant objectif.

  1. Item : notre vie de quartier
  2. Item: Notre quartier en action
  3. Item: Projets

1// Notre vie de quartier

Un titre sera toujours questionné avec #sitespecific. Son rôle, sa portée, sa cible, son niveau de vocabulaire et sa symbolique. « Notre » souligne que l’on place le lecteur au même niveau que le rédacteur de la gazette. Cet écrit, à visée inclusive, se veut être un document informatif. Est-il communicationnel ? Nous y répondrons dans un 2ème temps. « Vie de quartier » rassemble sous une dénomination commune une image compréhensible par tous. Nous sommes à même de voir ce qu’est un quartier mais sommes-nous d’accord avec sa définition ?  Grammont – Europe, telle est la désignation se veut être le même quartier. C’est donc à l’aune d’une cartographie, et donc d’une géographie que l’on situe les vies de quartier. Mais quand peut-on parler de quartier ?

Un quartier, c’est quoi?

Un quartier est une subdivision d’une ville ou d’un territoire. C’est aussi souvent une échelle d’appropriation d’une partie de la ville par ses habitants, donc un ensemble urbain comportant certaines caractéristiques particulières ou une certaine unité.  L’INSEE ajoute, « la taille des quartiers est très variable. Elle doit respecter certaines normes de population. Ainsi, une commune de 20 000 habitants n’est généralement pas découpée en plus de deux ou trois quartiers; de même, seules quelques communes de moins de 10 000 habitants sont découpées en quartiers. »Source Le dictionnaire Larousse précise, qu’un quartier est une division administrative d’une ville.

Un quartier devrait, idéalement, viser à:

  • Favoriser le lien, la cohésion sociale,
  • Soutenir les initiatives,
  • Galvaniser une attractivité afin d’animer un territoire,
  • Créer à partir d’une proximité afin de s’assurer d’une connexion avec l’habitant,
  • Identifier les besoins,
  • Connaître les acteurs locaux,
  • Se constituer en réseau
  • Permettre une action commune,
  • Développer une vie associative,
  • Valoriser l’extra local citoyen

« Notre vie de quartier » serait, idéalement, un bulletin qui permettrait de restituer ces actions. Si tant est qu’elles aient été impulsées en amont par une politique locale de la ville et aussi lors des réunions plénières des conseils de quartier. Une vie de quartier reste une donnée subjective, car à partir d’où l’habitant situe son quartier? De sa rue, des endroits qui font office de repères? En fonction de ses déplacements, de ses transports en commun? Pourquoi le quartier Europe ne relève pas du quartier St Sever ? Pourtant, visuellement, on note qu’une division vient clarifier la chose. Le boulevard de l’Europe lui-même auquel est venu se greffer la ligne de Métro (Technopôle), une séparation qui produit de l’arrondissement plus que du quartier: Europe est isolé, par les voies au nombre de six (deux doubles sens voiture et un double sens métro) de Grammont.

 

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Boulevard de l’Europe, Rouen rive gauche, 1er mai 2019, IPL

 

Notre vie de quartier ce n’est pas « ton quartier », ou « chez toi » , on s’adresse à un public cible large sans promouvoir un public dit jeune qui par ailleurs, possède une parole légitime mais inaudible. Nous pouvons d’ailleurs ajouter que cet outil qu’est le conseil, pourrait doter un quartier d’une éducation/formation de vie citoyenne. Tout le monde ne se sent pas « citoyen », ne s’imagine pas être en mesure de s’exprimer, d’être écouté, entendu. Un autre outil devrait voir le jour, un autre espace de parole en faveur et à destination d’une jeunesse qui peine à trouver des moyens d’expression dont elle pourrait s’emparer.

IL en va de même pour les personnes âgées, citoyennes, résidentes, habitantes dont la voix porte peu et qui demeure une population isolée. Elles, qui pour la plupart, ont passé leur vie, ici, pourraient participer à une transmission mémorielle et être ainsi d’emblée incluses.

 

Un outil démocratique sert à lutter contre l’isolement, à donner la parole à tous sans que les prises de paroles plurielles soient exceptionnelles.

 

Chacun de nous vit son quartier selon sa façon, avec ses attentes, ses plaisirs, déconvenues et ses volontés. Et c’est donc là que nous voyons les limites des conseils de quartier, trop centralisés, trop maintenus sous une coupe administrative. Un lieu où la parole ne semble pas à même de se libérer car celle-ci n’est pas encouragée de façon suffisamment diversifiée.

 

Faire creuset commun commence avec le principe qu’il ne faut pas cloisonner, réserver, donner la priorité à, pour ne pas favoriser, légitimer.

 

« Notre vie de quartier  » pourrait prendre d’autres formes, plus vivantes, moins organisationnelles, plus spontanées et donc plus légères, plus adaptées. La forme papier est en soi intéressante mais des initiatives avec le concours des réseaux sociaux pourraient voir le jour, des temps d’échange « moins municipaux » et plus citoyens sont à encourager vivement ailleurs, sur place, plus près des gens, et à des horaires en journée plus permissif pour certains publics disponibles. Créer de telle manière des plateformes, des liens réels et proches, le marché, le café du coin, le parc ou jardin de la ville, bref, varier les lieux, les prises de paroles, les temps d’échange et les contenus…

Le bulletin, la suite…

Poursuivons la lecture, arrêtons-nous sur les pages 6 et 7, après les focus, les portraits,  nous avons une pleine page qui amène avec elle, des remarques.

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« Notre ville en grand » – Un quartier c’est, en soi, une « ville », au sens de territoire citoyen, d’espace habité. « Grand » s’oppose à « petit » et naturellement hiérarchise, attention à l’utilisation constante de ce niveau de langage, rien n’est plus prioritaire pour une personne que son quartier parfois bien avant sa ville.

Son lieu de résidence ainsi ramené à une échelle de grandeur, l’est aussi à l’aune d’une échelle de valeur.

…Notre quartier est petit, notre ville est grande, notre vie de quartier est petite par rapport….Ne pas établir de rapport comparatif permet une parole plus bienveillante et facilite une volonté commune.Ne pas entretenir de concurrence entre les territoires qui « bougent » et donc « plus enviables » et ceux qui peineraient à proposer des choses. Certains secteurs font face à des difficultés, ils viennent « de plus loin », sont confrontés à d’autres urgences. Il convient seulement de le rappeler et d’encourager ainsi les efforts pour souligner le chemin parcouru plus que se focaliser sur les résultats!

Une ville possède une histoire au regard de ses quartiers donc les respecter est un impératif. Et puis, ces deux pages servent la promotion de la ville, certes, il est question de projets citoyens mais quel est le rapport avec Cœur de Métropole, l’appel aux dons pour les Serres du Jardin des Plantes ? Savez-vous à qui vous vous adresser? A quelle typologie de population?

Puis, vient cette requête en forme d’appel, d’annonce qui commence par rappeler le nombre de conseillers et précise le rôle et les conditions d’accès:

  1. Proposer et formuler des avis,
  2. Réaliser, également, des consultations auprès des habitants, usagers, sur des questions de proximité
  3. Ils ont réalisé 80 projets
  4. Conditions: Plus de 15 ans, travailler ou  vivre à Rouen

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Enfin, la vie pratique et ses premières lignes qui n’invitent pas de manière symbolique à créer du commun:

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Comment pouvez-vous vous imaginer créer du lien en plaçant, en 1ère information, le signalement de nuisances et les incivilités ?

Sur un pied d’égalité, puisque lisible au même endroit, au même niveau, vous indiquez la présence de votre conseil de quartier et vous le situer entre les incivilités et une invitation réelle à la délation et le ramassage des encombrants ?

Comment, le lecteur qui ne vous connait pas, vous perçoit-il selon vous ?

Quelle pertinence, quelle vision, quel effet cela produit, selon vous ? Vous êtes, au milieu, entre ceux qui viennent dénoncer ceux qui perturbent la tranquillité, qui « s’opposent » à la loi…Et le service de propreté. Vous vous installés entre la tranquillité et la propreté, un brin de provocation ?  De votre part ou de la notre ? Dans le même temps qui conçoit ce bulletin, est-ce la ville et quelle liberté est celle du conseil?

Toujours est-il que des questions devraient être « fouillées », « sondées » de manière interrompue:

  1. C’est quoi un conseil de quartier ?
  2. Et une vie de quartier?
  3. Cela se restitue de quelles manières ?
  4. Quelle est sa place réelle et symbolique ?

Un espace de parole se jauge aussi au regard de sa capacité à se remettre en question.

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B comme bar et biblio, quartier Grammont, IPL, 2018

 

Compte-rendu de la réunion plénière 2019

7  février et 19 mars sont les dates à retenir pour ce compte-rendu. Le 14 mars 2019, s’est tenue une assemblée de la « Vie participative ». Premièrement, comme indiqué en amont dans l’article, tout le monde ne peut se gargariser d’avoir su développer une vie participative. Les quartiers ne se ressemblent pas, les habitants « subissent » parfois les spécificités du quartier au sein duquel ils évoluent. Nous apprenons que le projet porté par le conseil de quartier n’a pas été retenu et donc la suggestion naturelle tient en l’idée de se greffer à ceux choisis. Une bonne initiative, en soi, qui démontre une ouverture d’esprit et une capacité à faire avec d’autres.

Un projet sur site a vu le jour, il s’agit de la fresque Boulodrome (mur SNCF). La demande qui émerge tient en la publication dans le bulletin de la réalisation de cette démarche et une proposition de valorisation supplémentaire est formulée avec l’idée d’une inauguration.

Des difficultés au regard du nombre assez faible de conseillers n’empêche pas, par ailleurs, des thématiques tels que l’environnement et la biodiversité de voir le jour. Prochaine réunion prévue le 25 avril, nous sommes le 16 juin et toujours pas de document disponible.

A suivre…

Isabelle Pompe pour #sitespecific le 16 juin 2019.

 

 

 

 

 

 

Les conseils de quartier Rouen rive gauche # 2

Après avoir abordé le quartier St Clément – Jardin des Plantes avec Les conseils de quartier Rouen rive gauche # 1 et aussi via Saint-Julien- Saint Clément. Nous n’avons pas non toujours pas détaillé le quartier Jardin des Plantes pour des raisons qui semblent évidentes au projet Site Specific: très peu de précarité, une situation sociale au regard des résidences très privilégiée donc non prioritaire. De plus, c’est ce dont la ville de Rouen et la Métropole mettent le plus en avant au motif que certes le jardin est exceptionnel mais que le cadre dans son ensemble paraît davantage exportable, photographiable, tel un ilot touristique préservé de la faune…Enchaînons donc avec…Nous avons donc lu les CR des réunions plénières du 19 mai 2016 au 28 février 2019.

Saint-Sever, le majestueux!

Rappelez-vous l’article We are Saint – Sever…

Saint-Sever, c’est comment dire, historique, mythique, haut les diversités et terre d’asile pour la précarité, un lieu qui démarre juste après les quais qui, eux existent à part entière, indépendamment. Des rues, un place des Emmurés et des gens, des joueurs, des terrasses plutôt masculines, une jeunesse qui le voit comme un point de repère essentiel, un lieu de RDV pour partage d’ennui, St Sever c’est aussi une Eglise, une MJC (en pleine mutation), un centre d’action sociale, un centre commercial et des bureaux, une mairie annexe, une maison des associations…Un pôle à lui tout seul, un échangeur pour le métro où se croisent les deux lignes qui emmènent en banlieue: La George Braque (Petit- Quevilly /Grand-Quevilly) et La Technopôle (Sotteville/ St Étienne du Rouvray). C’est aussi un quartier qui intéresse très fortement la ville et la Métropole Rouen Normandie car c’est ici (vers 2030) que sera accueillie la future gare SNCF avec une ligne pour Paris prévue en 50 minutes…..St Sever c’est devenu depuis quelques années déjà, la terre d’une friche culturelle: Parenthèse devenue Friche Lucien. Ce quartier est d’une photogénie telle que je n’ai pas arrêté de tenter de le saisir, de le capturer via un objectif, une lentille, une lunette…Au point d’organiser le 1er rallye-photo de la rive gauche à cet endroit.

FB Event un rallye pour émanciper la rive gauche

Alors, la consultation des comptes-rendus de ce quartier ne fut pas sans surprise. Depuis Rouen ensemble quartier rives sud, les questions ont commencé à pleuvoir…Voici l’accès à Tous les documents du quartier

  1. Comment peut-on assembler l’Ile Lacroix et St Sever ?
  2. Comment ces territoires peuvent-ils être analysés, observés ensemble ?

Rue St-Sever après aménagement Cœur de Métropole de la Métropole Rouen Normandie

 

Saint-Sever, commençons par la rue, sachant que ce quartier prend sa source avec la cité administrative qui sert d’enclave voire de fortification là où siègent la tour des archives et le département de la Seine Maritime….Ce quartier se découpe en plusieurs rues dont l’artère principale porte le même nom que l’Église, le centre commercial, la station de métro…

La tour un soir de mai 2019

La Tour, un soir de mai 2019

 

Saint-Sever, ce sont des rencontres, des histoires de rues, une mémoire vive peu activée par la mairie, un lieu d’échanges où une population ne cesse de se rendre pour y vivre et y travailler.

 

Les hommes de Rouen

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Dirigeons-nous vers les dires de nos conseils de quartier et demandons-nous quelle parole porte -t’ils ?

Ici, le 1er bulletin du semestre 2019: Bulletin du 1er semestre 2019 du quartier

Capture d’écran

Vous lisez bien, oui, le maïs et son vendeur dangereux occupe deux lignes dans un CR qui compte à peine trois pages…C’est donc ce que vous avez à nous dire? A vous dire ? Et vous osez publier cela sur le site de la ville ?

Capture d’écran

La pendule est citée à de très nombreuses reprises, à croire que l’heure sur le site de la place du marché des Emmurés est vitale alors même que ce lieu est sous -exploité et qu’il est le seul lieu couvert suffisamment grand et public pour accueillir une diversité de propositions de rencontres, de partages…

Capture d’écran

Tiens, le Jardin des Plantes…Relisons ensemble cet ensemble de mots prononcés et repris sans crier gare:  » 500 000 visiteurs par an, mais peu de rouennais, sans doute parce qu’il est rive gauche et qu’il est endormi »

« Rive gauche » l’appellation se suffit à elle-même pour marquer le manque d’intérêt, restons calmes et « endormi » ben c’est sûr que des propositions plurielles et citoyennes on en a plein mais bon…C’est moins chic, plus faune et ne va sans doute pas dans le sens du lieu…

Poursuivons… voici le collectif Lucien et le festival Parenthèse:

Capture d’écran

Les éléments retenus peuvent être de plusieurs natures soit vous vous dîtes que « il y a ceux qui apportent de l’alcool avec les points de suspension qui vont avec (dernière phrase pour conclure) » soit vous penchez davantage vers les 102 DB ou encore vers l’histoire des subventions et bien sûr: « les gens du quartier veulent de la tranquillité » sans vous demander si la jeunesse de la rive gauche n’est pas en proie à un déficit de lieu pour se retrouver, sans vous enquérir du bien fou que cette initiative a produit: pouvoir sortir à côté de chez soi sans avoir à galérer avec les transports en commun, sans avoir à sortir trop d’argent, bref, ce lieu a rempilé cette année sur une forme plus longue depuis le 29 avril et nous autres, nous le défendons car une friche culturelle ça lui va bien à la rive gauche si souvent stigmatisée de faune & flore rouennaise pour rester polie…Car non, elle n’est pas la continuité de la rive droite, non il n’y a pas d’écho ni de miroir entre les deux rives…

Friche Lucien, 25 mai 2019

Une suite, encore une suite avec la biblio située à l’intérieur du centre commercial, lieu en souffrance mais force de propositions!

Capture d’écran

On retient les travaux très dommageables, une typologie de publics singulière et relativement peu d’enfants a contrario de Grammont (Biblio Simone de Beauvoir) qui, elle, voit son public jeune venir en nombre et de manière précoce et enfin davantage de participatif avec les habitants et les acteurs///La biblio se sent seule et je la comprends, de même que ses salariés n’ont plus la possibilité de proposer des actions de manière autonome comme présenter des auteurs, organiser des lectures…Rien de mieux pour démotiver, des mois de travaux qui les rendaient invisibles et inaccessibles et de moins en moins de possibilité d’exister pour eux-mêmes dans le sens de leurs spécificités territoriales, des attentes des publics…La réponse qui suit est, vous l’aurez compris, une façon de rappeler qu’il n’est jamais bon de se plaindre et que les « cafés biblios », ben faut suivre, sont hors-sujet…

Capture d’écran

On en termine avec le dernier pan de l’histoire du conseil de quartier avec St-Sever et sa magie:

Ce qui nous avait déjà passé par la tête, c’est cette perception de l’insécurité notamment chez les jeunes femmes, alors, nous avons décidé d’organiser une table ronde, un temps d’échange sur la problématique du genre dans l’espace public et donc de la femme dans l’espace public rive gauche. Cette initiative sera programmée courant septembre /Octobre de cette année. Une affaire à suivre…

Ce que nous n’avons pas saisi c’est où se trouve les éléments factuels qui viennent confirmer les dires de ces conseillers, de quoi et combien, où sont les précisions, les détails de ce que vous avancé ?

La rue Lafayette voit son développement de boutiques africaines exploser certes mais en ce qui concerne les baux, quels sont les éléments de preuves à charge ? Travestir le quartier ??? Et « porter atteinte », là, vous devez vous dire qu’une posture identitaire intolérable est en cours. Ici, sévit le rejet des diversités et la « communauté africaine » (le conseil, dans ses lignes dit: « sans la citer mais vous voyez de qui je veux parler ») ainsi ramenée à un travestissement, une atteinte…Nous sommes restés sans voix. Mais ce n’est pas terminé, ensuite vient le tour de la « communauté du Maghreb »(qui ne sera pas citée mais que nous faisons exprès de désigner ainsi) avec ses ouvertures de commerce 7j/7 et ses nuisances…Requérir davantage de policiers pour faire respecter un territoire s’apparente plus à un procès d’exclusion. Vous ne semblez pas vouloir de cette jeunesse qui s’ennuie et n’a nulle part où aller, vous ne semblez pas autoriser des commerces, des activités, mais qu’offrez-vous en retour? Que proposez-vous en échange ? Vous devriez vous écouter, vous relire et compter le nombre de fois où la pendule de la place des Emmurés est citée…Ces conseils m’inquiètent dans leur pensées, leurs approches, leurs résistances et leurs perceptions des habitants.

Il est grand temps de proposer une parole alternative qui soit inclusive, qui respecte les diversités et les visages plurielles de ce quartier.

A suivre, le conseil de quartier Grammont-Europe.

Isabelle Pompe pour Site Specific, le 12 juin 2019.

Les conseils de quartier Rouen rive gauche # 1

A Rouen, il existe un outil démocratique qui se nomme « conseil de quartier« . La carte du découpage des quartiers donne ceci à comprendre,  la rive gauche est représentée par trois « pôles ».

Screenshot_2019-06-12 L’actualité des quartiers Rouen ensemble

Rouen rive gauche se décompose ou se décline plutôt en trois quartiers (par ordre d’apparition sur la carte):

  1. St Clément /Jardin des Plantes
  2. Grammont- Europe
  3. Quais Rive Sud/Ile Lacroix/Saint-Sever

Depuis aujourd’hui, sur la page Facebook de Site Specific (@territoiresocial), vous pouvez découvrir ces informations: « Cette semaine, un focus en 4 temps sur les « Conseils de quartier » de Rouen rive gauche. Site specific a lu, hier, tous les comptes-rendus disponibles depuis Rouen ensemble

// L’idée étant de recueillir et d’analyser ce que proposent ces conseils et de poser une série de questions:

  1. Ces conseils de quartier,  sont-ils des outils démocratiques à même de faire « creuset commun » ?
  2. Qui prend la parole ?
  3. Est-ce qu’un conseil est un lieu propice à l’échange constructif ?
  4. Et qu’entendons-nous au sein de ces conseils ?

St Clement/ Jardin des Plantes

Pour le 1er quartier enquêté au regard d’une part, de son conseil puis des actions issues d’associations locales, notre attention s’est porté sur St Clement/Jardin des Plantes. Au sein de la rive gauche, le projet Site Specific porte un intérêt premier aux territoires sociaux, ce pourquoi St Clement fait parti intégrante de son espace de référence.

« Conseils de quartier # 1: St Clément-Jardin des Plantes dont voici le Bulletin du 1er semestre 2019 // Le quartier en images Saint-Julien- Saint Clément

darty 2.jpg

Maison rue Alexandre Barrabé 76100 Rouen

▟ Une 1ère question se pose: au regard des habitants, pouvons-nous dire que cette découpe territoriale est cohérente ?
// Malgré la proximité géographique, nous sommes sur deux quartiers distincts au regard de leur sociologie et de leur vie de quartier. Déjà, parce qu’ au sein du quartier St Clément, nous trouvons, entre autres, les immeubles « Verre et Acier » et aussi parce que les rues ne se « ressemblent » pas. // La rue St Julien offre une grande diversité de commerces, tout est sur place ou presque. Elle est animée, le quartier accueille des associations, des lieux d’entraides tels que la Fraternité, le Secours Populaire mais aussi des foires à tout et autres manifestations populaires. Et puis St Clément s’apparente davantage à un quartier populaire mais également pluriel, diversifié que ne peut l’être le quartier Jardin des Plantes. ►De plus, à la lecture du compte-rendu de la réunion plénière du 28 mars 2019 (dispo en ligne), il est fait état de points sur les budgets, les travaux, des questions et réponses diverses sont annotées mais hormis des dysfonctionnements très précis, nous ne voyons pas de questions de fonds du type:

  1. Comment créer les conditions d’une participation citoyenne ?
  2. Comment, à partir de nos habitants, de nos situations sociales, nous travaillons ensemble ?
  3. Entendons-nous ce que ce territoire « dit », « vit » ?

// L’idée d’un conseil, certes géographiquement plausible, trouve ses limites au regard des écarts très importants qui subsistent entre ces deux quartiers et ne peut donc refléter une parole équitable.

▒Habitants du quartier St Clément, prenez la parole autrement peut-être, trouvons une alternative pour une visibilité compréhensible.

  • Dites-nous, si vous avez rejoint ce conseil, quel retour d’expériences faites-vous ?

 

Verres et acier st julien.jpg

Rien ne bouge, Verre et  Acier – Pépinières- le 11 juin 2019, IPL

Réunion plénière du 28 mars 2019

L’image contient peut-être : texte

Capture d’écran issue de la réunion plénière

 

L’association du quartier Poterat St Clément a publié un compte-rendu suite à leur rencontre avec le maire de Rouen le 15 mai 2018 qui laisse, entre autres, apparaître les propos suivants de la Mairie : « Concernant le terrain des Pépinières, il appartient à Rouen Habitat.La destruction et le désamiantage coûtent très cher (10 millions d’euros). Pour le moment, le budget disponible est insuffisant. Il y a avait 750 logements sociaux sur cet emplacement. À l’avenir, ils devraient être remplacés par 450 logements. Une solution doit être trouvée dans l’année, les plans et les constructions suivront dans les années suivantes. « CR du 15 mai 2018 – Mairie de Rouen

rue st julien 11 juin.jpg

Fresque du quartier rue St Julien

 

A suivre, le conseil de Conseil de quartier St Sever,

Isabelle Pompe pour #sitespecific le 12 juin 2019.

 

Terrasse’ Specific

Bientôt, le samedi 25 mai 2019 à 14H, nous nous rencontrerons pour cette 2 ème Terrasse’ Specific. Celle-ci aura lieu sur le site de la Friche Lucien, 1 place Carnot à Rouen (rive gauche) non loin de la rue Lafayette.

affiche TS 25 mai 2019 JPG

C’est où, c’est qui et c’est quoi la Rive gauche ?

Depuis de nombreux mois, l’interrogation reste sensible. En effet, quel que soit le sujet, l’objet d’étude « rive gauche » peine à attirer les foules.

Pourquoi?

D’où vient ce rapport complexe avec cette rive ? Et comment, aujourd’hui, se traduit-il au quotidien? Quelle image retient-on ou avons-nous de cet « endroit » ? Quelle perception les gens ont-ils de leur propre territoire d’habitation?

  • Un manque d’intérêt ?

Un des premiers élément de réponse est apparu pour cette enquête lors de la passation du questionnaire. En effet, il a fallu insister, taguer sur Facebook, relancer, redire combien l’avis des résidents de la métropole rouennaise était précieux. Sur 100 envois par mail et via Facebook, j’ai obtenu, à ce jour, un très faible taux de retour…    Questionnaire « La rive gauche enquêtée »

Où est le problème?

La Rive Gauche est associée à quoi ? Comment vit-on au sein de cet espace de référence? Que dit-on de ces habitants? Quel degré de connaissance avons-nous de ces territoires? Et comment est compris le projet « Site Specific » ?

D’où regardons-nous ?  

Des jugements de valeur sont-ils à l’œuvre ? Pourquoi une telle scission sociologique, psychologique entre la rive gauche et la rive droite de cette métropole ?

Un attachement?

Comment vivons -nous notre rapport à notre commune ? Y sommes-nous attachés ? Fait-elle partie de notre histoire personnelle, professionnelle et/ou familiale ? Avons-nous choisi ce lieu de résidence ?

Un site specific ?

La rive gauche est-elle l’incarnation de la culture populaire? Qu’en est-il de la présence de ces sites industriels au regard de la mémoire ouvrière, de l’emploi ? Quel territoire social est la rive gauche ? A partit de là, quelles sont les politiques environnementales et sociétales de cet espace de référence ?

Risques et informations ?

Existent-ils des risques, lesquels sont clairement identifiés ? Pourquoi et de quel ordre ? Vous estimez-vous suffisamment informés ? …

Voici un exemple de questions qui pourront être abordées au fil de ces rencontres citoyennes mensuelles, que sont les « Terrasses ‘ Specific « .

Si vous avez des questions ou des témoignages à soumettre, merci d’adresser un message à : territoiresocial@gmail.com

Page FB de l’ évènement

La friche Lucien c’est un beau programme qui démarre dès le 29 avril 2019

  • Si vous venez depuis le Métro arrêt Place Joffre (Ligne Georges Braque)Screenshot_2019-04-18 1 place carnot rouen.png

 

  • Si vous venez depuis la Station de métro, du quartier Saint Sever

Screenshot_2019-04-18 1 place carnot rouen(1).png

 

Merci pour votre intérêt et participation!

 

Isabelle Pompe, 18 avril 2019

Territoire social & pollution des sols

Pollution des sols

Suite à notre recherche sur le territoire social, nous avons noté que la présence de sites industriels était non négligeable pour les communes retenues pour cette recherche à savoir Grand-Couronne, Petit-Couronne, Grand-Quevilly et Petit-Quevilly.

Nous pouvons questionner l’impact de ces sites sur notre territoire d’habitation tout d’abord au regard de ses pollutions. Celle qui nous intéresse aujourd’hui, est celle qui concerne les sols.

pollution des sols

Le code de l’environnement

C’est l’ordonnance n° 2000-914 du 18 septembre 2000 relative à la partie Législative du code de l’environnement qui est à l’origine du code de l’environnement (textes juridiques relatifs au droit de l’environnement)

Le code comporte sept livres divisés en titres, chapitres, sections, sous-sections et paragraphes :

  1. Dispositions communes,
  2. Milieux physiques,
  3. Espaces naturels,
  4. Faune et flore,
  5. Prévention des pollutions, des risques, et des nuisances,
  6. Dispositions applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Wallis et Futuna, dans les terres australes et antarctiques françaises et à Mayotte,
  7. Protection de l’environnement en Antarctique.

L’article L 125-6 prévoit que l’État élabore, au regard des informations dont il dispose, des Secteurs d’Information sur les Sols (SIS). Ceux-ci comprennent les terrains où la connaissance de la pollution des sols justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la sécurité, la santé ou la salubrité publique et l’environnement.

Depuis Geo risques, j’ai consulté le SIS (Secteur d’Information sur les Sols) afin de voir quels pouvaient être les résultats pour notre territoire. J’ai renseigné la commune du Petit-Quevilly et aucun résultat ne fut trouvé pour cette recherche. J’avais remarqué auparavant que la carte d’avancement par territoire pour l’élaboration des SIS spécifie que le département de la Seine- Maritime est [avec « SIS » en cours et « SIS déjà publiés.]

Plan national santé et environnement

L’élaboration d’un plan national santé-environnement (PNSE), sa déclinaison en régions et sa mise à jour tous les cinq ans ont été inscrites dans le code de la santé publique (article L. 1311-6 du code de la santé publique).

Le troisième plan national santé environnement (2015-2019)

Après dix ans d’actions destinées à la prévention des risques pour la santé liés à l’environnement (PNSE 1 – 2004-2008 et PNSE 2 – 2010-2014), le troisième plan national santé environnement (2015-2019) a pour ambition de réduire l’impact des altérations de notre environnement sur notre santé. Sa mise en œuvre est placée sous le copilotage des ministères de l’Environnement et de la Santé.Source

Il s’articule autour de dix nouvelles mesures phares, regroupées en 4 grandes catégories d’enjeux :

  • enjeux de santé prioritaires ;

  • connaissance des expositions et de leurs effets ;

  • recherche en santé-environnement ;

  • actions territoriales, information, communication et formation.

« Le Plan national santé environnement (PNSE) a pour objectif de répondre aux interrogations des Français sur les conséquences sanitaires à court et à moyen terme de l’exposition à certaines pollutions de leur environnement.

Il existe plusieurs sortes de pollution, celle de l’air, de l’eau, des sols mais aussi la pollution sonore, lumineuse et la pollution par les déversements de pétrole /pollutions hydrocarbures, par les déchets nucléaires. Il existe pour la pollution des sols des Diagnostic pollution des sols

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« La pollution des sols n’est pas la forme de pollution dont on parle le plus. La pollution excessive du sol peut entraîner la contamination de l’eau et peut donc créer d’énormes dégâts sur l’environnement. Le sol contaminé est tout sauf un endroit sûr pour les cultures, les produits chimiques par ce biais peuvent atteindre le corps des organismes vivants, une fois que sont digérés les aliments affectés. »Source

 

Un exemple , Toulouse et & l’état de son sol

« Le sol Toulousain ? Toxique. Le passé industriel de la ville ressurgit à mesure que ses parcelles sont harponnées par promoteurs immobiliers et autres bâtisseurs. Le sous-sol de ces toulousaines nouvelles générations à étages et parkings souterrains est-il pollué ? Qui veille au grain ? Il y a quelques semaines Toulouse se hissait dans plusieurs titres de presse au « 3ème rang de la ville la plus polluée ». En cause, la base de données Basol, du ministère de l’Écologie qui recense les sites pollués « ou potentiellement pollués »Source

 

 » ÉTABLISSEMENT SENSIBLE « 

La démarche « établissements sensibles » a été proposée aux responsables ou maîtres d’ouvrage en charge des établissements des secteurs public et privé accueillant les jeunes jusqu’à 17 ans.

Source vidéo

Les établissements retenus ont été repérés par superposition ou contiguïté avec  d’anciens sites industriels recensés dans l’inventaire BASIAS. BASIAS – BASOL

Chacun des établissements a fait l’objet d’un diagnostic des sols adapté à la configuration des lieux et à la nature des activités industrielles passées.

A l’issue des diagnostics, les établissements sont classés dans l’une des 3 catégories suivantes :

  • Catégorie A : Les sols de l’établissement ne posent pas de problème
  • Catégorie B : Les aménagements et les usages actuels permettent de protéger les personnes des expositions aux pollutions, que les pollutions soient potentielles ou avérées. Des modalités de gestion de l’information doivent cependant être mises en place pour expliquer ce qui doit être fait si les aménagements ou les usages des lieux venaient à être modifiés
  • Catégorie C : Les diagnostics ont montré la présence de pollutions qui nécessitent la mise en œuvre de mesures techniques de gestion, voire la mise en œuvre de mesures sanitaires. (Source)

En prenant en compte les reclassements validés après transmission des dossiers, au 24 novembre 2017, les 1 248 établissements pour lesquels les diagnostics de pollution des sols ont été finalisés et remis aux maître d’ouvrage, étaient répartis de la manière suivante :

  • Catégorie A : 486 établissements
  • Catégorie B : 658 établissements
  • Catégorie C : 104 établissements

Par ailleurs, pour 149 établissements, les diagnostics étaient encore en cours. Des rapports de diagnostic sont consultables depuis ce Lien

J’ai renseigné, dans les menus déroulants, les communes du Petit-Couronne, du Grand-Couronne et pour le Grand-Quevilly puis lancé une recherche, il a été indiqué pour les trois:  » Pas de rapport de diagnostic disponible.  » Consultation au 31 mars 2019.

 

La situation au Petit-Quevilly

Nous savons que la commune a connu un riche passé industriel depuis notamment l’implantation de Malétra en 1808. Nobel – Maletra a exploité son site industriel et sa décharge jusqu’en 1962. Date à laquelle, le quartier Nobel Maletra avec sa cité- auparavant nommée « Maurice Thorez »- aujourd’hui baptisée quartier de la piscine s’est implanté.

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Entre La zone entre la Sud III et l’avenue Jean Jaurès – elle a accueilli la filature de la Foudre– se dessine, d’une part un territoire social et d’autre part, une présence de sites industriels à même d’engendrer des risques pour la santé et l’environnement encore perceptibles aujourd’hui.

Lors de l’inventaire de ses sites industriels croisés avec celui des établissements scolaires, la commune du Petit-Quevilly a fait ressortir les éléments suivants:

Depuis le site internet d’info terre, le résultat des diagnostics donne ceci:

11 établissements ont été listés, ils sont tous classés C. Voici la carte de tous les établissement scolaires recensés au Petit-Quevilly (maternelle, primaire, collège et Lycée) hors crèche et garderie.

Screenshot_2019-03-31 Mappy - Plans, comparateur d'itinéraires et cartes de France

 

Comme vous pouvez le constater sur le rapport, chaque colonne, se présente l’icône du fichier PDF, je suis allée chercher celui de l’École maternelle Gérard Philippe, voici la synthèse au 31 janvier 2017:

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Isabelle Pompe, dernière mise à jour 31 mars 2019.

Kodak, Vincennes, 1986

Une usine, des pollutions

 

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Entreprise américaine, fondée en 1881 par Georges Eastman. Cette création d’entreprise est la concrétisation des recherches personnelles de son fondateur. En effet, Eastman dépose son brevet pour une « Méthode et Appareillage pour la réalisation des Plaques à Émulsion » en 1879. La société oriente ses recherches, dès 1885, vers un support souple destiné à remplacer les fragiles plaques de verre utilisées jusqu’à présent en photographie.

PATHE

Pathé –  C’est en observant les films Edison sur un appareil à visionnement individuel, en 1894, que Charles Pathé à la révélation de ce à quoi il se consacrera. C’est en 1896 qu’il installa les ateliers destinés à imprimer les films positifs, au n°1 de l’avenue du Polygone.Il fonde en 1897 la « Compagnie générale des cinématographes, phonographes et pellicules ». Puis la société Pathé frères s’étoffant, de véritables studios furent construits rue du Bois (rue Anatole-France).

En 1906, Charles Pathé se lança dans la fabrication industrielle de films vierges. Il fit construire rue des Vignerons à Vincennes, une vaste usine conçue par l’architecte vincennois Georges Malo.

En 1911, pour se rapprocher de l’usine, il s’installa dans une grande maison bourgeoise, rue de la Villa (rue Franklin-Roosevelt). Charles Pathé fit de Vincennes pendant les quelques années qui précédèrent la Première Guerre mondiale, la capitale mondiale du cinéma. La maison Pathé, véritable ville dans la ville, en rythma longtemps l’existence par ses sifflets et ses sirènes qui vidaient et remplissaient les cafés au rythme des équipes.

Avec la naissance de Hollywood et la concurrence du cinéma américain, l’usine cesse d’être un haut lieu de la production cinématographique, et en 1927, laisse sa place à la société Kodak Pathé. » Source

 

1902, Usine rue des vignerons à Vincennes

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L’usine sera utilisée pour la fabrication du support et des émulsions. La pellicule est constituée d’un film support en plastique, recouvert d’une émulsion : c’est une couche de gélatine sur laquelle sont couchés en suspension des cristaux d’halogénure d’argent ; pour les émulsions modernes il s’agit de bromure d’argent (AgBr).

L’usine sera exploitée de 1902 à 1986. L’utilisation de produit chimiques tels que des solvants non halogénés pour exploitation de ce site a engendré une des affaires les plus graves en termes d’exposition aux risques de produits chimiques pour les zones d’habitation et scolaires inscrites localement. Il s’agit de « l‘affaire des cancers pédiatriques de Vincennes. »

Les solvants

Les solvants sont des liquides qui ont le pouvoir de dissoudre, mettre en suspension ou extraire des substances sans altération chimique de ladite substance ou du solvant. Ces propriétés permettent :

  • l’utilisation des solvants pour nettoyer ou séparer différentes substances,
  • leur régénération, interne ou externe, quand leur utilisation première les a chargé en impuretés.

Les solvants usés sont issus d’origines diverses et produits par :

  • l’industrie (chimie, peinture, colles et adhésifs, …),
  • l’artisanat en quantités dispersées (carrosserie, mécanique, …),
  • les laboratoires de recherche et d’enseignement,
  • les particuliers.

Parmi ces solvants, on distingue deux catégories :

  • les solvants halogénés : solvants contenant du chlore, du fluor, de l’iode, du brome.
  • les solvants non halogénés : toluène, acétone

Les déchets dangereux

« Les déchets dits « dangereux » contiennent, en quantité variable, des éléments toxiques ou dangereux présentant des risques pour la santé humaine et l’environnement (article R. 541-8 du code de l’environnement : les déchets dangereux y sont indiqués avec un astérisque).

Quelle que soit leur origine ou la quantité produite, les déchets sont classés dangereux s’ils présentent une ou plusieurs des 15 propriétés de danger énumérées à l’annexe I de l’article R. 541-8 du code de l’environnement.

Ils peuvent être de nature organique (solvants, hydrocarbures,etc.), minérale (acides, boues d’hydroxydes métalliques,etc.) ou gazeuse.

Avec environ 11 millions de tonnes, les déchets dangereux représentent 3 % des déchets produits en France.
Le mélange de déchets dangereux est interdit, sauf dérogation (Article L541-7-2 du code de l’environnement) » Source

Les propriétés qui rendent les déchets dangereux et leur code :

  • H1 Explosif ;
  • H2 Comburant ;
  • H3-A Facilement inflammable ;
  • H3-B Inflammable ;
  • H4 Irritant ;
  • H5 Nocif ;
  • H6 Toxique ;
  • H7 Cancérogène ;
  • H8 Corrosif ;
  • H9 Infectieux ;
  • H10 Toxique pour la reproduction ;
  • H11 Mutagène ;
  • H12 Substances et préparations qui, au contact de l’eau, de l’air ou d’un acide, dégagent un gaz toxique ou très toxique ;
  • H13 Sensibilisant ;
  • H14 Écotoxique ;
  • H15 Substances et préparations susceptibles, après élimination, de donner naissance, par quelque moyen que ce soit, à une autre substance, par exemple un produit de lixiviation, qui possède l’une des caractéristiques énumérées ci-dessus.

Expansion des sites de production de Kodak Pathé

A la fin des années cinquante, l’usine Kodak-Pathé de Vincennes ne disposant plus de surfaces suffisantes pour assurer son expansion, il est décidé de construire un nouveau site industriel plus vaste et disposant des dernières technologies de fabrication. C’est Chalon-sur-Saône qui fut choisi en raison de sa situation à un carrefour de voies de communication facilitant la distribution des produits dans toute l’Europe. Le fait que Chalon-sur-Saône soit de surcroît la patrie de Nicéphore Niepce, l’inventeur de la photographie, fut un atout supplémentaire.

Kodak et le numérique

Alors que Kodak a mis au point la photo numérique dès 1975, la firme américaine a du mal à s’adapter au numérique lors de son expansion dans les années 2000 et subit la forte concurrence de marques étrangères, notamment européennes et japonaises.

Le 10 janvier 1986, un juge de la Cour suprême des États-Unis ordonne à Kodak de cesser la fabrication et la commercialisation de ses appareils à développement instantané dans le cadre d’un affaire de contrefaçon de brevet opposant Eastman Kodak à Polaroid Corporation. Dès 2004, Kodak délaisse peu à peu son activité historique (production liée à la photographie argentique) pour se concentrer sur les technologies modernes : la photographie numérique et le cinéma numérique, sans grand succès…

1986

L’usine de Vincennes est démolie. L’école maternelle Franklin-Roosevelt, à Vincennes (Val-de-Marne) a été construit en 1986 à côté d’une résidence de 475 logements et de bureaux, à l’emplacement de l’usine Kodak.

Sur les 6 hectares du site, on construit une école, sans aucune analyse des sols, cela deviendra un scandale énorme avec 5 cas de cancers (leucémie) chez des enfants.

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Démolition du site de Vincennes – Source

1999

« Le signalement de Vincennes (Val-de-Marne) a pour cadre un quartier résidentiel construit sur l’ancien site industriel des usines Kodak qui avaient en particulier utilisé des produits chimiques pour leur activité. Lorsque trois cas de cancers d’enfants sont connus en 1999, une relation est très vite envisagée localement entre l’ancien site industriel et l’existence de ces pathologies. Mais, à partir des premiers éléments transmis par l’entreprise et des sondages réalisés par la mairie, cette relation avec une éventuelle pollution des sols ne peut pas être établie. Les autorités sanitaires engagent de leur côté une étude qui ne conclut pas à l’existence d’un agrégat. Au vu des données, un comité d’experts considère que des investigations épidémiologiques et environnementales complémentaires ne sont pas justifiées. « Source

 

La liste s’est allongée puisque, depuis 1999, 7 cas dont 2 mortels ont été recensés, alors qu’on enregistre nationalement 4 à 6 cas de cancer par an pour 100 000 enfants de zéro à 5 ans (Le Monde du 3 janvier 2004).

 

Screenshot_2019-03-31 Chapitre 2 L’usine Kodak de Vincennes

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La mobilisation locale et la connaissance de nouveaux cas conduisent en 2001 à de nouvelles études, ainsi qu’à une campagne de communication importante initiée par la mairie. Les acteurs locaux qui se sont mobilisées entre-temps sont associés à ces études dans le cadre d’un comité de suivi. Le maire de Vincennes décide de fermer l’école de juin 2001 à janvier 2004. Les études qui sont réalisées durant cette période mettent en avant l’absence de risque sanitaire avéré pour la population. Toutefois, des campagnes de surveillance environnementale sont menées entre 2004 et 2007.

Que dit le BASOL (aujourd’hui) du site de Vincennes ?

Basol pour rappel,  est une base de données sur les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif. BASIAS – BASOL

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Lors de l’enquête environnementale, une mise en évidence est faite d’une pollution de la nappe phréatique sous-jacente, aux dérivés chlorés, trichloréthylène (TCE), et perchloroéthylène (PCE) appelé aussi tétrachloréthylène, (ainsi que du Chlorure de vinyle dérivé du TCE) en provenance de l’ancienne usine chimique Kodak implantée sur place, qui avait fermé, puis été démantelée en 1986, suite à une pollution au cyanure.

L’affaire des cancers de Vincennes fera office de détonateur et de révélateur pour opinion public ainsi que pour les Ministères de l’éducation nationale et de la santé.

En 2007, l’État débloque 50 millions d’euros et veut lancer un plan national de diagnostic des sols. Il faut repérer crèches, écoles lycées : Env. 2000 sites pour lesquels il faut faire des diagnostic. Un véritable devoir de de recherche, d’investigation s’impose en ce qui concerne les métaux lourds et polluants volatiles.

  • Trois catégories sont alors proposées, A, B et C
    Pour les écoles de catégories C, cela signifie que les enfants sont exposés. La sensibilisation des parents, enfants est parfois difficile. Pourtant le Plomb et le Mercure, même à très faible dose, sont dangereux. Le problème est que sur ces sites industriels, ont souvent été utilisés plusieurs produits chimiques qui produisent un effet cocktail, bien pire encore.

Une école Beauvais a fermé (classé C) pour quelques travaux sommaire depuis 2013 mais aucune dépollution.

Vincennes encore, les produits dégazent depuis 47 ans, le taux de trichloréthylène présent dans les terres dépassent jusqu’à 100 fois.

 

Vous pouvez suivre l’actualité de cette affaire depuis le blog du Collectif Vigilance Franklin – CVF

C’est toute l’histoire industrielle qui remonte à la surface avec des problèmes dans l’air des maisons.

La Pollution des sols

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Vous pouvez consulter ce document Exposition de la population française aux substances chimiques

Malheureusement, beaucoup d’écoles figurant sur la liste n’ont pas été testées.

Lien vers émission Envoyé Special, « Nos écoles empoisonnées » du 11 janvier 2018

Je reviendrai, dans un prochain article, sur la situation du Petit-Quevilly, au regard du classement de ses écoles suite aux résultats de ce diagnostic.

 

Isabelle Pompe, 31 Mars 2019

Petit-Quevilly & les feuilles mortes

Un souffleur flou// Petit-Quevilly, Juin 2019, IPL

 

Les Stihl à feuilles

A Petit-Quevilly, nous pouvons régulièrement déplorer la présence des souffleurs à feuilles et autres engins à moteur pour soi-disant l’embellissement de nos rues et trottoirs.Encore aujourd’hui, vendredi 14 juin 2019, nous assistons à ces séquences assourdissantes et polluantes, quartier du centre commercial des Bruyères, rue Albert Einstein, produites par trois employés affairés.  Avec leur Stihl accroché à la ceinture, les outils soufflent, coupent, extraient les « mauvaises herbes » installées sur les bordures des trottoirs et de la rue…

Ces scènes de la vie courante sont pénibles à constater d’une part pour des raisons de pollution de l’air alors que Petit-Quevilly souffre déjà d’une qualité de l’air dégradée et d’autre part pour les autres pollutions que ceci accompagne, odeur et bruit…Sans compter les dommages causés à la nature.

 

« Quatre millions de Français sont touchés par l’asthme et la Normandie n’y échappe pas à cause, notamment, de la pollution. » Titrait, en mai 2018, le journal,Tendance Ouest. Source

 

Dans un article de Conso Globe d’octobre 2018, il est fait état que  » les souffleurs à feuilles » présentent plusieurs effets nocifs pour la santé de l’homme, mais aussi pour la nature. »

Cet appareil, utilisé par les municipalités, fait débat. Il est néfaste pour l’homme et pour la nature.

 

Pollution par le bruit

« Certains souffleurs à feuilles sont tout simplement nocifs pour l’ouïe : le seuil de 85 décibels, limite pour la santé, est parfois dépassé par ces engins, qui peuvent monter jusqu’à 105 décibels selon un rapport du Canton de Genève. »

 

Mesure du bruit & conséquences sur la santé

Pour obtenir une définition des mesures du bruit, vous pouvez vous rendre sur le site de l’ INRS, où l’on apprend que le dB(A) est le décibel physiologique – mesure qui correspond le mieux à notre perception des bruits.

  • 50dB(A) est le niveau d’une conversation,
  • 85dB(A) est le seuil de nocivité,
  • 120dB(A) le seuil de douleur (il faut aussi tenir compte de la durée).

Dans les nombreuses études et rapports consacrés au bruit, on peut trouver un grand nombre d’effets de la surconsommation de décibels sur la santé :

  • Perte d’intelligibilité,
  • Surdité,
  • Fatigue,
  • Altération du sommeil,
  • Stress,
  • Dépression,
  • Irritabilité, agressivité,
  • Augmentation de la tension artérielle,
  • Réduction des capacités cognitives…

Ces effets directs sont suivis d’effets secondaires, comme la multiplication des actes de violence (à cause de l’agressivité générée par le bruit), l’augmentation de la consommation de médicaments (anti-dépresseurs…), etc.
Tout cela ayant bien sûr un coût élevé pour la société (remboursements de la Sécurité sociale, mise en place de politiques de lutte contre le bruit…).Source

 

Les poussières

Les autres problèmes de cet outillage reposent sur sa dissémination de poussières. De par la puissance de certain engin, ces derniers engendrent des conséquences pour la gorge (toux), voie respiratoire (asthme) et pour les yeux. Certaines de ces particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes. Sachant que ces agents municipaux soulèvent, avec ces poussières et feuilles, des allergisants tels que les pollens, ce qui peut accroître les pics d’allergies pour certaines personnes. Source

L’asthme, en raison de la pollution, est une maladie très présente sur notre territoire social. Selon Georges Nouvet* « la situation est très préoccupante, c’est une pathologie énorme ».

(*Pneumologue et Président d’Asthme 76 devenu PlaNET Patient Source)

 

L’homme et le souffle// Petit-Quevilly, juin 2019, IPL

 

Pollution de l’air

De par leur fonctionnement (pour les souffleurs thermiques), ils renvoient des gaz d’échappement au même titre que les tondeuses ou encore pour les territoires ruraux avec les tronçonneuse et autre tracteur…Bref, sauf qu’en plus d’émettre du CO2, de consommer du carburant, leur utilité est vaine voire à prohiber.

L’ intervention des souffleurs à feuilles se situent, en général à l’automne. Imaginons cette période de rentrée pour beaucoup, notamment pour les enfants, et ce que nous sommes invités à inhaler, à entendre en raison d’un nettoyage de feuilles mortes…

 

Conséquences

Les souffleurs à feuilles utilisés par ma commune, comme pour beaucoup, sont thermiques en raison de la surface à « nettoyer ».

« En 2011, une étude menée aux États-Unis et relayée dans le Washington Post a démontré qu’un souffleur à feuilles avait émis 299 fois plus d’hydrocarbures dont qu’une camionnette en une demi-heure d’utilisation, mais aussi plus de monoxyde de carbone et d’oxydes d’azote qu’un pick-up ou qu’une berline. »

Ces composants sont responsables de pluies acides et participant au réchauffement climatique.

Une autre enquête est citée par La ruche qui dit oui en septembre 2016 et parle de 2013. Nous pouvons relever cette remarque: « Ce moteur n’ayant pas de système de lubrification, son carburant doit être mélangé à de l’huile. Pire, environ 30 % du carburant utilisé par cette machine ne parvient pas à une combustion complète, ce qui conduit à une importante émission de polluants atmosphériques. »

 

Coupe le souffle et monte le son // Petit-Quevilly, juin 2019, IPL

 

Réactions des pays et municipalités

Agora vox, en 2005 déjà, signalait Source

  • Aux États-Unis, au moins 20 municipalités californiennes ont interdit l’utilisation des souffleuses à feuilles.
  • A Paris, la Mairie a décidé un moratoire sur les engins trop bruyants (dont les souffleurs).
  • Dans le Canton de Genève, les souffleuses à feuilles (ainsi que les tondeuses à gazon) sont interdites de 20 h à 8 h du lundi au samedi, ainsi que les dimanches et les jours fériés. De plus, l’usage des souffleuses n’est désormais autorisé que du 1er octobre au 31 janvier, et en aucun cas sur les chemins forestiers.

 

Notre territoire social fait partie intégrante de la Métropole Rouen Normandie, qui, en décembre 2017, un an après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris pour le climat, s’est engagée dans la dynamique internationale. Elle a lancé sa Cop 21 locale. Source

Il n’en demeure pas moins que depuis le début des années 2000 et davantage ces dernières années, s’est développée une prise de conscience collective. Nous ne cessons de pointer du doigt de type d’usage au regard de la population et de la nature mais, pour l’instant, les derniers souffleurs de feuilles ont officié encore à l’automne dernier (2018). A cela s’ajoutent l’absence de gratuité des transports en commun lors des pics de chaleur et de pollution, ni la réduction de la limitation de vitesse des véhicules sur les mêmes périodes….Sur ce territoire social, une place immense est offerte à la voiture. (Nous y reviendrons).

 

Dommages aux plantes

« Les souffleurs à feuilles peuvent endommager les plantes. Ils peuvent enlever le paillis bénéfique du sol en causant des pertes d’éléments nutritifs.

En soufflant directement sur les feuilles, il provoque une déshydratation, une gravure et une ingérence dans la photosynthèse. » Source

« Le passage de cette machine ressemble à celui d’un petit ouragan : il écrase ou arrache les plantations et dégrade les sols. Après son passage, les plantes sont stressées, brûlées, déshydratées et leur croissance est considérablement ralentie. » Source en anglais

 

Faut-il vraiment enlever les feuilles mortes ?

Quelle pourrait être la raison invoquée par la commune, la sécurité? La propreté? En quoi ne sont-elles pas esthétiques et pourquoi les retirer ?

Le sol n’est en effet jamais à l’état nu hormis dans quelques cas exceptionnels comme les glaciers et les déserts. les sols s’enrichissent de leur leur feuilles, branches et autres bactéries. Pensons à la définition de l’humus:

  • Matière colloïdale du sol issue de la décomposition et de la transformation chimique et biologique des débris végétaux.
  • Ensemble des matières organiques se trouvant dans la couche superficielle d’un sol.

En forêt, les arbres, n’ont pas besoin de l’intervention de l’homme pour se développer, alors pourquoi, en ville, ne comprenant nous pas l’autonomie de la nature.

Ces feuilles sont:

  • Une protection,elles peuvent servir de paillis.
  • De l’engrais naturel car elles constituent un élément nutritionnel indispensable de par la matière organique qu’elles transportent avec elles.
  • Une matière brune carboné qui peut servir au compost (peut-être verrons-nous ce recyclage citoyen se mettre en place à l’échelle d’une commune d’un de nos territoires sociaux et non géré par La Smedar qui, elle, commercialise sa production).
  • Elles sont une garantie de pérennisation de la bonne santé de nos sols.

 

Mesures citoyennes & Associatives

Certain collectif citoyens tel que celui des Yvelines Source, ont mis en place une pétition en 2012 assorti d’un courrier adressé au Maire.

Bruitparif

Il s’agit d’une association dont le rôle est d’évaluer techniquement l’environnement sonore. Il observe le bruit en Ile-de-France, accompagne les acteurs franciliens à la prise en compte du bruit dans les politiques publiques. Il joue également un rôle dans l’information et la diffusion des données, participe à des actions de sensibilisation auprès du grand public

Le site internet, Bruitparif, rassemble un réseau de mesure de l’environnement sonore en IDF.

Trois mesures sont déclinées:  Screenshot_2019-03-23 https rumeur bruitparif fr(1).png

Et l’image, en temps réel, donne à voir ceci:

Screenshot_2019-03-23 https rumeur bruitparif fr.png

 

Une affaire à suivre en ce qui nous concerne….

 

Isabelle Pompe, juin 2019.

 

Risque vs Accident ?

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Cet article répond à la notion de « risque » au regard du « risque majeur, d’accident voire de catastrophe » et non d’exposition aux risques de manière journalière en raison de notre activité professionnelle ou de notre territoire d’habitation.

C’est sur cette distinction que je souhaiterais attirer votre attention. La vision alarmiste qui sera détaillée ici ne doit pas, par ailleurs, minorer les risques quotidiens auxquels une population est exposée, qu’elle en soit consciente ou non. Il n’en demeure pas moins qu’elle doit être en mesure de pouvoir facilement se renseigner quels que soient « les risques ».

Cette focalisation du « risque technologique » comme risque majeur conduit à la restriction de sa signification.

Les risques technologiques qualifient les risques issus du site industriel, lui-même, à l’aune de ses défaillances (que l’erreur soit humaine ou non) et non ceux engendrés par sa production.

Ce distinguo engendre une complexification d’accès à l’information dite courante et non exceptionnelle pour les habitants. Nous savons que cette exposition, lorsqu’elle relève du monde professionnel, est régulièrement évaluée, mesurée et surveillée mais qu’en est-il des autres mises en contact?

La polysémie des termes employés (accident, catastrophe, risque majeur), pour décrire une situation de « risques », produit du non-sens. Sa simplification catégorise et hiérarchise les priorités et ne permet pas de soulever un intérêt commun cohérent.

A « risque majeur » ne répond pas « risque mineur ».

 

1. La gestion de l’accident

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Capture d’écran Source

Réduire le risque technologique à l’accident c’est commettre une erreur préjudiciable à la transmission de l’information, notamment en ce qui concerne la prévention de l’ensemble des risques.

Le terme « risque » possède plusieurs significations, toutefois,  son information demeure capitale.

Notre sécurité civile repose sur les consignes de sécurité détaillées ci-après, respectons- les.

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Capture d’écran Source

Poursuivons l’exploration du risque comme accident à travers sa communication Source

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Capture d’écran –Source

Que faire pendant une situation d’urgence ?

  • Votre action la plus efficace sera de rester informé en permanence des actions de secours prises par les pouvoirs publics et de respecter strictement les consignes communiquées, notamment s’il est nécessaire d’évacuer votre domicile ou la zone sinistrée.
  • Écoutez en permanence la radio ou la télévision, et plus particulièrement votre radio locale de service public.
  • Soyez attentif aux messages par porte-voix d’où qu’ils proviennent (véhicule terrestre, maritime ou aérien).
  • Soyez vigilant aux messages transmis par sirènes qui peuvent inviter à l’évacuation.
  • Restez où vous êtes jusqu’à ce que la sécurité soit assurée ou que l’on vous donne l’ordre d’évacuer les lieux.
  • Gardez près de vous votre kit d’urgence.
  • Pesez avec calme les avantages et les inconvénients, au cas où vous devriez seul envisager l’évacuation du domicile par votre famille.

 

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Capture d’écran – Source

Respectez l’ordre de confinement

Si les responsables locaux vous conseillent de vous abriter sur place, vous devez demeurer à l’intérieur de votre domicile ou de votre lieu de travail, et vous protéger à cet endroit.

Afin de vous protéger au mieux, il est conseillé d’agir ainsi :

  • Fermez et verrouillez toutes les fenêtres et les portes donnant sur l’extérieur.
  • Éteignez tous les ventilateurs, systèmes de chauffage et de climatisation d’air.
  • Allez dans une pièce située au-dessus du niveau du sol, si possible sans fenêtre.
  • Utilisez du ruban adhésif pour calfeutrer les fentes des portes et éventuellement celle des fenêtres.
  • Informez-vous régulièrement par les médias (en écoutant la radio, en regardant la télévision ou sur internet) jusqu’à l’annonce du retour à une situation normale ou à l’ordre  d’évacuation.
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Respectez l’ordre d’évacuation

  • L’ordre d’évacuation est donné par les autorités uniquement lorsqu’elles ont des raisons de croire que vous êtes en danger. Restez où vous êtes jusqu’à ce que l’on vous donne l’ordre d’évacuer les lieux ou que la sécurité soit assurée.
  • Si vous recevez l’ordre d’évacuer les lieux, apportez avec vous votre kit d’urgence, les médicaments dont vous avez besoin, vos ordonnances, les papiers d’identité de chacun des membres de la famille, des copies des papiers essentiels de la famille et un téléphone portable.
  • Verrouillez les portes de votre domicile et utilisez les voies de secours préconisées par les autorités ou suivez les itinéraires d’évacuation que vous avez préalablement repérés.
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Capture d’écran source idem

Après une situation d’urgence

  • Il est nécessaire d’avoir connaissance des dommages causés (aux niveaux humain et matériel) et d’être conscient des dangers encore existants suite aux dégâts matériels.
  • En cas d’évacuation, ne retournez à votre domicile que lorsque les pouvoirs publics vous en donneront la permission.
  • Faites appel aux services de secours ou à un professionnel pour remettre en marche l’électricité ou le gaz.
  • Faites-vous aider par votre médecin pour faire face aux conséquences émotionnelles et psychologiques qui peuvent survenir.
  • Cela vaut particulièrement pour les enfantsParler de son expérience l’aide à comprendre et à mieux appréhender la situation.

 

2. Le risque ordinaire et commun

 

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Revenons, après cet épisode dramatique, à notre « risque » journalier. Observons, par exemple, les produits chimiques. « Ils sont omniprésents dans l’entreprise et leur présence est parfois insoupçonnée. Ils sont utilisés ou manipulés de façon délibérée dans des situations très variées : synthèse industrielle, analyse en laboratoire, traitement de surface, dépotage, vidange, nettoyage…

 

Le risque chimique n’occasionne globalement que peu d’accidents du travail graves ou mortels. En revanche, il est à l’origine d’un nombre significatif de maladies.

L’évaluation des risques chimiques constitue une obligation introduite par les articles R4412-5 à R4412-10 du code du travail.

En cas d’utilisation d’Agents Chimiques Dangereux (ACD) ou d’agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), l’employeur a plusieurs obligations (selon les articles R4412‑1 à R4412-93).

L’évaluation du risque chimique (ACD et CMR) est donc une étape indispensable afin d’identifier et de hiérarchiser les risques (d’inhalation et cutané) auxquels sont exposés les salariés. » Source risque chimique en entreprise

 

Pétrochimie & maladies professionnelles

Statistiques maladies professionnelles

Les affections périarticulaires représentent en 2006 la principale cause de maladie avec arrêt. La manipulation et le transport de charges lourdes (fûts, tuyauteries, pompes…) est assez courante dans ce type d’industrie.

Ensuite, viennent les affections liées à l’amiante. Les raffineries ont utilisé l’amiante notamment dans le calorifugeage des colonnes, au niveau des joints d’étanchéités sur les brides des canalisations de transport des fluides et au niveau des équipements d’intervention des pompiers internes.

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Capture d’écran Source


Les maladies spécifiques à des produits chimiques comme le benzène ou les dérivés des hydrocarbures arrivent en troisième position.

Enfin, on constate la survenance de nombreuses allergies respiratoires ou cutanées liés à ces mêmes produits. Source

 

Cancers et maladies professionnelles

« Le dispositif statistique actuellement en place en France ne permet pas d’avoir une vision globale de l’importance des cancers d’origine professionnelle : les décès par cancers ne sont pas tous répertoriés.

La surveillance épidémiologique des populations salariées exposées est insuffisante, et les chiffres disponibles sont anciens, partiels, ou ne sont que des estimations.

Le nombre réel de maladies professionnelles, en particulier celui des cancers attribuables à des facteurs professionnels, est difficile à apprécier aujourd’hui.

Différentes études montrent que leur nombre effectif serait plus important que le nombre de cas actuellement répertorié.

Les seules statistiques disponibles des cancers professionnels reconnus (régime général de la Sécurité sociale) ne reflètent donc pas la réalité, d’autant qu’elles ne couvrent pas la totalité de la population exposée dans le cadre d’une activité professionnelle. » Source INRS

 

Isabelle Pompe, Mars 2019

Informations et anticipation

Dans le cadre de la définition du « risque » telle qu’elle est abordée par les autorités (au sens risque majeur/catastrophe), il est essentiel d’identifier les risques présents sur notre territoire d’habitation.

Pour prévoir des scenarios alternatifs en cas de « catastrophe ou de risque dénommé majeur », il convient de dresser un inventaire, étudier et évaluer afin de mettre en place les décisions/actions préventives.

A notre niveau, il est impératif de pouvoir s’informer afin d’être en capacité de réagir et d‘anticiper (prendre des précautions nécessaires) en cas d’accident.

Une situation de crise se gère avant, pendant et après avec des attitudes à adopter.

AVANT

Être informé pour pouvoir anticiper

Avant une situation d’urgence, il vous faudrait:

  • Rechercher les informations sur les risques de notre territoire d’habitation, notre département voire notre région.
  • Concevoir un plan personnel de secours (à mettre à jour)
  • Préparer un équipement de secours.

Dans tous les cas, restez toujours à l’écoute des consignes données par les autorités, radios, télévision, RS (Twitter et FB officiels, comptes de la préfecture et des autorités locales).

Penser à regrouper et à placer dans un endroit facile d’accès ces objets et articles:

 

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Capture d’écran Source

 

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Capture d’écran Source

 

 

Screenshot_2019-03-20 Anticiper une situation d'urgence(2)

Capture d’écran Source

Enfin, il est important de penser à :

  • Des vêtements et des chaussures de rechange
  • Du papier hygiénique et un essentiel d’hygiène personnel
  • Un sac de couchage
  • Des jeux divers : cartes, clés, dominos etc… au cas où la situation devrait durer
  • Un sac en plastique pour protéger les objets de valeurs et les papiers d’identité

 

Restez informé, soyez attentif et vigilant aux messages.

 

Isabelle Pompe, 20 Mars 2019.

 

 

 

 

Risques et informations

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Carte postale présentant une image de la commune partagée entre industries et patrimoine

 

L’accès à l’information pour les habitants

Nous sommes habitants des communes de la rive gauche rouennaise. Certes, nous ne percevons pas tous notre territoire de la même manière ni ne sommes devenus résidents de ces quartiers, de ces communes, pour les mêmes raisons.

Toutefois, il subsiste un point qui nous est commun. Nous sommes habitants d’une localité et partageons l’accès à ses services. Ce même territoire d’accueil est en proie à des risques qui ne devraient pas échapper à notre connaissance car ils relèvent de notre sécurité civile.

Certains d’entre vous ont identifiés ces dangers potentiels, d’autres pas. Ces risques nous sont communs car nous les partageons en connaissance de cause, ou non. Et c’est là, face à l‘inégalité d’accès à l’information, que je porte mon attention. En effet, des populations peuvent être démunies ou tout simplement ne pas mesurer avec suffisamment de justesse les dangers auxquels elles sont inconsciemment soumises au quotidien.

Une des raisons majeure à cette situation: Le fait d’en parler, de renseigner, d’informer n’est pas suffisamment direct et transparent.

D’une part, nous ne sommes pas tous informés de manière égalitaire. Les notions de risques auxquelles nous sommes exposés peuvent nous échapper parce qu’ils ne nous semblent pas prioritaires. Nous pensons avoir, au regard de notre situation sociale, d’autres urgences à traiter.

De plus, la prise en considération de ces risques requiert parfois une relative curiosité de notre part: il faut chercher pour trouver.

Une des raisons de cet échec de la transmission d’informations passe par un manque d’efficience communicationnel.

La transmission de l’information doit être équitable et l’information doit être comprise par tous et facile à trouver.

L’information auprès des populations est essentielle, il convient, dès lors, de se demander si des supports sont édités par nos communes et qu’en est-il de leur accès?

Le 1er document pour lequel nous devrions être informé dès notre emménagement, venue ou si vous le découvrez, dès maintenant, est le DICRIM.

 

DICRIM

Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs

« Ce document, réalisé par le maire, a pour but d’informer les habitants de sa commune sur les risques naturels et technologiques auxquels ils sont soumis.

Il comprend de manière générale la description des risques et de leurs conséquences prévisibles, les événements et accidents significatifs survenus dans la commune, l’exposé des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde répondant aux risques majeurs susceptibles d’affecter la commune, les consignes de sécurité devant être mises en œuvre en cas de réalisation du risque, ainsi que les mesures du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), s’il existe.

Le DICRIM est établi dans les communes pour lesquelles il existe un plan de prévention des risques (PPR) ou un plan particulier d’intervention (PPI) et dans celles exposées à un risque majeur particulier (comme le risque lié aux cavités souterraines).

Une fois réalisé, le document est porté à la connaissance du public par un avis affiché en mairie pendant au moins 2 mois puis reste consultable en mairie.

Il est recommandé aux maires de le diffuser le plus largement possible aux habitants.« Source

Cette explication se trouve sur le site de la Préfecture de la Seine-Maritime, onglets: politiques publiques/ Sécurité et Défense/ sécurité Civile/ Les risques de ma commune/ Tableau des DICRIM

Ici, un accès au tableau au format PDF (2015) où vont apparaitre, sous formes de colonne sur fond jaune orangé, la date de création du DICRIM (1ère colonne) et sa dernière mise à jour (2ème).Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015)

 

Focus pour les communes qui nous concernent:

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(4)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(3).png

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(2)

Screenshot_2019-03-19 Tableau des DICRIM (mise à jour 16 décembre 2015) pdf(1)

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Nous pouvons souligner que des communes semblent plus actives. Sur les 5 communes qui nous intéressent, trois ont mis à jour leur DICRIM. Rouen, au même titre que Grand-Couronne dispose d’un DICRIM qui date de plus de 15 ans, voire 17 ans pour la ville de Rouen. Les périodes entre la création et sa récente mise à jour avoisinent les 10 ans en moyenne. Pour finir, le DICRIM le plus récemment mis à jour est celui du Petit-Quevilly, à savoir 2013.

Nous pouvons néanmoins nous interroger sur la mise à jour elle-même de ce document mis en ligne par la préfecture de la Seine-Maritime. Est-elle prise en compte sur les sites internet de nos communes? Cette mis à jour relève de l’initiative de nos maires, par conséquent sur le site internet du Petit-Quevilly, par exemple, nous devrions nous attendre, à la version de 2013 de notre DICRIM.

Si tel n’est pas le cas, l’accès pour la population en est d’autant plus complexifié.

 

Le DICRIM du Petit-Quevilly

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Capture d’écran du DICRIM pour la commune

L’accès à ce document est rendu possible car il est disponible sur le site internet de la mairie du Petit-Quevilly, en téléchargement, onglet cadre de vie- sécurité prévention:DICRIM

Ce document cartographique a été élaboré en juillet 2011 en fonction des connaissances et des documents de référence, sa dernière version n’est donc pas disponible.

La 1ère remarque qui vient à l’esprit tient au fait qu’il ne semble pas y avoir eu de mise à jour depuis 2011, pourtant, nous l’avons vu apparaître pour 2013. Où se trouve ce document? Et pourquoi n’est-il pas accessible depuis le site internet à son emplacement prévu?

De plus, de par la présence des PPRT (Plans de prévention des Risques Technologiques) édités par la DREAL Normandie, nous pouvons nous étonner de l’absence de cette actualisation. Source DREAL

Pour rappel, les PPRT, prévus par la loi du 30 juillet 2003, sont des documents d’urbanisme réglementant les constructions, tant existantes que futures, dans le voisinage des sites industriels. En Normandie, 21 plans ont été prescrits dont trois concernent de grosses zones industrielles : le Havre, Port-Jérôme et Rouen.

Poursuivons notre lecture du DICRIM,

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly

Les risque commencent à se qualifier et à se préciser mais nous restons sur des éléments disons généraux de l’ordre de la définition.

Page 3 du document, les choses se précisent localement, les risques sont abordés pour la commune. Le 1er à être citer concerne le risque d’inondation notamment lié au débordement de la Seine. Pour être précis, il est indiqué: « par des refoulement d’eau de la Seine par le réseau pluvial et ponctuellement au débordement du fleuve ».

Des dommages sont constatés, page suivante, principalement des inondations et des coulées de boue, le dernier en date, selon le DICRIM de 2011, aurait eu lieu en 2006. S’ensuit un plan de prévention.

Le 2ème risque abordé, page 5, est le risque mouvement de terrain. Nous ne savons pas si l’ordre d’apparition des risques est graduel. La vigilance météorologique fait son apparition avant d’aborder le risque industriel.

Nous sommes page 7, pour vous donner une idée, de manière globale:

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Capture d’écran du DICRIM du Petit-Quevilly, 2011

Trois catégories, trois effets sont soulignés: Surpression avec pour conséquence indirecte l’effet de projection, effets thermiques (risques d’explosion) et les effets toxiques (inhalation).

Puis, il est fait état de la réglementation SEVESO avec les classements Seuil haut et Seuil bas. Pour plus d’informations concernant SEVESO, je vous invite à consulter ce lien: Page SEVESO Site specific

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Reprenons la lecture, et faisons dorénavant le point sur la situation du risque, telle qu’elle est décrite dans ce DICRIM

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly

Prenant en considération que ce document date de 2011, nous pouvons souligner quelques changements au regard du nom des sites et entreprises concernés. GPN, se nomme GPN – Boréalis (vous pouvez lire cet article : GPN Boréalis – AZF Toulouse). Par contre, je ne sais pas si la chaudière urbaine possède aujourd’hui un autre nom ni si elle est gérée par une autre entreprise.

Nous pouvons également observer que la surpression est un risque présent pour trois sites et le risque thermique pour la moitié.

Une prise en compte des distances est ensuite expliquée ainsi que des « scénarios » sont « retenus » pour le dimensionnement des secours.

Ce qui nous amène à comprendre que dans cette notion de risques, les éléments étudiés concernent l’accident, la crise et non l’exposition aux risques, dans le temps, telles que les pollutions.

La prévention, apparaît, comme suit:

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, page 8- 2011

Étude d’impact, étude de danger, la DREAL est citée pour son contrôle régulier, puis les plans de secours, au nombre de trois sont rapportés: POI, PPI et PPI de la zone de Rouen.

Nos entreprises classées SEVESO entrent en scène. Vous voyez enfin ressortir, en rouge foncé, en bas du document, l’évocation de la fameuse sirène du 1er mercredi de chaque mois Sirène.

Je vous invite d’ailleurs à prendre connaissance de cet article/ vidéo du 3 janvier 2018 du journal Le Monde « Cinq choses que vous ne savez peut-être pas sur la sirène du premier mercredi du mois« . Vous apprendrez que lorsqu’il y a un danger, elle ne sonne pas de la même façon et qu’elle signale aujourd’hui des catastrophes naturelles ou industrielles… Siréne – Le Monde

Enchainons avec l’explication de l’alerte

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly P. 9 – 2011

 

Après avoir pris connaissance de la diffusion de cette alerte, l’ indication d’une brochure PPI de 2007 est stipulée. Lien vers les brochures d’information PPI département 76

Depuis 2007, des mises à jour ont été entreprises, sur le site de la préfecture de la Seine-Maritime, à l’onglet politiques publiques/ Sécurité et Défense/Sécurité civile/ Risques naturelles et technologiques/ Risque industriel/ les brochures – Brochure format PDF zone de Rouen:Plaquette PPI UIC 2016

 

Plaquette PPI zone de Rouen

« Cette brochure a été réalisée dans le cadre de la communication associée au Plan Particulier d’Intervention de la zone de Rouen en étroite collaboration avec les industriels de la zone de Rouen, la préfecture de la Seine-Maritime, la DREAL de Normandie, les communes concernées, l’ IUC (Union des Industries Chimiques) de Normandie.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter la page sirene-industrie- normandie.fr « 

En détail, cette brochure nous laisse à comprendre ces éléments d’informations

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Capture d’écran plaquette PPI 2016, zone de Rouen

 

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Capture d’écran plaquette PPI 2016 zone de Rouen

 

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Capture d’écran plaquette PPI, 2016, zone de Rouen

La lecture m’invite à saisir que cette brochure a été adressée à des habitants proches des sites industriels. Je m’étonne, résidente du Petit- Quevilly depuis 2015, de ne pas avoir reçu cette brochure. Peut-être n’ai-je tout simplement pas accorder l’importance nécessaire à ces informations. Une des raisons probables, la présentation du support!

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen

Découpées en 4 items avec beaucoup trop de textes, les informations sont d’emblée non reçues.

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen

Le vocabulaire et les acronymes perdent le lecteur.

Qui connait les consignes de sécurité?

Mesures de confinement nécessaires telles que sortir de sa voiture, rester/rentrer chez soi, ne pas rejoindre sa famille située à l’extérieur, ne pas aller chercher ses enfants, ne pas encombrer les réseaux téléphoniques nécessaires à l’intervention des secours, boucher toutes les entrées d’air (portes, fenêtres, aérations), arrêter ventilations et climatisation, supprimer toute flamme et étincelle, couper tous les robinets (d’électricité, de gaz), rester dans une pièce possédant une arrivée d’eau, ne sortir qu’en fin d’alerte ou signal sur ordre d’évacuations.

…Et si des mesures d’évacuation étaient engagées, toujours prendre avec soi, ses papiers d’identité.

Enfin, la reprise, déjà cités dans le DICRIM, des risques

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Capture d’écran plaquette 2016, zone de Rouen DICRIM du Petit-Quevilly de 2011

 

Retour sur le DICRIM du Petit-Quevilly

Sur la même page, que celle de l’alerte et la brochure, est indiqué ceci:

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, p. 9- 2011

Le guide de confinement

(je reviendrai plus en détail sur ce guide dans un article spécifique)

« Le risque industriel est un thème à la fois vaste, complexe et évolutif. Un guide d’information a été élaboré par le SIRACEDPC (Service Interministériel Régional des Affaires Civiles et Économiques de Défense et de Protection Civile ).

Il a pour objectif d’apporter des réponses aux personnes qui habitent ou travaillent à proximité des sites industriels générant un risque toxique.

Les conséquences d’un accident industriel peuvent varier en fonction de la prévention qui aura été faite et de l’efficacité des comportements avant et pendant la crise.

Aussi, les responsables des entreprises et des établissements recevant du public situés dans la zone de danger des établissements à risque ont un rôle essentiel à jouer en matière de protection afin de réduire les conséquences de l’événement une fois qu’il est apparu.

Un guide a été élaboré pour les personnels de ces structures, mais aussi pour les particuliers qui habitent à proximité des établissements industriels générant un risque d’émanation toxique.

L’objectif est de faire connaître les conduites à tenir en cas d’émission d’un nuage toxique avec la mise en œuvre des consignes de confinement. » (Propos repris ici: Lien)

Guide de confinement 

 

Risques transport

Nous prenons connaissance, sur notre DICRIM à la page 10, du risque transport de matières dangereuses sachant que la commune du Petit-Quevilly est concernée par le transport fluvial, routier, ferroviaire et par canalisations.

Focus sur le transport fluvial

Celui-ci est lié aux activités en Seine-Maritime à savoir industrielles, pétrolières et chimiques. la vallée de la Seine dispose de la plus grande capacité de stockage d’hydrocarbures du territoire national. La présence de deux ports autonomes (Rouen et Le Havre) constitue une zone très importante en matière de transit de matières dangereuses. Le Petit-Quevilly est concerné par ce risque en raison de sa proximité avec le fleuve.

A noter que le transport ferroviaire est touché par cette notion au regard d’une voie de desserte des entreprises classées SEVESO.

 

Le plan d’affichage du Maire

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Je vous laisse le soin de vérifier si vous lisez ces plans d’affichage où s’ils sont placés de manière à être accessible sur les sites concernés.

Il est régulièrement rappelé d‘écouter la radio afin de s’informer de la situation: France Bleu Normandie est indiquée 100.1 FM, France Inter: 96.5 FM et NRJ: 100.5 FM

Enfin, l’avant dernière page de ce DICRIM rassemble les contacts essentiels

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Capture d’écran DICRIM du Petit-Quevilly, p.12- 2011

Le DICRIM consacre sa dernière page à une carte (un scan) de la commune qui a trait à son exposition aux risques de manière graphique. Cette représentation est assez peu utilisable de par la densité d’informations précisées et la mauvaise qualité du scan (agrandissement problématique).

 

Isabelle Pompe, 19 mars 2019